水仙属·Narcissus Calathinus
Narcissus Calathinus
Narcisse a Grande Coupe
- 中文名
- 水仙属·Narcissus Calathinus
- 学名
- Narcisse a Grande Coupe
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 177
- 原书页码
- p.177
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 2.69∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Narcissus calathinus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Narcissus 的来由是:属名 Narcissus 即希腊神话中临水自照的少年那喀索斯。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.6%,叶色 3.6%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。水仙具层状鳞茎,叶带状而直立,花被六片、白色,中央一副花冠如小盏,色黄如金,故有“金盏银台”之名。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 14%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
曾为水仙佩,相识楚辞中。
—— 宋·苏轼《题杨次公蕙》
“曾为水仙佩”——把这一句放回画面:黄色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以水仙为“岁朝清供”,取其清、取其香,也取其“仙”字的一点出尘;西方则因那喀索斯的故事,以水仙为自恋与自我凝视。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
冬末至早春,农历腊月水养,正月开花。案头一盆,是旧历新年清供的第一件。地中海沿岸原产,唐末五代经海路传入中国,故又名“雅蒜”“天葱”。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1805 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。画面主体是水仙,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 177,见第 177 页,版式为纵幅,画面以黄为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une bulbe arrondie, de la grosseur d’une petite noix, donne naissance à plusieurs feuilles planes, glabres, longues de 2–3 décimètres sur 6 à 7 millimètres de largeur, a-peu-près linéaires, obtuses au sommet. D’entre les feuilles sort une hampe droite et à-peu-près de la même longueur qu’elles. Cette hampe se termine par une spathe membraneuse, blanchâtre, droite, pointue, fendue latéralement jusqu’aux deux tiers de sa longueur, tubuleuse à sa base; les pédicelles qui sortent de cette spathe sont un peu plus longs qu’elle, et au nombre de deux dans l’individu que j’ai sous les yeux.
La fleur est jaune, assez grande; le périgone, qui adhère à l’ovaire par sa base, a un tube cylindrique, d’où partent à l’extérieur six lanières très-étalées, oblongues, obtuses, avee une petite pointe, longue de a centimètres sur 6 mil. limètres de largeur; à l’intérieur, on trouve un godet (nectaire Lin.) pétaloide, très-ample, de la même longueur que les lanières du périgone, presque entier, ou plutôt tres-légèrement crénelé ou sinué sur les bords.
Les six étamines, qui n’offrent rien de particulier, sont attachées au périgone et cachées dans le godet. L’ovaire est vert, ovoide-triangulaire, chargé d’un style simple, filiforme, qui sélève d-peu-près à la longueur du godet, et qui se termine par un stigmate à trois petits mamelons.
Je n’ai pas vu le frait.
Histoire
Cette plante est généralement regardée comme étant indigène de l’Orient et des provinces méridionales de l’Europe: cependant cette opinion, accréditée dans les jardins où le Narcisse à grande coupe a été autrefois cultivé, n’est fondée sur aucune preuve certaine. M. Bonnemaison de Quimper l’a trouvé sauvage aux iles de Glénans, département du Finistère, et nous en a communiqué un bel individa, qui a servi à faire la figure et la description que nous présentons ici, et qui donne la première indication précise que nous possédions sur la partie du Narcisse à grande coupe. ♃.
Ce Narcisse fleurit au printemps, et mériterait, autant que plusieurs autres espèces du même genre, d’être cultivé dans les jardins: sa fleur est odorante, d’après le témoignage de l’Ecluse.
Observations
La plante de l’Ecluse citée plus haut parait bien appartenir à notre espèce, quoique la figure indique les lanières de la fleur plus longues que le godet, et la spathe à trois fleurs. Dans la description, l’Ecluse dit que sa plante porte deux ou trois fleurs, et fait remarquer que son godet est proportionnellement plus grand que dans aucune autre espèce de Narcisse; détails qui s’accordent beaucoup mieux avec notre plante que la figure jointe à sa description.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Narcissus calathinus. N. spathâ multiflorâ, nectario campanulato subæquante petala, foliis planis. Lin. Spec. 415. Willd. Spec. 2. p. 39. Lam. Dict. 4. p. 425.
- Narcissus angustifolios flavus magno canle. C. Bauh. pin. 51. Rudb. Elys. 2. p. 60. f. 5.
- Narcissus ix angustifolius 1. Clus. hist. 1. p. 158. f. 1.