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Epidendrum Bifidum (Epidendre a Deux Lobes) - The Liliaceae
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粉瘤菌属·Epidendrum Bifidum

Epidendrum Bifidum

Epidendre a Deux Lobes

Plate 84 · p.84 · 1804 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 绿

中文名
粉瘤菌属·Epidendrum Bifidum
学名
Epidendre a Deux Lobes
合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1804
图版号
Plate 84
原书页码
p.84
主色
绿
授权
Public domain

关于本图版

此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。画面主体是粉瘤菌,归入兰科(Orchidaceæ)。

全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 84,见第 84 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。

原书文字(英文 / 法文)

Description

Cette plante, avant sa fleuraison, a quelques rapports avec l’Epidendre à longs cils dont nous venons de donner la description, nais ses fleurs ne lui ressemblent nullement. Sa racine, qui est composée de fibres nombreuses, épaisses, simples et cylindriques, donne naissance à plusiers tigres; ces tiges sont épaisses et comme articulées à leur base; elles deviennent minces un peu au dessous de linsertion des feuilles, poussent à 1 décimètre au plus de leur base deux feuilles engainantes, presque opposées, fermes, oblongues, pointues, un peu rayées en dessus à la place de la nervure longitudinale, mais d’ailleurs 1 lises, sans nervure, et glabres ainsi que le reste de la plante.

D’entre ces feuilles s’élève à la hauteur d’un mètre environ une hampe droite, cylindriqu grêle, nue, terminée par un bouquet de fleurs, et quon peut regarder, soit comme un pédonenle, soit comme une hampe, soit comme le simple prolongement de la tige.

Les Bleurs sont d’un rouge-pourpre, pâles en dehors, disposées en grappe simple terminale: cette grappe était assezcourte dans l’individu que nous avons observé vivai mais il parait, d’après les échantillons desséchés que je possède, que sa partie supérieure avait avorté: chaque fleur est portée sor un pédicelle court, herbacé, coloré, à la base daquel se trouve une large bractée embrassante.

La corolle est soudée avec l’ovaire, divisée en six lanières profondes, dix-posées sur deux rangs; les trois extérieures sont oblongues, presque obtuses, d’égale largeur dans toute lear étendue; parmi les trois intérieures, on en compte deux qui ressemblent aux précédentes, mais qui sont tres-rétrécies d leur base; la troisième, ou le labellam, est grande, rétrécie à sa base, divisée en trois lobes, et sondée avec le style dans la moitié de sa longueur; ses deux lobes latéraux sont droits, ovales, obtus, et semblent des appendices du style; le lobe du milieu est étalé, évasé vers l’extrémité, échancré au sommet en deux parties larges et arrondies; sur le milieu de ce lobe, on trouve une créte longitudinale creusée en gouttière, et plus colorée que le reste de la fleur.

L’ovaire est court, grele; le style, le stigmate et l’étamine ne dillèrent sen siblement de celai de l’Epidendre i longs cils, sinon que le corps du style est soudé avec le labellam dans une plas grande partie de sa longueur.

La capsnle est ovale-trigone. (Plum.)

Histoire

L’Epidendre à deux lobes est originaire des Antilles; il a été trouvé à Saint-Domingue par Plumier; à la Jamaïque par Swartz, et a été rapporté de l’ile de Saint-Thomas par Riedley, jardinier de l’expédition du capitaine Baudin. ♃.

Dans son pays natal, cette Orchidée vit dans les forêts sur les troncs des arbres: les individus que Riedley a rapportés au Jardin des Plantes vivaient sur une Mimosa; depuis leur arrivée, on les a mis dans de la terre, et ils continuent à prospérer. Ils ont fleuri dans l’automne qui a suivi leur voyage.

