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Pontederia Cordata - The Liliaceae
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Pontederia Cordata

Pontédèrie en Cœur

Pontédèrie en Cœur

Plate 72 · p.72 · 1804 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 绿

合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1804
图版号
Plate 72
原书页码
p.72
主色
绿
授权
Public domain

十观

  • 实测花色 黄绿、蓝
  • 纵幅 1.81∶1

第一眼

真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。

—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》

远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。

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关于本图版

本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体为 Pontederia Cordata,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。

该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 72,对应原书第 72 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。

原书文字(英文 / 法文)

Description

Cette Liliacée singulière, qui nait dans les eaux tranquilles, s’élève au dessus de leur surface, et se distingue facilement à ses feuilles pétiolées et en forme de eceur, ainsi qu’à ses fleurs bleues, presque labiées et disposées en épi.

Sa racine est composée de fibres simples, blanchâtres, cylindriques; la longueur de sa tige varie de r i 6 décimètres dans les échantillous que j ai sous les yeux, et ces variations tiennent sans doute à la profondeur de l’eau dans laquelle elle croit. Cette tige est droite, cylindrique, glabre: les feuilles varient beaucoup, comme on le remarque dans la plupart des plantes aquatiques; elles sont portées sur un pétiole qui, à sa base, se dilate en une gaine plus ou moins longue, et qui lui-méme est d’autant plus long, qu’il prend naissance plas loin de la surface de l’eau; dans les feuilles radicales, la gaine se déchire quelquefois de manière à embrasser encore la tige au moyen d’un réseau à peu près comme dans le Carex stricta et le Carex paladosa; le limbe de la fenille est droit, ferme, glabre, ordinairement en forme de cœur très-prononcée, et long de 13–18 centimètres, sur 10–12 de largeur; dans la var. B, qui a été recueillie par Fraser dans la Caroline méridionale, les feuilles sont oblongues, à peine échancrées en cour à leur base, longues de 10–12 centimètres sur environ e de largeur: serait-elle une espèce distincte? je n’ose le croire vu l’extrême ressemblance qu’elle a d’ailleurs avec la Pontéderie cultivée dans les bassins du Muséum.

La gaine de la fenille supérieure ne porte ni feuille ni pétiole, mais à leur place on observe à son extrémité une petite callosité; de cette gaine, que quel ques auteurs ont regardée comme une spathe, nait un épi droit, cylindrique, hérissé sur lase et sur la base des fleurs de petits poils blanes qui ressemblent A des deailles; les flears sont d’un bean ben; chacune d’elle est sessile sur l’ase, monopétale, tubuleuse, a six lobes étroits, qui atteignent le milieu de sa longueur, et se disposent de manière à former deux lèvres assez distinetes; les étamines sont au nombre de six, dont trois très-petites insérées irrégulierement an fond du tube, et trois plas longues insérées à son entrée; les an-theres sont fixées sur les filaments par le milieu de leur face externe; au fond du tabo se trouve l’ovaire, qui m’a paru absolument libre, et qui donne naissance à on sisle simple, un peu plas court que la fleur, mais cependant saillant à un style simple, hors du tube, à cause de l’écartement des lobes.

Histoire

La Pontéderie en ceene est originaire des Etats-Unis d’Amérique, où elle se trouve depuis la Floride jusquian Canada. ♃.

Elle croit dans les fossés, les étangs, les caus douces et tranquilles, a peu près à la manière de nos Sagittaires.

On la cultive avec succès dans l’un des bassins du Muséum d’Ilistoire naturelle; elle y fleurit chaque année au printemps, mais n’y porte pas de fruits.

Observations

La place des Pontédéries, dans l’ordre naturel, est trisdillicile à fixer, et ne pourra l’être que lorsque leur fruit sera bien connu; leur port les place parmi les Alismacées à côté des Sagittaires; mais leur ovaire simple les en écarte; la forme de leurs feuilles et leurs fleurs en épi les rapproche des Sey-taminées, dont linsertion des étamines les éloigne; Jussieu les a placées parmi les Narcisses, et Linné entre les Iridées; mais si réellement leur ovaire est libre, elles ne peuvent trouver place dans ces familles; appartiennent-elles done aux Asphodèles ou Michel les a transportées, on bien aux Jones parmi lesquels Jussieu semble disposé à les ranger?

Explication de la planche

  1. Sa souche et une fenille radicale de grandure naturelle.
  2. La partie supérieure de sa tige de grandeur naturelle.
  1. La fleur vue pardessous.
  2. Une étamine grossie à la loupe.
  3. La fleur ouverte et étalée pour montrer l’insertion des étamines.
  4. Le pistil.

Fam. des Narcisses. Juss.?—Hexandrie Monogynie. Lin.

  • Pontederia cordata. P. foliis cordatis, floribus spicatis. Lin. Spec. 412. Lœfl. itin. 54*. Mill. Dict. n. 1. Wild. Spec. 2. p. 23. Lam. illustr. t. 225. Poir. Dict. enc. 5. p. 565*.
  • Pontederia floribus epicatis. Lin. Hort. Cliff. 133. Gron. virg. 37. Roy. Lugd-b. 37. Cold, noveb. 69. Reich. syst. Pl. 2. p. 13.
  • Gladiolus lacustris virginianus ecrulens sagittæ folio. Petiv. gaz. 1. t. 1. f. 12.
  • Sagittæ similis planta virginiana spicâ florum cœruleâ. Moris. his. 3. p. 618. s. 15. 1 4. f. 8.
  • Plantagini aquatica quodammodo accedens, floribus eceraleis hyacinthi spicatis. Pluk. mant. 152. t. 349. fig. ult.
  • B. foliis oblongo-lanceolatis basi vix cordatis.
  • Pontederia cordata. P. erecta, foliis oblongo-cordatis, spica oblonga, confertim multillora. Michaux. fl. Bor. Am. 1. p. 193.
Moræa Sordescens 上一张图版
Moræa Sordescens

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