Gladiolus Carneus
Glayeul Coleur de Chair
- 学名
- Glayeul Coleur de Chair
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 65
- 原书页码
- p.65
- 主色
- 红
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 2.23∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找红色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Gladiolus carneus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 0.9%,主相是红——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属红一路,红近胭脂,最经得起手工叠色。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 12%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
郁金香汗裛歌巾,山石榴花染舞裙。
—— 唐·白居易《盧侍御小妓乞詩座上留贈》
“郁金香汗裛歌巾”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏红,在花语里总要再加重一分情绪。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1804 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。原书题作“Gladiolus Carneus”,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 65,见第 65 页,版式为纵幅,整幅以朱红为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette espèce, qu’on a quelquefois regardée comme une simple variété du Glayenl commun, s’en distingue facilement, soit par la briéveté de ses spathes, parce que sa fleur est d’un blanc rose d’une teinte un peu variable, mais en général semblable à celle de la fleur des Pommiers.
Sa bulbe est arrondie, déprimée, entourée d’une tunique brune, et placée immédiatement sur la bulbe de l’année précédente; elle pousse une tige simple, droite, un peu comprimée, haute de 3–4 décimètres, garnie de feuilles engainantes à leur base, comprimées en manière de glaive, droites, pointues, glabres ainsi que le reste de la plante, plus courtes que la tige, et marquées de nervures longitudinales.
Vers le sommet de la plante, on compte ordinairement quatre fleurs un peu plus grandes que celles du Glayeul commun, disposées en épi, légèrement penchées; chacune d’elles est sessile entre deux bractées foliacées, inégales, oblongues, pointues, qui enveloppent l’ovaire et la partie inférieure da tube.
La corolle atteint une longueur de 7–8 centimètres; son tube, qui occupe la moitié de cette longueur est grèle, cylindrique, un peu courbé, presque entièrement caché par les bractées; son limbe est en forme d’entonnoir, à six divisions pointues, un peu ondulées, étalées au sommet, souvent marbrées de rouge en dehors; les supérieures sont plus larges et un peu plus écartées entre elles.
Les étamines sont plas courtes que la corolle, et portent des anthères linéaires qui sont d’abord d’un blanc rose, passent ensuite à la couleur lilas, et émettent une poussière blanche. Lovaire, qui est inférieur et à six sillons, donne naissance à un style blanc, courbé, filiforme; le stigmate est à trois lohes étalés, grées, blancs, hérissés de papilles, en forme de spatule.
Je n’ai point vu mûrir le fruit de cette plante: selon Delaroche, la capsule est oblongue, striée, à trois angles, à trois loges qui renferment plusieurs graines.
Histoire
Le Glayeul couleur de chair est cultivé dans quelques jardins de botanique; nous l’avons trouvé en fleur dans les serres du Muséum d’Histoire naturelle, au printemps passé. ♃.
Il est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance, et cette seule considération devait bien faire penser qu’il différait essentiellement du Glayeul commun originaire de l’Europe. A l’exception d’un petit nombre de végétaux vagues, et, pour ainsi dire, cosmopolites, les plantes semblent véritablement être attachées à une patrie hors de laquelle on ne les trouve que par accident; la détermination de ces grandes régions botaniques est l’un des problèmes les plus curieux de la géographie physique; mais, pour y parvenir, il faut comparer avec soin des échantillons récoltés dans diflérents pays, et se défier des voyageurs, même les plus instruits. Lorsqu’en parcourant des régions éloignées, un botaniste aperçoit une plante peu différente de quelque autre espèce d’Europe, il aime à retrouver ainsi des traces de sa patrie, et allirme, sans un examen scrupuleux, que ces espèces sont identiques: les erreurs se glissent bien plus facilement encore dans la science, lorsque, d’après des descriptions souvent incomplètes, on détermine lidentité des plantes originaires de pays éloignés les uns des autres. L’aceroissement des jardins et des herbiers peut seul détruire ces erreurs, et fournir des documents certains pour la géographie botanique: il est surtout à désirer, pour l’avancement de cette partie de la science, que les naturalistes-voyageurs ne se contentent pas de rapporter en Europe les plantes qui leur paraissent inconnues, mais qu’ils recueillent quelques échantillons de celles mêmes qu’ils croient reconnaitre avec le plus de certitude.
Explication de la planche
- Calice ouvert, pour montrer l’attache des étamines.
- Le pistil.
- La racine et le bas de la tige.
Fam. des Iridées. Juss.—Traiandrie monogynie. Lin.
- Gladiolus carneus. G. caule simplicissimo, petalis superioribus divergentibus, foliis ensiformibus. Delaroche, Diss. p. 3o. 1. 4. Burm. prod. cap. 3. Jacy. coll. 2. p. 370.
- Gladiolus carneus. G. corolla subringente, foliis ensiformibus striatis glabris ad oras cartilagineis, scapo flexuoso erecto, floribus cernuis. Jacq. ic. rar. 2. 1. 255.
- Gladiolus carneus. G. corolla subringente, spathis tabo brevioribus, floribus distichis, folis ensiformibos nervosis. Willd. Spec. 1. p. 213.
- Gladiolas communis. G. corollis cernuis, tubo simplici, folis ensiformibus multinervis. Thunb. Diss. n. 9. prod. 8.