杓兰
Cypripedium Calceolus
Sabot des Alpes
- 中文名
- 杓兰
- 学名
- Sabot des Alpes
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 19
- 原书页码
- p.19
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 2.02∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Cypripedium calceolus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Cypripedium 的来由是:属名由 Cypris(爱神阿佛洛狄忒之别号)与 pedilon(鞋)合成,即“爱神之履”。旧分类按整体亲缘,把它归入 Orchidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Gynandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。中文名“杓兰”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.7%,叶色 6.8%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。兰科多具假鳞茎或肉质根,叶或狭长如剑,或肥厚如带;花被六片,其中一片特化为唇瓣,成承露之台,蕊柱与雄雌蕊合生,是兰科独一无二的结构。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 18%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰叶春葳蕤,桂华秋皎洁。
—— 唐·张九龄《感遇》
兰以叶胜,桂以花胜;张九龄借二者自况,“草木有本心,何求美人折”——开落由己,不求人知。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以兰为君子,取其幽居独芳、“不以无人而不芳”;维多利亚时代的欧洲则以兰花为奢靡与猎奇,一株新种可值千金。同一科植物,两种完全相反的品格。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
因属而异:温带地生兰多春夏开花,热带附生兰则四时不绝,故兰谱可以全年供花。全球广布,以热带山地最盛。中国兰(Cymbidium)产江南山地,十九世纪欧洲人所绘者则多来自中南美洲与东南亚的雾林。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1802 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。图中描绘的是杓兰,在分类体系中列于兰科(Orchidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 19,对应原书第 19 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
L’Europe ne possède peut-être aucune plante qui surpasse celle-ci pour Méégance et la singularité de la fleur: elle ornerait sans doute nos jardins, si, comme toutes les Orchidées, elle ne se refusait obstinément aux soins du cultivateur.
La racine est vivace, brune, horizontale, longue de 5–6 centimètres; en dessus, elle est chargée des débris qu’ont laissés les anciennes tiges; en dessous, elle pousse un grand nombre de fibres simples et cylindriques: chaque année s’élève de cette racine une tige verticale, et qui, par conséquent, forme un angle droit avec la racine. Cette tige est cylindrique, pleine, droite, presque glabre, et s’élève à 2 ou 3 décimètres: elle est garnie de fenilles dans tonte sa longueur; celles du bas sont des gaines droites et avortées; celles du haut engainent la tige à leur base, mais s’en éloignent ensuite; elles sont ovales, lancéolées, pointues, légèrement garnies de poils, et marquées de nervures parallèles et longitudinales; la feuille supérieure éloignée des autres et placée près de la fleur, semble être une bractée. Au sommet de cette tige est une fleur solitaire, penchée, d’une grandeur et d’une forme remarquables; quelquefois on trouve deux fleurs au lieu d’une; et, dans ce cas, elles partent l’une et l’autre de la gaine que forme la feuille supérieure, et sont portées chacune sur un pédicelle.
Un ovaire alongé, prismatique, à trois angles, courbé, d’une couleur de rouille, porte une corolle composée de cinq divisions; les quatre extérieures, que Swartz regarde comme le calice, et Linné comme la corolle, sont étalées, oblongues-lancéolées, pointues, purpurines, souvent tachetées, un peu on-dulées, longues de 3–5 centimètres; dens d’entr’elles sont plus étroites, plus longues, et d’un pourpre plus foncé; d’entre ces quatre divisions il en part une cinquième que Linné regarde comme un nectaire, et que Swarta considère comme une espèce de corolle; cette division est très-grande, de la forme d’un sabot, concave, un peu comprimée, ouverte par le hant, striée, jaune, avec quelques veines purpurines.
A l’origine de l’ouverture du sabot, se trouve un lobe analogue aux pétales, pédicelle, ovale, concave, creusé en carène ou en canal en dessous; sur ce lobe qui tient lieu de style, se trouvent les deux anthères qui sont parfaitement distinetes, presque sessiles, à deux loges, et logées sous une petite languette lancéolée: elles renferment de petites masses de pollen pulvérulent. La capsule est ovoide, à trois angles, à trois sillons, et renferme plusieurs graines attachées à un réceptacle linéaire.
Histoire
Cette belle et singulière plante croit dans plusieurs parties de l’Europe, et en particulier dans la France et la Suisse. Elle habite de préférence les bois des montagnes. ♃.
On la nomme vulgairement Sabot de Vénus: le nom de Sabot a été donné à ce genre, à cause de la ressemblance qu’on a trouvée entre cette chaussure rustique et le nectaire de la fleur.
Fam. des Orchidées. Juss.—Gynandrie diandrie. Lin.
- Cypripedium calceolus. C. lobo styli ovali concavo subtùs canaliculato carinato, labello petalis breviore compresso. Swartz. Orch. Acad. Nyahandl. 1800. p. 251.
- Cypripediam calceolus. C. corollæ labio superiore ovali concavo subtis carinâ latè canaliculata, inferiore petalis breviore compresso. Salisb. Lin. Soc. 1. p. 77. t. 2. f. 1.
- Cypripedium calceolas. C. radicibus fibrosis, folis ovato-lanceolatis caulinis. Lin. Spec. 1602. Mill. icon. t. 242.
- Cypripedium foliis ovato-lanceolatis. Lin. Fl. Lapp. 318. Gmel. Fl. Sib. 1. p. 2. t. 1.
- Calceolus radicibus fibrosis foliis ovato-lanceolatis. Hall. Helv. n. 1300. t. 43.
- Calceolus. Riv. t. 1.
- Calceolus marianus. Dod. Pemp. 18o. Tour. Inst. p. 437. t. 249.
- Helleborine flore rotundo sive calceolus. C. B. Pin. 187.
- Damasonii species quibusdam sive calceolas D. Mariæ. J. B. Hist. 3. p. 518.
- Pseudodamasoniam. Clus. Pann. p. 271.
- Helleborine recentiorum. I. Clus. Hist. p. 272. Seba. Thes. 1. t. 8. f. 5.