Massonia Pustulata
Massonia Pustuleuse
- 学名
- Massonia Pustuleuse
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1807
- 图版号
- Plate 183
- 原书页码
- p.183
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 近方 1.04∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅近方,主株与细部各占一角,先看它怎么分区。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Massonia pustuleuse:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 19.2%,主相是橙黄——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅近方。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 25%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
方石斛栽香百合,小盆山养水黄杨。
—— 宋·陆游《龟堂杂兴十首 其五》
“方石斛栽香百合”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1807 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1807 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Massonia Pustuleuse,归入天门冬科(Asparagaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 183,见第 183 页,画面接近方形,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
La plante, dont nous allons donner la description, ne présente ni l’éclat des couleurs, ni le port élégant de la plupart des Liliacées, et l’on aurait peine à croire, au premier aspect, qu’elle put appartenir à cette famille, si tous ses caractères essentiels ne l’en rapprochaient pas évidemment.
Une bulbe ovoïde, blanche, de la grosseur d’une petite noix, et formée de tuniques peu nombreuses, émet par sa base des fibriles radicales blanches et eylindriques. De son sommet sortent deux feuilles radicales ovales-arrondies, longues de 10 à 15 centimètres, larges de 8 à 12, un peu aigués à leur sommet, rétrécies, par leur base, en un pétiole très-court et enfoui dans la terre: leur consistance est un peu charnue. Leur surface inférieure est lisse et d’un vert pale. Leur surface supérieure est d’une couleur verte foncée, luisante, marquée de stries profondes et presque paralleles, hérissée dans toute son étendue de tubercules nombreux, les uns obtus, les autres coniques et aigus, et parsemée dans les pieds qui n’ont acquis que peu de développement de poils fins, et très-peu nombreux.
Les fleurs, au nombre de 6 à 10, forment une sorte de tête ou grappe très-courte, qui repose immédiatement sur la bulbe entre les feuilles radicales. Des bractées foliacées, concaves, ovales et fort larges à la base, rétrécies et aiguës à leur sommet, accompagnent et enveloppent les fleurs, dont elles dépassent un peu la longueur: celles-ci sont supportées par des pédoncules courts et épais.
La corolle est inférieure à l’ovaire, et en forme d’entonnoir; son tube est cylindrique, blane et long de 10 à 1s millimètres; il se prolonge au-dessus de la naissance du limbe en une membrane verte, pellucide, qui réunit la base des étamines. Le limbe est divisé profondément en six segmens étalés, presque membraneux, blanchâtres, oblongs, lancéolés, aigus, et un peu concaves.
Les étamines sont insérées au sommet du tube; les filamens sont blanes, en forme d’alène, plus longs que la corolle; ils portent des anthères à deux loges, violettes, redressées, insérées par le dos, fendues en deux à la base, terminées à leur sommet par une pointe.
L’ovaire est prismatique, à trois angles obtus; il donne naissance à un style blane, plus long que les étamines, triangulaire à sa base, filiforme à son sommet. Le stigmate est triangulaire.
Le fruit est une capsule oblongue, à trois ailes épaisses, à trois loges et à trois valves, aux bords desquelles tiennent les cloisons. Les semences sont nom-breuses, presque sphériques, noirâtres, supportées par de courts pédicelles et insérées à l’angle interne des loges.
Histoire
La Massonia pustuleuse, ainsi que toutes les espèces connues de ce genre, est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance. Elle réussit fort bien dans les serres chaudes, où elle fleurit en hiver, et où elle acquiert, en général, un développement plus considérable que celui de l’échantillon dont nous donnons la figure.
Observations
L’absence des poils, sur la plupart des pieds cultivés de cette plante, avait engagé les botanistes qui l’ont décrite, à la distinguer de la Massonia hérissée de Thunberg. En ayant aperçu quelques-uns sur des échantillons peu dévé-loppés, j’ai cru devoir réunir ces deux espèces, mais non avec une entière certitude. Lorsque de nouvelles observations auront confirmé leur identité, le nom de Massonia hérissée, étant le plus ancien, devra nécessairement être adopté.
Explication de la planche
- La Fleur entière.
- La corolle fendue en long et étalée.
- La capsule coupée en travers.
- Une graine.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Massonia pustulata; acaulis foliis orbiculatis, acutis, dissite sulcatis, striatis, tuberculis pyramidatis, sine ordine densis exasperatis; thyrso umbellato congesto; collo denudato elevato. Curt. bot, mag. 642.
- Massonia pustulata. Jacq. Collect. 4. 177.
- Massonia scabra. Mss. Bank. (ex Curt.)
- Massonia echinata. M. foliis ovatis muricatis pilosis. Lin, suppl. 193? Thunb. prod. 6o? Diss. nov. pl. gen. 2. p. 41? Willd. Spec. pl. 2. 29? Pers. enchir. 1. 349?