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Peliosanthes Teta (Peliosanthes Teta) - The Liliaceae
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Peliosanthes Teta

Peliosanthes Teta

Plate 415 · p.415 · 1812 · The Liliaceae · · 1802-1816 · Green

About this plate

Description

La racine de cette singulière plante est formée de fibres épaisses, un peu fusiformes, d’un gris blanchâtre. Elle donne naissance à un petit nombre de feuilles réunies inférieurement en un faisceau peu serré, portées sur des pétioles courbes en gonttières, dresses, longs de cing centimètres environ. Leur limbe est lancéolé, rétréci en pointe à ses deux extrémités, entier, glabre, long de deux décimètres, large de quatre centimètres, muni de nervures nom-breuses, saillantes des deux côtés.

La hampe, qu’accompagne un faisceau de feuilles peu développées, nait entre les pétioles des feuilles adultes, et s’élève à la hanteur de trois décimètres en-viron. Elle est un peu anguleuse, d’un vert foncé et bleuâtre, chargée d’une petite feuille lancéolée, étroite.

Les fleurs sont nombreuses et forment une grappe allongée qui occupe plus de la moitié de la longuent de la hampe; elles sont disposées par petits faisceaux de quatre ou cinq, et portées sur des pédicelles simples, longs de quatre à cing millimètres, semblables, pour la couleur, à la hampe. A la base de chaque faiscean sont de petites bractées égales en nombre aux pédicelles, ovales, d’un bleu verdatre, membranenses sur les bords. Lextérieure, un peu plas grande que les autres, est longue d’un centimètre.

Le périgone, qui est infandibuliforme, présente une disposition dont nous ne connaissons d’exemple dans aucone des plantes qui composent la grando famille des Liliacées. Son tube, tris-évasé et en forme de cône renversé, a son ouvertare couverte par une cloison transversale, bleuâtre et circulaire, ou platôt hexagone, percée au milieu d’une petite ouverture également circulaire. Le limbe est à sis divisions étalées en manière d’étoile, ovales-arrondies, obtnses,d’un vert glauque dans le bas, bleuâtres sur les bords, longues de quatre millimètres. Les trois intérieures sont un pen plus grandes que les autres.

Les étamines sont privées de filaments, et insérées sur les bords de la petite ouverture circulaire que présente la cloison transversale, ou plutôt on peut considérer cette cloison comme formée par la réunion des filaments des étamines qui s’insérent à l’entrée du tube da périgone, et, se dirigeant en dedans, se soudent entre eux par leurs bords, de manière à former une sorte de nectaire analogue, poursa nature, à celui des Pancraces, quoique dans une forme toute différente. Les anthères, au nombre de six, sont formées chacune de deux loges ovoides, distinetes, insérées dans un point commun par leur petite extrémité, un peu pendantes, accolées dans le premier moment de l’épanouissement de la fleur, mais se séparant bientôt l’une de l’autre, pleines, non d’un pollen pal-vérulent, mais d’une substance liquide, dont elles se vident avant l’entier épa-nomissement de la fleur.

L’ovaire est adhérent dans la plus grande partie de son étendue, mais non d’une manière très-intime. Il est libre dans sa partie supérieure, qui se rétrécit en un style court, pyramidal, épais, creusé de trois sillons profonds, et atteignant le niveau de la cloison transversale, au centre de l’ouverture de laquelle se trouve placé son sommet. Le stigmate n’est pas distinct.

Nous n’avons pas vu le fruit.

Histoire

Le Peliosanthes teta est originaire des Indes orientales, d’où il a été rapporté vivant en Europe par Lady Amelia Hume, il y a environ huit ans. On le cultive dans les serres du jardin de la Malmaison, où il a fleuri, pour la première fois, au mois de juillet dernier. Ses fleurs, qui n’exhalent aucune odeur, sont toutes tombées quelque temps après leur épanouissement sans donner de fruit, et la même chose a été observée dans les jardins d’Angleterre.

