Ornithogalum Aureum
Ornithogale Doré
Ornithogale Doré
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 439
- 原书页码
- p.439
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.95∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Ornithogalum aureum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 8.2%,叶色 16.7%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 26%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
此“郁金香”是酒色,不是花名。名同实异,正是读古诗与看古画都要小心的地方——也正因这层误会,这句诗常被种花人挪用。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1814 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Ornithogalum Aureum”,归入天门冬科(Asparagaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 439,见第 439 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Sa racine est une bulbe blanche; ses feuilles sont en ruban, lancéolées, aigués, plus courtes que la hampe, longues de treixe centimètres et demi à seize centimètres (cinq à six pouces), larges de quatre centimetres (un pouce et demi) dans le milieu, insensiblement rétrécies depuis leur tiers inférieur jusqu’à leur sommet, recourbées en dessous, légèrement creusées en dessus sur leur ligne moyenne, un peu cartilagineuses sur les bords, qui, étant vus à la loupo, paraissent blanes et très-finement dentés.
Hampe eylindrique, de la grosseur d’une plume à éerire, portant une grappe très-fournie de fleurs. Pédicelles un peu en massue, longs de eing centimètres (près de deux pouces). Bractées lancéolées très aigues, solitaires sous les pédicelles qu’elles embrassent comme dans un tube fendu en dessus, à bords minces et membraneux.
Périgone à six divisions égales, ovales-renversées, obtuses-acuminées, concaves en dedans, convexes en dehors, marquées de stries longitudinales qui se ramifient de bas en haut. Ces divisions sont d’une couleur jaune orangée, à l’exception de leur base qui est verte en dessous, très-pris du pédicelle; elles sont soudées entre elles seulement par leur base; trois sont intérieures, et les trois autres estericures.
Six étamines des deux tiers plus courtes que les divisions du périgone, sont opposées à ces divisions et insérées à leur base. Les filets pyramidaux et longs de sept millimètres (trois lignes) se courbent en dedans, et émettent latéralement par leur base, une petite membrane en gouttière, étroite sur les côtés de trois des filets, et plus larges sur les trois autres filets alternes. Les anthères sont linéaires. L’ovaire est à trois angles mousses et à trois silions; il est vert olive, et non luisant. Le stigmate reposant sur le sommet aminci de L’ovaire est à trois crètes mousses, et d’un jaune d’or.
Histoire
L’Ornithogale doré est indigène du Cap de Bonne-Espérance. On le voit, à Paris, chez un très-petit nombre de eultivateurs. On le tient dans la serre tem-pérée. L’individu que nous avons décrit et dessiné a fleuri au mois de juin chez M. Boursaut, et est resté plus de trois semaines en fleurs, sans avoir donné de fruit.
Observations
Plus les fleurs de l’Ornithogale doré sont d’une couleur vive orangée, et plus elles sont belles; il y a des fleurs pales dans des variétés. Jacquin a donné les figures peintes des Ornithogales que nous rapportons à l’Ornithogale doré, et qui ne sont peut-être, comme il le dit, que des variétés de l’Ornithogole thyrsoïde. Les caractères tirés de la forme de la grappe, de la grandeur des bractées et des fleurs, de la largeur ou du rétrécissement des feuilles, ne coïncident pas toujours, suivant les mêmes rapports, dans l’Ornithogale doré.
Le nectaire de la fleur, ainsi appelé dans la phrase de Curtis, n’est autre chose que la membrane dilatée, et terminée par une dent obtuse sur les côtés de trois des filaments des étamines.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Ornithogalum aureum.O, racemo coarclato, sub-corymboso; filamentis alternis emarginatis; foliis lanceolatis, cartilagineo-denticulatis. Willd. spec. pl. 2. p. 124. Persoon. enchirid. 1. p. 365.
- A. Ornithogalum miniatum. O. filamentis alternis emarginatis; racemo corymboso; foliis lanceolatis, ad oras subtilissimè muricatis; floribus miniatis. Jacq. collect. 3 p. 233. Icon. rar. 2. 438.
- B. Ornithogalum aurenm. O. foliis ovato-lanceolatis, albo-emarginatis; floribus racemosis confertis, filamentis nectario emarginato insidentibus. Curt. botan. mag. tab. 190.
- C. Ornithogalum flavescens. O. filamentis alternis emarginatis; racemo corymboso, ad oras minutissimé muricatis; floribus albidis, flavisque. Jacq. Collect. 3. p. 233. Icon. rar. 2. 437.
- D. Ornithogalum flavissimum. O. Glamentis alternis emarginatis; racemo corymboso, ob pedunculos valdè approximatos coaretato; foliis linearibus canaliculatis. Jacq. Collect. 5. p. 65. Icon. rar. 2. 436.
- Ornithogalum flavissimum. Andrews botanist’s reposit. tab. 505.