自然图鉴 公有领域博物学插画
首页 > 合集 > The Liliaceae(百合科植物图谱) > Crocus Sativus
Crocus Sativus - The Liliaceae
⤓ 原图

Crocus Sativus

Safran Cultivé

Safran Cultivé

Plate 173 · p.173 · 1805 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 黄

合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1805
图版号
Plate 173
原书页码
p.173
主色
黄
授权
Public domain

关于本图版

本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。原书题作“Crocus Sativus”,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。

该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 173,对应原书第 173 页,版式为纵幅,整幅以橙为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。

原书文字(英文 / 法文)

Histoire

La nombreuse synonymie que nous venons d’énumérer prouve à quel point le Safran est connu des botanistes, et nous dispense de répéter la description d’une plante si souvent décrite. Mais si ses formes, sa culture, ses usages ont été bien étudiés, son histoire, comme celle de presque toutes les plantes cultivées, offre encore quelque obscurité. En général, lorsqu’une de nos plantes cultivées dillère peu de quelqu’une de nos espèces sauvages, nous sommes naturellement portés à croire que la première tire son origine de la seconde et que la culture seule a produit leurs diflérences. Déjà cependant, dans un grand nombre de cas, des observateurs plus attentifs ont prouvé que ces dillé-rences se conservent dans chaque race et résistent aux mutations de terrains et de culture: ils ont fait remarquer que les espèces sauvages de nos climats, quoique long-temps cultivées, n’acquièrent pas davantage de ressemblance avec celles dont on les regardait comme les souches primitives. Enfin les voyageurs ont, dans quelques cas, achevé la démonstration, en retrouvant les souches primitives de nos plantes cultivées dans les pays étrangers, et surtout dans l’Orient, d’où nous avons tiré autrefois nos principales cultures. Ces réflexions trouvent une application immédiate dans l’histoire du Safran.

Cette plante a été long-temps confondue avec les diverses variétés du Safran printanier et avec le Safran d’automne, qui parait en dillérer essentiellement. D’après cette première erreur, on a cru et on lit encore dans quelques ouvrages que le Safran est indigène de nos climats; mais il parait certain qu’on ne l’y trouve que cultivé ou échappé des jardins; le nom même de Safran, qui provient du mot arabe Sahafaram, indique son origine orientale: et en eflet, il a été trouvé sur le mont Olympe par Sestini,1 et dans les montagnes et les vallées de l’ancienne Crimée, du Caucase et de la Perse, par Georgi.2 Je ne sache pas qu’aucun voyageur ait dit l’avoir trouvé sauvage, ni en Turquie, ni en Egypte. Desfontaines l’indique en Barbarie, comme étant cultivé près de Tunis, et ne l’a point trouvé sauvage. Tout ce qui a été dit de son existence en Angleterre, dans les Alpes, et même en Sicile, doit être très-probablement rapporté au Safran printanier et au Safran d’automne.

Le Safran est cultivé en grand dans plusieurs parties de l’Europe, et notamment dans le Gatinois. On doit consulter pour cette culture les excellents mémoires de Duhamel et de Fougeroux de Bondaroy, que nous avons cités plus haut.

Le Safran est, comme on sait, utile par ses stigmates, qui sont très-développés, colorés et singulièrement aromatiques. On les emploie dans la teinture, pour obtenir des couleurs jaunes; dans la cuisine, pour aromatiser différents mets et certaines liqueurs; surtout dans la médecine, à cause de son action singulièrement stimulante et qui se fait particulièrement sentir sur les nerfs. On l’emploie à l’extérieur pour résoudre les tumeurs et apaiser les douleurs locales: a l’intérieur, il est fortement emménagogue, un peu narcotique et stomachique: son usage à trop forte dose est quelquefois dangereux.

Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.

