Peliosanthes Teta
Peliosanthes Teta
- 学名
- Peliosanthes Teta
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 415
- 原书页码
- p.415
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 略纵 1.24∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Peliosanthes teta:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.6%,叶色 12.8%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 18%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
两丛香百合,一架粉长春。
—— 宋·陆游《北窗偶题四首 其一》
“两丛香百合”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1812 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Peliosanthes Teta”。此类图版是当时记录物种形态的主要方式。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 415,见第 415 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La racine de cette singulière plante est formée de fibres épaisses, un peu fusiformes, d’un gris blanchâtre. Elle donne naissance à un petit nombre de feuilles réunies inférieurement en un faisceau peu serré, portées sur des pétioles courbes en gonttières, dresses, longs de cing centimètres environ. Leur limbe est lancéolé, rétréci en pointe à ses deux extrémités, entier, glabre, long de deux décimètres, large de quatre centimètres, muni de nervures nom-breuses, saillantes des deux côtés.
La hampe, qu’accompagne un faisceau de feuilles peu développées, nait entre les pétioles des feuilles adultes, et s’élève à la hanteur de trois décimètres en-viron. Elle est un peu anguleuse, d’un vert foncé et bleuâtre, chargée d’une petite feuille lancéolée, étroite.
Les fleurs sont nombreuses et forment une grappe allongée qui occupe plus de la moitié de la longuent de la hampe; elles sont disposées par petits faisceaux de quatre ou cinq, et portées sur des pédicelles simples, longs de quatre à cing millimètres, semblables, pour la couleur, à la hampe. A la base de chaque faiscean sont de petites bractées égales en nombre aux pédicelles, ovales, d’un bleu verdatre, membranenses sur les bords. Lextérieure, un peu plas grande que les autres, est longue d’un centimètre.
Le périgone, qui est infandibuliforme, présente une disposition dont nous ne connaissons d’exemple dans aucone des plantes qui composent la grando famille des Liliacées. Son tube, tris-évasé et en forme de cône renversé, a son ouvertare couverte par une cloison transversale, bleuâtre et circulaire, ou platôt hexagone, percée au milieu d’une petite ouverture également circulaire. Le limbe est à sis divisions étalées en manière d’étoile, ovales-arrondies, obtnses,d’un vert glauque dans le bas, bleuâtres sur les bords, longues de quatre millimètres. Les trois intérieures sont un pen plus grandes que les autres.
Les étamines sont privées de filaments, et insérées sur les bords de la petite ouverture circulaire que présente la cloison transversale, ou plutôt on peut considérer cette cloison comme formée par la réunion des filaments des étamines qui s’insérent à l’entrée du tube da périgone, et, se dirigeant en dedans, se soudent entre eux par leurs bords, de manière à former une sorte de nectaire analogue, poursa nature, à celui des Pancraces, quoique dans une forme toute différente. Les anthères, au nombre de six, sont formées chacune de deux loges ovoides, distinetes, insérées dans un point commun par leur petite extrémité, un peu pendantes, accolées dans le premier moment de l’épanouissement de la fleur, mais se séparant bientôt l’une de l’autre, pleines, non d’un pollen pal-vérulent, mais d’une substance liquide, dont elles se vident avant l’entier épa-nomissement de la fleur.
L’ovaire est adhérent dans la plus grande partie de son étendue, mais non d’une manière très-intime. Il est libre dans sa partie supérieure, qui se rétrécit en un style court, pyramidal, épais, creusé de trois sillons profonds, et atteignant le niveau de la cloison transversale, au centre de l’ouverture de laquelle se trouve placé son sommet. Le stigmate n’est pas distinct.
Nous n’avons pas vu le fruit.
Histoire
Le Peliosanthes teta est originaire des Indes orientales, d’où il a été rapporté vivant en Europe par Lady Amelia Hume, il y a environ huit ans. On le cultive dans les serres du jardin de la Malmaison, où il a fleuri, pour la première fois, au mois de juillet dernier. Ses fleurs, qui n’exhalent aucune odeur, sont toutes tombées quelque temps après leur épanouissement sans donner de fruit, et la même chose a été observée dans les jardins d’Angleterre.
Observations
Ne connaissant point le fruit de cette plante, nous manquons des données suffisantes pour décider à quelle famille elle appartient. Son port la rapproche des Veratres et des autres plantes de cette famille, mais elle en diflère par son ovaire adhérent et par son style unique. Nous ne serions pas éloigné de croire qu’elle appartient à la famille des Asperges, dans laquelle il faudrait la placer à côté des Sansevieras. Peut-être appartient-elle plutôt à la famille des Asphodèles; c’est ce dont on ne pourra juger que lorsquon aura étudié la structure de son fruit.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une fleur vue par-dessus, et grossie.
- Une fleur également grossie, mais fendue longitudinalement, et vue de côté.
- Une anthère avant l’épanouissement de la fleur.
- Une anthère après l’épanouissement de la fleur.
Fam. des ............—Hexandrie monogynie. Lin.
- Peliosanthes teta. P. Botan. repos. t. 605. Gaul. in Curt. botan. mag. 1302. Ait. hort. Kew. ed. alt. p. 256.
- Teta viridiflora. Roxburgh. Mss. è Gawl.