布袋兰·Limodorum Purpureum
Limodorum Purpureum
Limodore Pourpre
- 中文名
- 布袋兰·Limodorum Purpureum
- 学名
- Limodore Pourpre
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 83
- 原书页码
- p.83
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.95∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Limodore pourpre:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Orchidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 5.5%,叶色 10.2%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。兰科多具假鳞茎或肉质根,叶或狭长如剑,或肥厚如带;花被六片,其中一片特化为唇瓣,成承露之台,蕊柱与雄雌蕊合生,是兰科独一无二的结构。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 21%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
芄兰之支,童子佩觿。
—— 先秦·诗经·国风·卫风《芄兰》
“芄兰之支”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以兰为君子,取其幽居独芳、“不以无人而不芳”;维多利亚时代的欧洲则以兰花为奢靡与猎奇,一株新种可值千金。同一科植物,两种完全相反的品格。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
因属而异:温带地生兰多春夏开花,热带附生兰则四时不绝,故兰谱可以全年供花。全球广布,以热带山地最盛。中国兰(Cymbidium)产江南山地,十九世纪欧洲人所绘者则多来自中南美洲与东南亚的雾林。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1804 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。图中描绘的是布袋兰,在分类体系中列于兰科(Orchidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 83,对应原书第 83 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante, longtempe confondue avec le Limodore tubéreux, s’en rapproche par la structure de sa racine, et mériterait ce nom à plus juste titre que l’espèce à laquelle Linné la attribué; sa racine oflie un gros tubercule blanchâtre, ferme, arrondi, qui émet par sa partie inférieure des fibres radi-cales, simples, eylindriques; de sa partie supérieure, il pousse, par deux places dillèrentes, les feuilles et la hampe.
Les feuilles s’engainent par leur base les unes les autres, ce qui imite la forme d’une petite tige; elles sont oblongues, pointues, droites, glabres, ninsi que le reste de la plante, plissées en long sur leurs nervures, surtout dans leur jeunesse, longues de g décim, sur une largeur de 4 à 5 centimètres.
La hampe florale s’élève au-dessus des feuilles; elle est droite, herbacée, eylindrique, d’un vert foncé, simple ou un peu rameuse au sommet, garnie çà et la d’écailles brunes et embrassantes; les inférieures sont stériles; les supérieures servent de bractées, et sont beaucoup plus petites que les précédentes. Les fleurs forment une grappe lache, simpleou rameuse, peu garnie; chacune d’elles est portée sur un court pédicelle rougeâtre, qui se confond avec l’ovaire À Tépoque de la fleuraison. La corolle est d’un rouge pourpre assez semblable à celui de l’Epilobe ou de la Salicaire; elle persiste et se referme après la fleuraison: cette corolle est divisée en six segments très-profonds, disposés sur deux rangs; les trois extérieurs sont oblong», pointus, égaux entre eux, demi-étalés, un peu verdatres; les trois intérieurs ollrent moins de régularité; deux d’entre eux sont semblables aux précédents, mais un peu plus larges, et colorés jusqu’au sommet; le troisième, appelé nectaire par Linné, ou corolle par Swartz, est concave, horizontal, bossu et presque éperonné à sa base, chargé en dessus de cing, sept ou neuf lames jaunes, proéminentes et longi-tudinales, divisé au sommet en trois lobes, dont deux latéraux, entiers et ovales, et celui du milieu crépu, denté et échaneré.
Cette corolle est adhérente par sa base avee un ovaire eylindrique, brun, alongé, semblable au pédicelle, et placé sous la fleur; de cet ovaire s’élève un style droit, épais, blane, légèrement arqué, convexe d’un côté, concave de l’autre, évasé au sommet en une petite cavité; au dessous de cette cavité, et du côté antérieur du style, se trouve une tache orbiculaire toujours visqueuse pendant la fleuraison, et qui joue le rôle de stigmate; le filament de l’étamine nait sur le bord de la cavité supérieure du style, la referme comme un cou-verele, et porte en dessous une anthère jaune, divisée en deux loges très-distinetes.
Histoire
Cette plante est originaire des Antilles et des pays chauds de l’Amérique méridionale. ♃.
Elle est cultivée depuis longtemps dans les serres du Muséum d’Histoire naturelle, où on l’a prise pour le Limodore tubéreux, jusqu’à ce que M. Lamarck ait fait connaitre ses véritables caractères.
Elle fleurit dans la serre à la fin de l’hiver, ou au commencement du printemps.
Il ne parait pas que, même dans son pays natal, cette plante vive jamais sur les arbres; la structure de sa racine indique qu’elle est destinée à étre toujours fixée dans la terre: au reste, ce tubercule est l’organe qui, aux yeux de l’anatomiste, est la véritable tige de la plante. On peut voir le développement de cette opinion dans l’Essai sur les propriétés médicales des plantes, comparées avec leurs formes extéricures, pag. 28.
Observations
Cette plante a un éperon si court, que peut-être on doit le considérer comme une simple bosselure, et alors cette espèce devrait être placée dans le genre Cymbidien de Swartz, après le Cymbidium pulchellum, qui est le Limodorun tuberosum de Linné.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle avce sa racine.
- Le pistil avec l’etamine placée au sommet.
Fam. des Orchidées. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Limodorum purpureum. L. floribus imberbibus pedunculatis alternis sub racemosis, foliis nervosis ensiformibus. Lam. Dict. 3. p. 515.
- Helleborine purpurea tuberosâ radice. Plum. Spec. p. 9.