Observations

Ne connaissant point le fruit de cette plante, nous manquons des données suffisantes pour décider à quelle famille elle appartient. Son port la rapproche des Veratres et des autres plantes de cette famille, mais elle en diflère par son ovaire adhérent et par son style unique. Nous ne serions pas éloigné de croire qu’elle appartient à la famille des Asperges, dans laquelle il faudrait la placer à côté des Sansevieras. Peut-être appartient-elle plutôt à la famille des Asphodèles; c’est ce dont on ne pourra juger que lorsquon aura étudié la structure de son fruit.

Explication de la planche

La Plante entière de grandeur naturelle.

  1. Une fleur vue par-dessus, et grossie.
  2. Une fleur également grossie, mais fendue longitudinalement, et vue de côté.
  3. Une anthère avant l’épanouissement de la fleur.
  4. Une anthère après l’épanouissement de la fleur.

Fam. des ............—Hexandrie monogynie. Lin.

  • Peliosanthes teta. P. Botan. repos. t. 605. Gaul. in Curt. botan. mag. 1302. Ait. hort. Kew. ed. alt. p. 256.
  • Teta viridiflora. Roxburgh. Mss. è Gawl.

Twelve ways of seeing

Not a catalogue entry but a way of looking: how to stand, what to notice, how the line was cut, when it flowers, where it came from, who made it — and then the poems and the classics that taught China to see the same flower. Read the twelve in order and the plate opens.

  1. First Look

    搜尽奇峰打草稿。

    —— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》

    Exhaust the strange peaks, and then make the sketch.

    Slightly taller than wide; the eye lands above centre. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.

  2. Name and Thing

    The binomial is Peliosanthes teta: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.

  3. Form and Colour

    Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.6% of the sheet against 12.8% of foliage, the cast tending yellow-green — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. A bulb of overlapping fleshy scales gives the lily its Chinese name, 'hundred-fold'; six tepals reflex as the flower opens, around six stamens with long, T-shaped anthers. Filed under green — a moss green, a colour that comes mostly from leaf and stem. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.

  4. Composition

    Slightly taller than wide, the plant set a little above centre. (about 1.24 : 1) No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 18% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests. Blank paper is not unfinished work: it is where the eye rests.

  5. Line and Colour

    The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand.

  6. Season

    Early to high summer, June and July; the flowers last only days, so artists drew them just as they opened. The year 1812 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The best time to read such a plate is its flowering season: three minutes under the tree explains what no text can.

  7. Provenance

    Temperate north — China, Japan, Europe. Long used in Chinese medicine, lilies were hunted in East Asia by nineteenth-century collectors and transformed European gardens. The localities on the plate are those of a century ago; plants travel and places change their names.

  8. The Book and the Hand

    “The Liliaceae” was drawn by Pierre-Joseph Redouté and published 1802-1816. This plate is Plate 415, book page 415. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.

  9. Poetic Resonance

    梨花淡白柳深青,柳絮飞时花满城。

    —— 宋·苏轼《东栏梨花》

    Pear blossoms pale white, willows deep green; when the catkins fly, flowers fill the town.

    The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.

  10. The Written Tradition

    生川谷。《吴普》曰:百合一名重迈,一名中庭,生冠朐及荆山。(艺文类聚引云:一名重匡)《名医》曰:一名重箱,一名摩罗,一名中逢花,一名强瞿,生荆州,二月八月,采根,暴干。

    —— 神农本草经·百合第一百七十

    The Bencao Gangmu describes the bulb as garlic-like, edible and medicinal; Song writers already noted that the leaves vary while the flowers stay white. You need not parse every word: take the line, and the flower acquires a second face.

  11. Symbolism

    In the West the white lily is Marian purity, held by the angel of the Annunciation; in China the name sounds like 'a hundred years in harmony', a wedding wish. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.

  12. What to Take Away

    Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1812.

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