  • Crocus sativus. C. stigmate tripartito exserto reflexo, foliis linearibus margine revolutis. Fl. fr. n. 2001. syn. p. 168.
  • Crocus sativus. C. stigmate tripartito longitudine corollæ reflexo, foliis linearibus margine revolutis. Willd. Spec. 1. p. 194.
  • Crocus sativus. C. spathâ univalvi radicali, corollæ tubo longissimo. Lin. Spec. 50. mat. méd. p. 43. Ger. gallopr. 43. Lam. FI. fr. 3. p. 493. Mill. Dict. n. 1. With. brit. 68. Relh. cant. 15. Woodv. méd. bot. 3. p. 479. 1. 176. Murr. app. méd. 5. p. 220.
  • Crocus sativus. C. staminibus pistillo brevioribus, stylo apice profundè trifido. Lam. illustr. 1. 442. t. 30. f. 1. Desf. Fl. atl. 1. p. 34. Poir. Dict. encycl. 6. p. 385. Dubois, orl. p. 307.
  • Crocus sativus. C. Bauh. pin. 55. Tourn. inst. 360. Fuchs. hist. 441. ic. Dod. pempt. 213. ic. Lob. ic. 137. J. Bauh. hist. 2. p. 637. ic. Math. comm. 71. ic. Besl. hort. Eynst. ast. 3. p. 10. f. 4. Mill. icon. t. 111. All. ped. n. 310. Blackw. t. 144. Berger. phyton. 161. ic.
  • Crocus sativus. C, stigmate exserto tripartito, segmentis linearibus. Smith. Fl. brit. 1. p. 39.
  • Crocus officinalis. C. foliis linearibus margine revolutis, stigmate exserto, segmentis longissimis linearibus. Pers. ench. 1. p. 41. Mart. Fl. rust. t. 58.
  • Crocus autumnalis. Engl. bot. 1. 343.
  • Crocus floribus fructni impositis, tubo longissimo. Roy. Lugd-b. 41. Lin. hort. Ups. 15.
  • Crocus flore fructui imposito. Lin. hort. Cliff. 18.
  • Crocus autumnalis sativus. Moris. hist. 2. p. 335. s. 4. t. 2. f. 1. Blackw. t. 1 44. f. 1. Douglas. phil, trans. 32. p. 441. t. 1. f. 6. Duhamel. mém. acad. 1728. l. 100. t. 1. 2.
  • Crocus sativus Mathioli. Dalech, hist. 2. p. 1532. ic.
  • Crocus. Ray. hist. 1176. Ger. emac. p. 151.
  • Crocus verus sativus autumnalis. Park. parad. p. 167.
  • Crocum. Cam. epit. 33. ic.
  • Le safran. Regault. bot. ic. Fougeroux, mém. acad. 1728. p. 89. t. 1. 2. Chom. drog. 1. p. 23.
  1. Voyage dans la péninsule de Cirico, vol. 2. p. 97.
  2. Description physique de la Tauride. p. 185.

十观

这不是词条,是一条看画的次序:先站定看整体,再认名字、品形色、观构图与刀工——想动笔临它的人,刀工那一段替你标了该学什么;行至中途停下,听一句中国诗——同一朵花,古人是怎么看的;然后是花语、时与地、书与人;最后读一句古文,带走一双看画的眼。

  1. 第一眼

    江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。

    —— 清·郑板桥《题画竹》

    郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。

  2. 名与实

    学名 Crocus sativus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。

  3. 形与色

    就这一幅实测:花色占画面的 2.8%,叶色 0.5%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。

  4. 构图与呼吸

    画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.61∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 12%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。老图谱爱把主株摆在偏中线的位置,左右留得不一样多:这一点偏心,正是画面活起来的原因。

  5. 一刀一色

    十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。

  6. 诗境

    东风夜放花千树,更吹落、星如雨。

    —— 宋·辛弃疾《青玉案·元夕》

    借来写球根花田:一夜间千茎齐发,正是早春园中最像“放花千树”的景象。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。

  7. 花语

    郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。

  8. 时与地

    早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。《百合科植物图谱》成于1802-1816;看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。

  9. 书与人

    《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 173,见原书第 173 页。一本书的“作者”常常是主编;真正决定这幅图好不好看的,是没留下名字的刻工与上色人。

  10. 文心

    多识于鸟兽草木之名。

    —— 《论语·阳货》

    孔子说读《诗》可以多识鸟兽草木之名。博物与诗,在中国是同一门功课——这十二观,也还是这门功课。李白“兰陵美酒郁金香”一句常被误认作郁金香花,其实唐人所称“郁金”是姜科姜黄之类,用来浸酒;花名相同,物则两般,是名物考据里常见的陷阱。读古文不必求全解,先认下这一句:它把“看花”换成了“看人”,你再看这幅图,眼里就多了一层。

带走一双眼睛

下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1805 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。

Iris Martinicensis 上一张图版
Iris Martinicensis

《百合科植物图谱》中的其它图版