Furcræa Gigantea
Fourcroye Gigantesque
- 学名
- Fourcroye Gigantesque
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 476
- 原书页码
- p.476
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.53∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Fourcroye gigantesque:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Bromeliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.3%,叶色 7.9%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。热带花木的形制多不合温带人的经验:花大而厚、色烈、气味重,叶常革质或分裂,茎或为藤、或为肉质,甚至退化成刺。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 17%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
日啖荔枝三百颗,不辞长作岭南人。
—— 宋·苏轼《食荔枝》
岭南风物曾令中原人惊奇;“不辞长作岭南人”,是味觉替地理做的决定。异域花木打动人的方式,往往也这么直接。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
在中国,这类花木多无古典象征,它们的意义是“新”:新大陆、新物种、新的贸易路线。看它们,看的是博物学扩张的那一面。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
故图版所记的月份,在当地往往是“雨后”。中南美洲、东南亚、印度与锡兰。十八九世纪的欧洲画师多为随船远行,或据活体标本在温室中写生。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1814 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Furcræa Gigantea,归入凤梨科(Bromeliaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 476,见第 476 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Racines très-nombreuses, cylindriques, épaisses comme le doigt auriculaire, exhalant l’odeur de l’Althéa, blanchâtres et pubescentes à la loupe dans leur jeunesse, cendrées, glabres et creusées en gouttière dans leur état adulte.
Tige ou souche cylindrique, droite, simple, cendrée, fendillée et rude, à cause des débris et des cicatrices des anciennes feuilles, haute de cinq décimé-tres, et épaisse de sept.
Feuilles nombreuses, placées vers le sommet de la tige, sessiles, lancéolées-aigues; les extérieures arquées à la base, épaisses, enduites d’un suc visqueux et fétide, garnies de dents épineuses, planes, écartées et crochues au sommet, convexes en dessous, roides, entières, concaves et tombantes dans leur état adulte, longues de dix-sept décimètres, larges de treize à quatorze centimètres: les intérieures droites, entières, rougeâtres sur les bords et au sommet, de moitié plus courtes que les extérieures.
Pédoncule floral, cylindrique à sa base, un peu anguleux dans la partie su-périeure, droit, rameux, lisse, d’un vert gai, quelquefois pourpre ou moucheté. de points rouges, chargé de quelques bractées, haut de sept mètres et demi, épais de vingt-huit centimètres à la base, et décroissant graduellement, en sorte qu’au milieu il est épais de dix-neuf seulement.
Fleurs au nombre de plus de mille, disposées en une immense panicule. Bractées alternes, concaves, terminées en pointe, embrassant le pédoncule par leur base, entières; les intérieures longues de trois décimètres, droites, de la couleur des feuilles inférieures; les supérieures successivement plus petites, d’abord vertes, puis marcescentes, étalées. Rameaux sortant des aisselles des bractées, cylindriques, ouverts, se divisant en petits rameaux munis aussi de bractées, sortant trois à trois de chacune d’elles; le plus souvent il en avorte une ou deux.
Calice nul.
Corolle d’un blanc verdâtre, exhalant une odeur désagréable, placée sur l’ovaire, dépourvue de tube, à six divisions profondes, ou à six pétales verdâtres sur leur disque extérieur, blancs sur les bords, plans, égaux, obtus, trois exté rieurs oblongs, trois intérieurs ovales.
Etamines six. Filets insérés sur un bourrelet corollaire qui couvre la base de l’ovaire, épais et comprimés à la base, en alène et pointus au sommet, blancs, de moitié plus courts que la corolle. Anthères oblongues, jaunes, vacillantes.
Pistil. Ovaire sous la corolle, à trois angles, verdâtre, puis jaunâtre comme la corolle après la floraison, de la longueur des divisions de la corolle. Style à trois angles obtus, à trois sillons, droit, épais à sa base, de la longueur des étamines. Stigmate frangé ou terminé par une membrane frangée (d’après Ventenat), obtus et à trois angles arrondis (d’après Jacquin).
Péricarpe. Capsule à trois loges, à trois valves, avortée.
Graines nombreuses, avortées.
Histoire
La Fourcroye gigantesque est originaire de Curaçao et de Saint-Domingue.
Depuis long-temps on possède cette plante dans les jardins, et elle n’y a encore fleuri que deux fois; la première, dans le jardin de Schoenbrunn, en hiver; la seconde, au Jardin des Plantes de Paris, pendant l’été.
Jacquin raconte que sa panicule s’éleva à la hauteur de dix mètres (trente-deux pieds), que le pédoncule était épais comme le bras, et qu’après avoir développé plusieurs milliers de fleurs, la plante ne donna aucun fruit; mais qu’à leur place il se développa une foule de bulbes ovales, pointues et sessiles, formées de folioles roulées les unes sur les autres, qui tombèrent d’elles-mêmes au mois de juin, et produisirent une nombreuse famille.
Aublet, qui a cultivé cette plante à l’Ile-de-France, dit qu’au lieu de fleurir, la hampe se chargea d’une grande quantité de bulbes.
Ventenat, qui a décrit avec le plus grand soin la floraison de cette plante, au Jardin de Paris en 1793, fait observer que le pied qui a fleuri y existait déjà en 1723: à la faveur de la chaleur de l’été de 1793, la plante poussa avec une grande rapidité; quelques jours de froid, survenus dans le commencement de sa floraison, firent craindre sa mort: on la transporta dans une serre chaude; *elle y resta quelques jours sans prendre d’accroissement, puis recommença à pousser avec activité; à la fin du mois d’octobre, les fleurs commencèrent à s’épanouir.
Fam. des Ananas. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Furcræa gigantea. Vent. Bull. Soc. Philom. ? 28. Redout. et Decand. plant. grass. pag. 126.
- Agave fœtida. A. caulescens, foliis integertimis. Ait. Kev. 1. p. 473. Jacq. lcon. rar. 2. t. 379. Collect. 2. p. 312. Aubl. Guyan. 1. p. 2. 305.
- Agave fétide. Lam. dict. ? 5.
- Aloe folis integerrimis patentiusculis aculeo terminatis, radice caulescente. Lin. Hort. Cliff. 132.
- Aloe Americana, viridi rigidissimo et fotido folio, Piet dieta indigenis. Comm. Hort. Amst. 2. p. 55. t. 18.
- Aloe Americana radice tuberosa minor. Pluk. Alm. 19. t. 258. f. 2?