水仙属·Narcissus Minor
Narcissus Minor
Narcisse Petit
- 中文名
- 水仙属·Narcissus Minor
- 学名
- Narcisse Petit
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 480
- 原书页码
- p.480
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 2.20∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Narcisse petit:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.3%,叶色 9.9%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 17%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
郁金裳浥蔷薇露,知是仙人萼绿华。
—— 宋·方岳《巖桂花》
“郁金裳浥蔷薇露”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1814 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。画面主体是水仙,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 480,见第 480 页,版式为纵幅,整幅以黄绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Bulbe simple, ovoïde, grosse comme une noisette, et quelquefois plus épaisse par la réunion de plusieurs cayeux; la bulbe, n’ayant qu’un seul plateau inférieur d’où partent les radicules, produit d’une à trois et quatre tiges.
Les feuilles ont le port de celles du Galanthus nivalis; elles sortent deux à trois, par faisceaux, d’une gaîne blanche, tubulée, comprimée, tronquée transversalement au sommet; ces feuilles sont glauques, linéaires, obtuses, avec une extrémité cartilagineuse, planes, un peu en gouttière, étalées ou médiocrement redressées, longues d’environ un décimètre (trois pouces et demi).
La hampe est uniflore, ordinairement un peu plus longue que les feuilles, droite, striée, cylindrique, un peu comprimée, à deux tranchants, de même couleur que les feuilles.
La fleur est horizontale, ou un peu penchée sur son pédicelle, qui se coude sous l’ovaire. Elle sort d’une spathe scarieuse, monophylle, fendue d’un seul côté, soit en dessus, soit en dessous, émarginée à l’extrémité.
Le périgone est à six divisions égales, aiguës, longues de deux centimètres (neuf lignes), calleuses et un peu cotonneuses au sommet en dedans, dont les trois extérieures sont un peu plus grandes que les trois intérieures. Le tube est conique-renversé, à plis creux vers la partie supérieure, et qui se rendent à chacun des intervalles qui séparent les divisions. La couronne intérieure est cylindrique et un peu évasée au sommet, à six lobes, qui sont eux-mêmes sinueux et frisés. Elle est un peu plus longue que les divisions du limbe.
Les filets des étamines sont cylindriques, subulés, insérés au fond du tube, et très-peu plus longs que ce tube, à la base duquel ils sont adnés sur une longueur de trois millimètres (une ligne).
Les anthères sont terminales, subulées, comprimées, moitié plus courtes que les filets, droites, jaunes très-pâles, en fer de flèche, à deux oreillettes pendantes, collées contre le filet.
Ovaire infère, ovoïde, long comme le pédicule de la fleur, un peu aplati en dessus et en dessous; style inclus dans la couronne du périgone, jaunâtre, lisse, en colonne, plus long que les étamines, à trois côtes arrondies et à trois sillons; le stigmate est en trompe, à trois lobes horizontaux, arrondis, creusés en dessus et élevés dans la couronne jusqu’à la base de ses lobes plissés.
Histoire
Ce Narcisse est, de toutes les espèces cultivées, la plus hâtive, et mérite à cet égard l’attention des fleuristes. Ses fleurs sont uniformément jaunes et sans odeur; elles s’épanouissent dans les premiers jours du printemps, presque aussitôt que celles du Leucoium vernum.
On le cultive au Jardin des Plantes, dans un des parterres du nord; il est indigène d’Espagne, suivant l’histoire qu’en donnait L’Ecluse, il y a dejà deux siècles.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Le périgone fendu et étalé, pour faire voir les étamines.
- Le pistil.
- Portion de la hampe.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Narcissus minor. N. spathâ uniflorâ; nectario obconico, erecto, crispo, sexfido, quante petala lanceolata. Lin. spec. pl. p. 415. Curt. bot. mag. 6. Willd. spec. 2. p. 36. Persoon. synops 1. p. 350.
- Narcisse petit. Lamarck, Dict. encycl. 4. p. 423.
- Narcissus parvus totus luteus. Bauh. pin. 53. Rudb. elys. 2. p. 82. f. 11.
- Narcissus sylvestris totus luteus minor. Barrel, Ic. 975?
- Pseudonarcissus minor hispanicus latifolius. Clus. hist. 1. p. 165.
- Bulbocodium minus. Bauh. hist. 2. p. 597.