粉瘤菌属·Epidendrum Ciliare
Epidendrum Ciliare
Epidendre a Longs Cils
- 中文名
- 粉瘤菌属·Epidendrum Ciliare
- 学名
- Epidendre a Longs Cils
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 82
- 原书页码
- p.82
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.49∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Epidendrum ciliare:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Orchidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Gynandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.9%,叶色 10.5%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。兰科多具假鳞茎或肉质根,叶或狭长如剑,或肥厚如带;花被六片,其中一片特化为唇瓣,成承露之台,蕊柱与雄雌蕊合生,是兰科独一无二的结构。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 19%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
北风受节鴈南翔,崇兰委质时菊芳。
—— 唐·王勃《杂曲歌辞 秋夜长》
“北风受节鴈南翔”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以兰为君子,取其幽居独芳、“不以无人而不芳”;维多利亚时代的欧洲则以兰花为奢靡与猎奇,一株新种可值千金。同一科植物,两种完全相反的品格。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
因属而异:温带地生兰多春夏开花,热带附生兰则四时不绝,故兰谱可以全年供花。全球广布,以热带山地最盛。中国兰(Cymbidium)产江南山地,十九世纪欧洲人所绘者则多来自中南美洲与东南亚的雾林。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1804 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。画面主体是粉瘤菌,归入兰科(Orchidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 82,见第 82 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La racine de cette plante est composée de plusieurs fibres eylindriques, comme articulées, simples ou peu rameuses, blanchätrer et divergentes. Elle émet plusieurs tiges simples, eylindriques, noueuses, un peu plus grosses vers le haut à cause des débris des feuilles; ces tiges sont glabres, ainsi que le reste de la plante, et sélèvent à la hauteur de a décimètres: elles portent des feuilles alternes, engainantes à leur base, étalées, oblongues, obtuses, fermes, d’un vert foncé, longues de 8–10 centim. sur 9–3 centim. de largeur.
Les fleurs sont grandes, de couleur blanche, disposées en épi court et peu garni au sommet d’un pédoncule cylindrique, vert, glabre, rameux, et long de 6–8 centim. Les fleurs sont au nombre de deux à cinq; à la base du pédoncule et de ses rameaux sont des bractées oblongues, demi-embrassantes et marcescentes.
La corolle est composée de six lanières disposées sur deux range; les trois extérieures sont semblables entre elles, oblongues, étroites, pointues, un peu roulées en dessous; parmi les trois intérieures, on en compte deux semblables à celles du rang externe, mais plus blanches, plus pointues, un peu ondulées et légèrement obliques; la troisième, ou le labellum, est adhérente à sa base avec lestyle, dépourvue d’éperon, et roulée en forme de canal demi-cireulaire; son limbe est étalé, à trois divisions profondes; celledu milieu est longue, fine, linéaire, simple et pointue; les deux latérales sont un peu plus courtes, beaucoup plus larges, entières du côté intérieur, profondément frangée du côté externe en lobes fins et pointus.
L’ovaire est placé sous la corolle, et se confond avec le pédicelle; il donne naissance à un style droit, demi-cylindrique, soudé par-devant avec le label-Jum, terminé par une cavité destinée à loger létamine; au dessous de cette cavité, et du côté antérieur se trouve le stigmate; l’anthère est portée par un filament orbiculaire qui ferme la cavité supérieure du style comme un couvercle: elle est demi-globuleuse, à denx loges jaunes et arrondies.
Le fruit est, selon Plumier, une capsule ovale-oblongue, à six côtes qui la font paraitre hexagone, et qui souvre en trois valves.
Histoire
pidendre à longs cils est originaire des Antilles et de Cayenne: on le trouve dans les bois; les botanistes qui l’ont observé dans son pays natal, disent qu’il n’est pas parasite; les individus qu’on cultive au Jardin des Plantes sont simplement placés dans de la terre, et y prospèrent depuis plusieurs années; ils ont été rapportés des Antilles par le capitaine Baudin. Cette plante est cultivée dans la serre chaude, où elle fleurit dans le milieu de l’été.
On trouve dans l’ouvrage de Plumier, publié par Burman, une bonne description de cette plante, accompagnée d’une gravure qui donne assez bien Tidée de sa fleuraison; mais où l’on a représenté les fleurs comme n’ayant, outre le labellum, que quatre lanières, au lieu de eing qu’elles ont réellement. La petite figure coloriée donnée par Curtis représente un individu dont les feuilles étaient plus larges et plus courtes que dans les notres.
Fam. des Orchidées. Juss.—Gynandrie monogynie. Lin.
- Epidendrum ciliare. E. foliis oblongis aveniis, nectarii labio tripartito ciliato; lacinia intermedia lineari, caule bifolio. Lin. Spec. 1349. Jacq. amer. p. 224. t. 179. f. 89. Lam. Dict. 1. P. 182. Swartz. Diss. acad, nyahandl. 1800. p. 241. Curt. bot. mag. t. 463.
- Epidendrum foliis oblongis aveniis. Plum. Barm. 1, 179. f. 2.
- Helleborine graminea foliis rigidis carinatis. Plum. Spec. amer. 9.