Polianthes Tuberosa
Polianthe Tubéreuse
Polianthe Tubéreuse
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 147
- 原书页码
- p.147
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.44∶1
- 1805 年刊
- 图版 147
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Polianthes tuberosa:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.4%,叶色 3.7%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.44∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 16%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。空白不是没画完,是给眼睛留的落脚处:一张图若四边都塞满,花反而会闷。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
郁金香汗裛歌巾,山石榴花染舞裙。
—— 唐·白居易《盧侍御小妓乞詩座上留贈》
“郁金香汗裛歌巾”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 147,见原书第 147 页。图谱是集体工程:绘图、刻版、上色、编纂各有其人,署名的往往只有第一个。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1805 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Polianthes Tuberosa”,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 147,对应原书第 147 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une racine tubéreuse et brunâtre donne naissance à une tige droite, ferme, simple, qui s’élève jusqu’à environ un mètre de hauteur; elle porte des feuilles alternes, linéaires, embrassantes à leur base; toutes plus courtes que la tige, et qui sont d’autant moins longues, qu’elles approchent davantage du sommet. Les fleurs sont blanches, odorantes, souvent géminées, disposées en un long épi au sommet de la tige, entourées de spathes, qui sont des feuilles avortées; chacune d’elles a une corolle en forme d’entonnoir, dont le limbe est ouvert, à six lobes; six étamines insérées à la gorge de la corolle, et munies de longues anthères; un ovaire couvert par la corolle sans adhérence réelle; un style terminé par un stigmate à trois lobes. Le fruit est une capsule couverte à sa base par les débris de la corolle, à trois loges, à trois valves munies d’une cloison sur leur face interne, à plusieurs graines planes, disposées sur deux rangs dans chaque loge.
Histoire
La tubéreuse passe pour originaire de Ceylan et de Java, d’aprés le témoignage d’Herman et de Linné: les auteurs de la Flore du Pérou l’ont retrouvée sauvage dans l’Amérique méridionale. Cette plante est-elle réellement indigène de deux pays si différents et qui ont si peu de productions communes? ou a-t-elle été portée de l’un dans Tautre?
La tubéreuse a été connue en Europe dès l’an 1594, par Simon de Tovar, qui en reçut des bulbes venant de l’Inde, et qui la communiqua à l’Eeluse; celui-ci en publia, en 160r, la figure et la description. La plante devint très-commune depuis le milieu du dix-septième siècle, parce qu’en 165a le père Minuti, minime, en rapporta de Perse plusieurs oignons qui furent plantés dans le jardin de M. de Peirese, près Toulon. Le climat de la Provence se trouvant favorable à cette plante, elle sy multiplia facilement, et des-lors la Provence, la Ligu-rie et l’Italie ont eu le privilége d’envoyer de jeunes oignons de Tubéreuse à tous les peuples de l’Europe septentrionale, chez lesquels la propagation de cette plante est trop diflicile. En 1674, les Hollandais portèrent les bulbes de la tubéreuse à Amboine, où elle était auparavant inconnue, d’après Rumph; circonstance remarquable, et qui tendrait à faire penser que cette plante n’est pas originaire de l’Inde, mais d’Amérique: on est d’autant plus porté à admettre cette idée, que cette plante était inconnue avant la découverte de l’Amérique; que le nom d’Inde a étésouvent, par abus, donné à l’Amérique; que Simon de Tovar, qui était espagnol, avait probablement plus de relations avec l’Amérique qu’avec l’Inde; qu’enfin le nom malais de Sandal-malam est connu à Ceylan aussi bien qu’à Amboine; ce qui indique que l’une des deux iles l’a reçu de l’autre.
Quoiqu’il en soit, la tubéreuse est maintenant répandue dans tous les jardins, à cause de l’odeur suave que ses fleurs exhalent à l’entrée de la nuit. On ea distingue quatre variétés:
- la Tubéreuse à grandes fleurs, qui est la plus commune;
- la Tubéreuse à petites fleurs, qui ne dill’ère de la précédente que parce que ses fleurs sont un peu plus petites;
- la Tubéreuse à fleurs doubles, qui a été obtenue par les soins de M. Lecour, de Leyde, et qui, pendant longtemps, n’a existé que dans son jardin;
- une monstruosité à feuilles panachées.
La Tubéreuse est une plante délicate et qui craint beaucoup le froid: il est rare que son fruit parvienne à maturité. On la multiplie, dans les pays chauds, par la séparation des petits tubercules que portent les fibres radicales auxquelles le tubercule primitif a donné naissance. Dans les pays froids, on plante, chaque année, les bulbes envoyées des pays chauds; on les met en pot à la fin de T’hiver, et les fleurs commencent à se développer à la fin du printemps, et durent au moins quinze jours.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Polianthes tuberosa. Lin. Spec. 453. Hort. Cliff. 137. Hort. Ups. 76. Fl. Zeyl. 125. Mill. Dict. n. 1. Kniph. Cent. 12. n. 76. Knorr. Del. 1. t. T. 12. Lam. ill. t. 243. Fl. franç. ed. 3. n. 1988.
- Polyanthes tuberosa. P. foliis linearibus scapo brevioribus. Willd. Spec. 2. p. 164.
- Polyanthes tuberosa. P. foribus alternis geminis, radiculis tuberosis, scapo squamoso, foliis linearibus longioribus. Fl. Per. 3. p. 66. Pers. Ench. 1. p. 374.
- Hyacinthus indicus tuberosus flore Narcissi. C. Bauh. pin. 47. Rudb. Elys. 2. p. 39. f. 4.
- Hyacinthus tuberosus albus odoratissimus autumnalis. Barr. icon. t. 1213.
- Hyacinthus indicus tuberosa radice odoratissimus. Theatr. flor. t. 23.
- Hyacinthus indicus tuberosus flore Hyacinthi orientalis. C. Bauh. pin. 47. Toun. inst. 347. Rudb. Elys. 2. p. 38. f. 2.
- Hyacinthus indicus tuberosus noctu olens. Burm. Zeyl. 122.
- Hyacinthus indicus tuberosa radice. Clus. hist. 1. p. 176. ic. C. Bauh. 2. p. 588. ic. Lob. adv. p. 488. Moris. hist. 2. p. 326. s. 4. t. 12. f. 22.
- Hyacinthus major indicus tuberosâ radice. Swert. floril. t. 14.
- Potos Adans. fam. 2. p. 57.
- Amica nocturna seu sandal-malam. Rumph. amb. 5. p. 285. t. 98.
- Sandal-malam. Herm. Zeyl. 35.