Asophodelus Fistulosus
Asphodèle Fistuleux
Asphodèle Fistuleux
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 178
- 原书页码
- p.178
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、红
- 纵幅 1.43∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Asophodelus fistulosus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.2%,叶色 2.7%,主相是橙黄——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 10%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
故乡寒食荼醾发,百合香浓邸舍深。
—— 宋·宋祁《山橙花》
“故乡寒食荼醾发”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1805 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Asophodelus Fistulosus”,在分类体系中列于天门冬科(Asparagaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 178,对应原书第 178 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette espèce d’Asphodèle ressemble beaucoup, par son port, aux Anthérics à fleurs blanches, désignés maintenant sous le nom de Phalangères: sa racine est fibreuse; ses feuilles, qui naissent plusieurs ensemble du collet, sont droites, menues, en forme d’alene, planes d’un côté, convexes de l’autre, striées, creuses à l’intérieur, longues de a décimètres. Sa tige est droite, rameuse, nue, cylindrique, gréle, hante de 5 à 6 décimètres; & la base de chaque rameau et de chaque pédicule se trouve une bractée élargie à la base, très-scarieuse et blanche sur les bords, rétrécie en une pointe alongée vers son sommet, et longue de r à z décimètres. Les fleurs forment, le long des rameaux, des grappes laches, gréles et alongées; chacune d’elles est portée sur un pédicelle d’un centimètre de longueur, articulé dans le milieu comme dans les Asperges. Le périgone est divisé profondément en six parties ovales, blanches, traversées par une nervure longitudinale de couleur rousse. Les étamines sont au nombre de 6, alternativement grandes et petites, adhérentes au périgone et insérées devant chacune de ses parties; leurs filets sont blancs, en forme d’alène, élargis à leur base en une large écaille qui couvre l’ovaire; celui-ci est libre, globuleux, et porte un style filiforme, divisé en trois stigmates velus et rélléchis.
Le fruit est une capsnle globuleuse de la grosseur d’un petit pois, ridée en travers, à trois loges, a trois valves qui sont munies d’une cloison sur leur face intérieure; chaque loge renferme constamment deux graines (dont une seule parvient ordinairement à maturité) attachées à la base interne de chaque loge, triangulaires, brunâtres, ridées: ces graines ont un périsperme charnu et un embryon droit, d-peu-près égal à la longueur du périsperme.
Histoire
L’Asphodèle fistuleux croit dans les champs des provinces méridionales de la France, en Espagne, en Barbarie, et dans l’ile de Candie. ♃.
Il est naturellement vivace, et conserve cette manière d’être lorsquon le rentre, pendant l’hiver, dans l’orangerie; mais il périt chaque année en plein air. Cette observation se trouve consignée dans l’ouvrage de Mench, trop négligé par les botanistes; elle se confirme par la comparaison des auteurs qui, ayant vu l’Asphodèle dans son sol natal, le disent vivace, avec ceux qui, ne l’ayant observé que dans les jardins da nord de l’Europe, le disent annuel.
Observations
Mœnch a séparé cet Asphodèle des autres espèces du même genre: cette séparation lui semble autorisée par ses étamines, alternativement grandes et petites, par sa capsule, dont les loges ne renferment que deus graines au lieu de plusieurs, et par son stigmate à trois lobes. Quelques-uns de ces caractères, joints à l’articulation du pédicelle et à l’épaisseur des loges de la capsule; semblent rapprocher cette plante de quelques Asparagées, dont elle s’écarte cependant par son fruit capsulaire ou déhiscent, et non véritablement charnu et fermé comme les baies: ces rapprochements tendent du moins à prouver combien les familles établies parmi les Liliacées de Tournefort diffèrent peu les unes des autres.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Asphodelus fistulosas. A. caule nudo, foliis strictis subulatis striatis sublistulosis. Lin. Spec. 444. hort. Cliff. 83. Mill. Dict. n. 4. Gonan. Monsp. 174. illustr. 26. Cavan. ic. 3. p. 1. t. 202. Gærin. fruct. 1. p. 68. t. 17. f. 6. Lam. Dict. 1. p. 301. Fl. fr. 1.e éd. 854–11. illustr. 1. 241. f. 2. Desf. fl. atl. 1. p. 303. Flor. franç. 3. éd. 2. p. 204. n. 1916.
- Asphodeloides ramosa. A. scapo ramoso, folis strietis subulatis subfistalosis striatis, floribus laxè spicatis, pedunculis solitaris, bracteâ unicâ latè-ovatâ caudatâ. Mœnch. meth. 634.
- Asphodelus foliis fistulosis. C. Bauh. pin. 29. Theatr. 548. Tourn. inst. 344. Moris. oxon. 2. s. 4. t. 1. f. 5.
- Asphodelos minor. Clus. hist. 197. ic. Dalech. hist. 1589. ic.
- Asphodelus minor folio fistaloso. J. Bauh. hist. 2. p. 631. ic.
- Phalangium Creta. Lob. ic. 48. Ger. hist. 48. le. ex Desf.