十字园蛛
Lilium Tigrinum
Lis de Chine
- 中文名
- 十字园蛛
- 学名
- Lis de Chine
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 475
- 原书页码
- p.475
- 主色
- 橙
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 1.46∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找橙色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Lilium tigrinum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Lilium 的来由是:属名 Lilium 出自希腊语 leirion,古典作家已用它称呼白百合。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。中文名“十字园蛛”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 17.2%,叶色 8.0%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅属橙一路,橙如琥珀,暖而不燥。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 29%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
木末芙蓉花,山中发红萼。涧户寂无人,纷纷开且落。
—— 唐·王维《辛夷坞》
借辛夷“自开自落”之境,写山谷百合的处境:无人看顾,也照旧把花开完。把这一句放回画面:橙色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。此幅偏橙,在花语里总要再加重一分情绪。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1814 年的那个季节。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。图中描绘的是十字园蛛,在分类体系中列于百合科(Liliaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 475,对应原书第 475 页,版式为纵幅,整幅以橙红为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Nous n’avions observé ce beau Lis que dans son jeune âge, lorsque nous en avons précédemment donné la description, p. 395. Il s’est facilement multiplié, et est devenu très-grand. C’est une des plantes les plus élégantes que nous ayons pu souhaiter avoir dans nos jardins. Elle décorait les jardins de la Chine et du Japon: les voyageurs ne nous l’indiquaient que comme une variété. Le commerce et la curiosité en ont depuis peu d’années enrichi nos parterres.
Ce Lis se multiplie plus que tout autre par les bulbes qu’il produit sur sa tige, dans laisselle de ses feuilles, jusque auprès des fleurs. Ces bulbes Sont agrégées ou solitaires, de la grosseur d’un pois, d’un brun violet, et formées d’écailles qui ont la forme de valves charnues. Ces bulbes sont caduques; elles germent quelquefois à l’aisselle des feuilles; la petite racine qui part de leur base les détache de cette aisselle, si déjà elles ne sont libres d’elles-mêmes. Quelle que soit la position de ces bulbes sur le sol, les radicules qu’elles émettent les y fixent bientôt; on voit les radicules se courber et entrer en terre, lorsqu’une bulbe est restée le sommet en bas.
La tige, qui sort des petites bulbes la première année, est faible et tombe naturellement de côté: les tiges de l’année suivante sont fermes, droites et un peu en zig-zag, les angles qu’elles forment répondant à l’insertion des feuilles. Ces jeunes tiges, comme les plus anciennes, sont couvertes d’un duvet laineux.
Les bulbes adultes sont arrondies, formées de très-grandes écailles; l’épaisseur de ces bulbes est de huit décimètres (trois pouces); elles produisent, en dessous, des radicules longues de plus de deux décimètres (huit pouces), plus grosses qu’une plume à écrire. La tige qui sort de ces bulbes est cylindrique, s’élève verticalement, est épaisse à sa base, et s’amincit insensiblement jusque vers son sommet. Elle se termine par une panicule longue de cinq décimètres (un pied et demi), qui produit environ dix rameaux bifurqués.
Les feuilles sont très-nombreuses sur la tige, médiocrement ouvertes, linéaires-lancéolées, aiguës, sessiles, luisantes en dessus, en gouttière, d’un vert beaucoup plus pâle en dessous, bordées de petites dents cartilagineuses, visibles à la loupe. On découvre aussi, à l’aide de la loupe, une infinité de petits points blancs à la face inférieure des feuilles; les nervures des feuilles sont transparentes lorsqu’on les regarde au grand jour; ces nervures sont au nombre de sept à neuf; elles forment des stries ou des sillons à la face supérieure de la feuille.
Les rameaux de la panicule forment avec la tige un angle plus ouvert que ne font les feuilles; ces rameaux ne forment point, comme les feuilles, plusieurs rangs en spirales; ils sont, au contraire, un peu étalés en éventail; ils sont très-bruns sur toute la surface par laquelle ils sont exposés au soleil; ils offrent une ligne verdâtre en dessous. Ces rameaux produisent de deux à trois fleurs; ils se fourchent de manière qu’un pédoncule est abaissé, et l’autre relevé. Une feuille ovale-lancéolée, recourbée vers le haut, est placée au côté supérieur du rameau, à son point de division en pédoncule. Les fleurs sont pendantes; leur pédoncule se courbe près de l’insertion du périgone. Les six divisions du périgone sont presque semblables entre elles; elles se recourbent vers leur base comme celle du Lis Martagon. Les trois divisions extérieures sont un peu plus étroites que les intérieures, et se terminent par un tubercule ou cal en mamelon un peu cotonneux, brun ou verdâtre. Ces trois divisions n’ont qu’une nervure dorsale peu apparente; les trois divisions intérieures sont munies d’une nervure dorsale très-distinete, au moyen de deux plis ou sillons longitudinaux qui lui sont contigus. Les six divisions de la fleur sont d’un beau rouge orangé, tachetées en dedans à leur partie moyenne par de larges points noirâtres ovoïdes. Chaque division renferme en outre, à sa base, un canal fendu en dessus, formé de deux crêtes rapprochées, vert intérieurement et qui contient une liqueur mielleuse. Plusieurs papilles garnissent la base des divisions de la fleur et se terminent en petites têtes glanduleuses, noires, qui, vues à la loupe, paraissent consister dans un amas de petits grains. Les filets des six étamines plus courts que les pétales sont opposés à ces pétales, cylindriques, rétrécis insensiblement en pointe au sommet. Les anthères sont linéaires, brunes, vacillantes. Le pollen est formé de grains oblongs d’un brun cramoisi, qui, étant écrasés, donnent une couleur tenace, jaune-orangé. L’ovaire est en colonne à six cannelures; le style est courbé, un peu épaissi en massue, triquètre, à angles mousses, tubuleux intérieurement; le stigmate est formé de trois crêtes mousses, glan-duleuses, conniventes, rapprochées en tête et voûtées par la face intérieure qui répond au canal du style.
Cette plante n’a point encore donné de fruit; on aperçoit dans ses ovaires les ovules très-bien formés, placés symétriquement sur deux rangs contigus dans chaque loge. Nous avons compté sur un rang plus de cinquante ovules.
Cette plante fleurit à la fin de juillet et au commencement d’août, en plein air dans la terre de bruyère.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Lilium tigrinum. L. foliis sparsis lanceolatis, in axilla bulbiferis; caule lanato villoso; floribus pendulis; segmentis revolutis, intùs maculatis.
- Lilium tigrinum. Ait. Kew. ed. alt. 2. p. 241. Gawl. in Curt. botan. mag. 1237, etc. Vide synom. Liliac. suprà, p. 395.