全能花属·Pancratium Illyricum
Pancratium Illyricum
Pancrace de Dalmatie
- 中文名
- 全能花属·Pancratium Illyricum
- 学名
- Pancrace de Dalmatie
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 153
- 原书页码
- p.153
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 略纵 1.26∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Pancratium illyricum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.4%,叶色 5.8%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 25%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
郁金香汗裛歌巾,山石榴花染舞裙。
—— 唐·白居易《盧侍御小妓乞詩座上留贈》
“郁金香汗裛歌巾”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1805 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。画面主体是全能花,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 153,见第 153 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Sa racine est une bulbe arrondie, un peu alongée en dessus, et recouverte de tuniques membraneuses, entières et légèrement rougeâtres. Cette bulbe émet des feuilles disposées sur deux rangs opposés, linéaires, oblongues, très-obtuses, souvent courbées en canal à leur base, et étalées à leur sommet; la hampe est droite, comprimée, surtout à sa base, longue de 3–4 décimètres, terminée par une ombelle de 7 à 8 fleurs blanches et presque sessiles; ces fleurs sortent d’une spathe à deux valves membraneuses, et sont munies à leur base de quelques petites bractées linéaires.
L’ovaire est de couleur verte, triangulaire, adhérent avec la base du périgone: celui-ci a un tube cylindrique, long de 2–3 décimètres, qui se divise en un limbe très-ouvert, à six segments oblongs, rétrécis aux deux extrémités, pointus au sommet, et plus longs que le tube. Les six étamines naissent de la gorge de la fleur, sont plus courtes que les segments du périgone, et ont le bas de leurs filets jaune; leurs filets sont réunis à la base par une appendice pétaloide, qui a reçu le nom de couronne, ou de nectaire, et qui fait le caractère du genre Pancrace; dans cette espèce, les portions de la couronne qui se trouvent entre chaque filet sont séparées des étamines, ouvertes en étoile, et chacune d’elles est divisée jusqu’au milieu de sa longueur en deux lobes pointus; cette structure de la couronne distingue facilement cette espèce de toutes autres espèces du genre.
Le style est filiforme, courbé et ascendant au sommet, un peu plus long que les étamines, terminé par un stigmate simple. Le fruit est une capsule à trois angles, à trois loges; les graines sont noires, arrondies, un peu anguleuses.
Histoire
La véritable patrie du Pancrace que nous venons de décrire n’est pas encore connue avee certitude. Clusius, qui la le premier fait connaitre, en avait reçu les graines des jardins d’Italie, et le croyait indigène d’Orient. Mathiole le regardait comme originaire de Constantinople, sans rapporter ses preuves; Jean Banhin rapporte que Jean Van-Ophem de Bruxelles en avait rapporté des bulbes de la Dalmatie, et avait observé cette même plante sur les hautes montagnes de la Sardaigne.1 Morison assure qu’elle se trouve sur les côtes de l’Ouest de la France, auprès de la Rochelle; enfin, M. Gawler le regarde comme originaire de la Sicile, de la Corse et de l’Espagne, mais sans dire d’après quelle autorité.
Cette plante est assez répandue dans les jardins de botanique; on la cultive en pleine terre sous des chassis. Elle fleurit au mois de mai; ses fleurs ont une odeur agréable: on la multiplie soit de cayeux, soit quelquefois de graines. ♃.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Pancratium illyricum. P. spathâ multillorâ, folis lanceolatis, coronæ sinubus dentatis, dentibus acutis bifidis patentibus. Syn. Fl. gall. n. 1978.
- Pancratium illyricum. P. spathâ multiflorâ, foliis lanceolatis, nectarii dentibus sex acutis bifidis non staminiferis. Willd. Spec. 2. p. 45. Pers. Ench. 1. p. 351.
- Pancratium illyricum. P. spathâ multiflorâ, foliis ensiformibus, staminibus nectario longioribus. Lin. Spec. 4 18. Roy. Lugd-b. 34. Mill. Dict. n. 2. icon. 2. t. 197.
- Pancratium illyricum. P. spathâ multiflorâ, foliis ensiformibus, corollæ laciniis tubo vix brevioribus, limbo interiore brevi. Sav. in Lam. Dict. 4. p. 733.
- Paneratium illyricum. P. multiflorum, scapo varicosè nervoso, foliis lineari-oblongis obtusissimis, laciniis convexis stellatis tubo longioribus, corona staminilegâ his 3–4 plò breviore, turbinatim patente, laciniis sex bifidis, staminibus limbum subæquantibus. Gawl. in Cart. bot. mag. t. 718.
- Pancratium stellare. P. foliis spathulæformibus glaucis, corollæ tubo triangulo, laciniis tubo longioribus patentissimis lanceolatis, coronce sinubus profundo bifidis in stellam patentissimam. Salisb. act. soc. Lin. Lond. 2. p. 74. t. 14.
- Narcissus illyricus liliaceus. Bauh. pin. 55. Seb. thes. 1. p. 17. t. 8. f. 1.
- Lilio-Narcissus hemerocallidis facie. Clus. hist. 1. p. 167 et 168. f. 1. Besl. Eynst. vern. 3. t. 16. f. 1.
- Lilio-Narcissus albus maritimus major. Moris. hist. 2. p. 366. s. 4. t. 10. f. 29.
- Paneratii monspeliaci hemerocallidis valentinæ facie Lilio-Narcissus vel Narcissus tertius Mathioli. J. Bauh. hist. 2. p. 613. ic.
- Narcissus marinus seu tertius Mathioli. Park. parad. 95.
- Narcissus constantinopolitanus tertius. Math. comm. 859. ic.
- Il dit avoir vu en Sardaigne des pieds de ce Pancrace qui portaient jusqu’a 35 fleurs.