伞花虎眼万年青
Ornithogalum Thyrsoides
Ornithogale en Thyrse
- 中文名
- 伞花虎眼万年青
- 学名
- Ornithogale en Thyrse
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1811
- 图版号
- Plate 333
- 原书页码
- p.333
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 2.57∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Ornithogalum thyrsoides:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。中文名“伞花虎眼万年青”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.6%,叶色 3.3%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 10%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
满园花菊郁金黄,中有孤丛色似霜。
—— 唐·白居易《重陽席上賦白菊》
“满园花菊郁金黄”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1811 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1811 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。画面主体是伞花虎眼万年青,归入天门冬科(Asparagaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 333,见第 333 页,版式为纵幅,设色以黄绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une bulbe arrondie, déprimée, couverte de tuniques brunes, émet par sa base des fibres radicales blanches et nombreuses, et, par sa partie supérieure, des feuilles linéaires-lancéolées, droites, courbées en gouttière, un peu poin-tues, d’un vert pâle, glabres et finement ciliées sur les bords.
Au milieu de ces feuilles & élève une hampe droite, eylindrique, nue, glabre, haute de trois à huit décimètres, ferminée par une grappe de fleurs assez serrée, qui d’abord courte, ovale, un peu conique, sallonge pendant la floraison et devient quelquefois presque cylindrique. Chaque fleur est supportée par un pédicelle long de deux à six centimètres, à la base duquel est une bractée mem-braneuse, blanche, lancéolée, aigué, un peu plus courte que lui.
Le périgone est à six divisions demi-étalées, ovales, un peu aigués, concaves, égales entre elles, d’un beau blane, avee une petite tache verte à leur base.
Les étamines sont de moitié plus courtes que les segments du périgone. Trois de leurs filaments sont simples, et en forme d’aléne; les trois autres sont bordés, dans la moitié de leur longueur, par une membrane blanche, qui se prolonge de chaque côté en une petite pointe recourbée, beaucoup plus courte que la partie libre du filament. Les anthères sont vacillantes, ovales-oblongues.
Lovaire est libre, jaune, ovale, à trois angles obtus. Le style est triangu-laire, plus court que les étamines, et terminé par un stigmate également triangulaire et un peu en forme de tête.
Histoire
L’Ornithogale en Thyrse est, diton, originaire du Cap de Bonne-Espérance. On le cultive dans un grand nombre de jardins, où on le confond souvent avec l’Ornithogale d’Arabie. Il fleurit dans les mois de mai et de juin. Ses fleurs exhalent une odeur assez agréable.
Observations
En séparant cette espèce de l’Ornithogale d’Arabie, nous suivons le sentiment de Jacquin et de la plupart des botanistes qui ont écrit depuis lui; mais nous ne sommes cependant point certains que cette distinction soit bien fondée. Parmi les caractères qui ont servi à l’établir, il n’en est aucun qui soit de quelque importance, si ce n’est celui qui se tire de la présence des cils courts, dont les feuilles sont hérissées sur leurs bords, et que nous n’avons pu apercevoir sur des échantillons du véritable Ornithogale d’Arabie, recueillis en Barbarie par M. Desfontaines; mais nous n’avons pas vu un assez grand nombre d’individus de cette dernière espèce pour nous assurer que ses feuilles en soient constamment privées.
Nayant point eu à notre disposition la variété B, nous ne l’indiquons que d’après l’autorité d’Aiton et de Willdenow.
Explication de la planche
La Plante entièro de grandeur naturelle.
- Une fleur détachée fendue latéralement, et étalée.
- L’ovaire et le style de grandeur naturelle.
- Les mêmes grossis.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Ornithogalum thyrsoides. O. foliis latis ciliatis, corymbis multifloris racemi-formibus, filamentis alternis furcatis, folis lanceolatis. Ait. Kew. 1. p. 442. Willd. sp. pl. 2. p. 124. Pers. enchir. 365. Gawl. in Curt, bot. mag. 1164.
- Ornithogalum thyrsoides. O. floribus racemosis confertissimis, filamentis emarginatis. Murr. syst. 328. Thunb. prodr. 62.
- Ornithogalum thyrsoides. O. floribus albis, bracteis longitudine pedunculorum. Jacq. hort. Vind. 3. p. 17. t. 28.
- Ornithogalum racemo conico laxo, pedunculis longissimis, floribus erectis. Mill. ic. 128. t. 192.
- B? foribus luteis.
- Ornithogalum thyrsoides. var. α. floribus luteis, bracteis pedunculo brevioribus. Ait. Kew. 1. p. 442. Willd. sp. pl. 2. p. 124.
- Ornithogalum dubium. Houttw. Lin. Pfl. syst. 11. p. 347. t. 82. f. 3. è Willd.