Observations

On a coutume de ranger les Epidendres parmi les plantes parasites; et en ellet, cette idée a da naître facilement dans l’esprit des voyageurs; mais un examen plus attentif de la végétation de ces plantes singulières, prouve qu’elles sont fausses-parasites à la manière des Mousses et des Lichens, c’est-à-dire qu’elles ne tirent aucune nourriture de lintérieur de l’arbre, s’en servent seulement comme de point d’appui, ou peut-être absorbent l’hamidité superficielle de l’écoree; en effet, leurs racines ne pénètrent nullement lécorce des arbres, et ne portent aucuns suçoirs analogues à ceux des Caseates, et nous venons de voir que ces prétendues parasites peuvent vivre dans la terre comme les autres plantes. Parmi les végétaus phanérogames, je ne connais de vraies parasites que les Guva (viscum) et les Caseutes; les premiers sont implantés sur le corps li-gneus de l’arbre, et ont leurs fibres tellement soudées avec celles du sujet que les injections colorées, pompées par une brancle de pommier, par exemple, pénètrent jusque dans le Guy, comme je l’ai éprouvé par plusieurs expérien. ces1, les Cusentes pompent évidemment leur nourriture par de véritables suçoirs implantés dans l’écorce des plantes dontils veulent pomper les sucs; mais rien de semblable ne se remarque dans les Epidendres ni dans les Oroban ches; celles-ci n’ont ordinairement qu’une seule radicule fixée aux plantes voi. sines: cette radicule est calleuse, et n’admet point les injections colorées, d’ou je suis tenté de conclure qu’elle doit être regardée, non comme un moven de nutrition, mais comme un organe particulier destiné à fournir un appui à ces plantes; quant aus Epidendres, l’analogie du tissu de leurs feuilles avec celai des Aloès et de plusieurs plantes grasses, me fit penser quils absorbent leur nourriture par leurs surfaces, et que leurs racines font l’ollice de crampons, a peu près commeces appendices radiciformes qu’on observe à la base des grands Varees.

Fam. des Orchidées. Juss.—Gynandrie monandrie. Lin.

  • Epidendrum bifidum. Swartz. Fl. ind. occ. ex diss. acad. nyahandl. 1800. p. 241. Lam. Dict. 1. p. 187.
  • Epidendrum foliis subradicalibos lanceolatis aveniis, petalis oblongis, labio reniformi bifido. Burm. amer. 181. t. 186. f. 1.
  • Helleborine flore papilonaceo. Plum. act. p. 9.
  1. Voy. Bulletin de Selenees par la Société Philomatique, m. 45. p. 162.

十二观

一幅图版,分十二个角度来读:名物、形色、刀笔、构图、时序、故土、谱系、花语、诗境、典故、观法、余韵。前七观是它的来历,后五观是它的余味。

  1. 名物考

    原书题作「Epidendrum Bifidum」,编为图版 84(原书第 84 页)。学名“Epidendrum bifidum”。双名制里,属名指其类,种加词多取产地、形态或受赠者之名——一百多年前的命名者,把一种生物的来历压进了两个词。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。

  2. 形与色

    兰科多具假鳞茎或肉质根,叶或狭长如剑,或肥厚如带;花被六片,其中一片特化为唇瓣,成承露之台,蕊柱与雄雌蕊合生,是兰科独一无二的结构。按色相归档,此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——植物图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。

  3. 刀笔与色层

    十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻(stipple)能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。此幅的线条与色块,可以拿放大镜看:线若连续不断,是刻的;色若溢出轮廓半毫米,是手涂的。工艺留下的破绽,比题跋更诚实。

  4. 构图与留白

    画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(画幅高宽比约 1.70∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。

  5. 时序

    因属而异:温带地生兰多春夏开花,热带附生兰则四时不绝,故兰谱可以全年供花。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花期藏在原书的采集记录里,比出版早一两年。

  6. 故土

    全球广布,以热带山地最盛。中国兰(Cymbidium)产江南山地,十九世纪欧洲人所绘者则多来自中南美洲与东南亚的雾林。同一部图谱里,同类往往排在一起;把几幅并看,差别比单看一幅清楚得多。

  7. 谱系

    《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 84,见原书第 84 页。图版今属公有领域,可自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。

  8. 花语与象征

    中国以兰为君子,取其幽居独芳、“不以无人而不芳”;维多利亚时代的欧洲则以兰花为奢靡与猎奇,一株新种可值千金。同一科植物,两种完全相反的品格。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。

  9. 诗境

    扈江离与辟芷兮,纫秋兰以为佩。

    —— 战国·屈原《离骚》

    兰在楚辞里不是花,是佩饰,是德行的外化;香草随身,即君子自持。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。

  10. 典与谱

    相传孔子见兰独茂于深谷,作《猗兰操》,“兰当为王者香”之说出焉;《离骚》以兰蕙喻君子,“纫秋兰以为佩”,兰从此不只是花,而是德行的佩饰。中国的花谱重品第与品格,欧洲的植物志重形态与命名;此图站在后一条线上,却也经得起前一种眼光——毕竟看花的人,两样都要。此幅刊于 1804 年,正是两套传统彼此看见的年代:欧洲的植物志开始收中国原产的种,中国的花谱也开始记海外的花。

  11. 观法

    先看唇瓣的斑纹与卷曲,那是兰科辨识的关键;再看蕊柱——画家若把蕊柱画清,多半是对着活花写生而非临旧图。若只想看一处,就看花与茎相接的地方——着生方式,是这一类植物最难画也最能辨的部分。

  12. 余韵

    1804 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。

Limodorum Purpureum 上一张图版
Limodorum Purpureum

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