Ixia Bulbifera
Ixia Porte-Bulbes
- 学名
- Ixia Porte-Bulbes
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 128
- 原书页码
- p.128
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 2.15∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Ixia porte-bulbes:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.6%,叶色 5.1%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 13%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
满园花菊郁金黄,中有孤丛色似霜。
—— 唐·白居易《重陽席上賦白菊》
“满园花菊郁金黄”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1805 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。画面主体为 Ixia Porte-Bulbes,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 128,对应原书第 128 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette Ixia se distingue assez facilement des nombreuses espèces de ce genre, à ses bractées scarieuses et découpées en plusieurs lanières, à ses fleurs de couleur pâle et en forme d’entonnoir, à sa tige souvent rameuse et munie de bulbes à l’aisselle des feuilles.
Sa racine est une bulbe sphérique, blanche, plus petite qu’une noisette; sa tige sélève à 3 ou 4 décimètres, droite, lisse, glabre, cylindrique, simple, ou plas souvent un peu branchue; ses feuilles sont alternes dans le bas de la tige, engainantes par leur bord intérieur, droites, glabres, oblongues, poin-tues, plus courtes que la tige, bordées, le long de leur bord intérieur, d’une légère membrane blanche; leur largeur est d’un centimètre, et leur longueur est de 1–2 décimètres.
Les fleurs sont en petit nombre, alternes le long de la tige et des rameaux, sessiles, un peu écartécs, droites, ordinairement d’un blanc jaunâtre, quelquefois d’un jaune citrin, ailleurs marquées de taches purpurines à la base des divisions de la corolle: dans cette dernière variété, on observe encore que le nombre des divisions marquées de taches est variable.
La spathe est à deux valves pointues, égales, scarieuses, un peu plus longues que le tube de la corolle; l’inférieure est large, à trois lanières droites, aiguës, dont celle du milieu est entière, et les deux latérales découpées elles-mêmes du côté extérieur; la supérieure est plus étroite, divisée en deux lanières égales et presque entières sur les bords.
La corolle est en forme d’entonnoir, longue de 3 centimètres; son tube est grele, verdatre, plus court que la spathe; son limbe est à six parties demi-étalées, égales entre elles, ovales-oblongues, obtuses au sommet: les étamines sont insérées sur le tube, droites, plas courtes que le pistil; leurs filets sont blancs ou jaunâtres, filiformes; leurs anthères droites, linéaires, blanches, ainsi que le pollen: l’ovaire est à trois angles obtas, caché par les bractées, adhérent à la base de la corolle: le style est filiforme, égal en longueur aux anthères, surmonté de trois stigmates longs, greles, étalés, filiformes.
Histoire
Lixia porte-bulbes est indigène du Cap-de-Bonne-Espérance, d’où elle a été anciennement apportée en Europe; on la cultive dans les jardins de bota-nique, où elle fleurit au printemps. ♃.
On la multiplie en séparant de la tige et en replantant les petites bulbes qui naissent à l’aisselle des feuilles.
Observations
Les bulbes qui naissent à l’aisselle des feuilles de notre plante, et d’on elle a tiré son nom, sont blanchatres, ovales-oblongues, terminées en pointe; elles ne sont presque point visibles à l’époque de la fleuraison; mais à peine celle-ci est-elle achevée, que les bulbes commencent à grossir, tandis qu’an contraire les capsules et les graines avortent, au moins dans nos jardins. Il semble que, dans ce cas comme dans plusieurs autres, la nourriture qui était destinée à former les graines se jette sur les autres parties de la plante, et y porte une surabondance de vie et de force. Il serait curieux de savoir si ces bulbes se développeraient de même dans les individus de l’Ixia porte-bulbes, dont les graines viendraient à maturité.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- 2. Les deux bractées.
- La corolle, ouverte pour montrer les étamines.
- Le pistil.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandri monogynie. Lin.
- Ixia bulbifera. I. foliis multistriatulis, spatha lacera, corolla infundibuliformi, superne patente; tubo brevi; laciniis ovato-oblongis; staminibus lateralibus, divergentibus. Gawler in Curt. bot. mag. n. 545. t. 545.
- Ixia bulbifera. I. foliis lineari-gladiolatis, floribos alternis, caule bulbifero. Lin. Spec. 51. Syst. veg. 85. Reich. syst. 1. p. 99. Amæn. acad. 4. p. 300. Ait. Kew. 1. p. 57. Willd. Spec. 1. p. 204. Mill. Dict. n. 6. Icon. t. 236. f. a. Andr. bot. rep. t. 48.
- Ixia bulbifera. I. foliis lineari-ensiformibos; axillis bulbiferis; spathis setaceo-laceris. Lam. Dict. 3. p. 339.
- Ixia bulbifera. I. foliis lineari-lanceolatis, subfalcatis; spathis membranaceis, setaceo-laceris. Pers. Ench. 1. p. 49.
- Ixia bulbifera. Y. flava. Thunb. diss. n. 16.
- Isia monanthos. Delaroche. diss. n. 31.