Pontederia Cordata
Pontédèrie en Cœur
Pontédèrie en Cœur
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 72
- 原书页码
- p.72
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、蓝
- 纵幅 1.81∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Pontederia cordata:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.4%,叶色 6.8%,主相是黄绿、辅以蓝。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 38%,重心近于正中——标本式的画法,图的是看得全。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
燕麦青青游子悲,河堤弱柳郁金枝。
—— 唐·李白《春日獨坐寄鄭明府》
“燕麦青青游子悲”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1804 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体为 Pontederia Cordata,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 72,对应原书第 72 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette Liliacée singulière, qui nait dans les eaux tranquilles, s’élève au dessus de leur surface, et se distingue facilement à ses feuilles pétiolées et en forme de eceur, ainsi qu’à ses fleurs bleues, presque labiées et disposées en épi.
Sa racine est composée de fibres simples, blanchâtres, cylindriques; la longueur de sa tige varie de r i 6 décimètres dans les échantillous que j ai sous les yeux, et ces variations tiennent sans doute à la profondeur de l’eau dans laquelle elle croit. Cette tige est droite, cylindrique, glabre: les feuilles varient beaucoup, comme on le remarque dans la plupart des plantes aquatiques; elles sont portées sur un pétiole qui, à sa base, se dilate en une gaine plus ou moins longue, et qui lui-méme est d’autant plus long, qu’il prend naissance plas loin de la surface de l’eau; dans les feuilles radicales, la gaine se déchire quelquefois de manière à embrasser encore la tige au moyen d’un réseau à peu près comme dans le Carex stricta et le Carex paladosa; le limbe de la fenille est droit, ferme, glabre, ordinairement en forme de cœur très-prononcée, et long de 13–18 centimètres, sur 10–12 de largeur; dans la var. B, qui a été recueillie par Fraser dans la Caroline méridionale, les feuilles sont oblongues, à peine échancrées en cour à leur base, longues de 10–12 centimètres sur environ e de largeur: serait-elle une espèce distincte? je n’ose le croire vu l’extrême ressemblance qu’elle a d’ailleurs avec la Pontéderie cultivée dans les bassins du Muséum.
La gaine de la fenille supérieure ne porte ni feuille ni pétiole, mais à leur place on observe à son extrémité une petite callosité; de cette gaine, que quel ques auteurs ont regardée comme une spathe, nait un épi droit, cylindrique, hérissé sur lase et sur la base des fleurs de petits poils blanes qui ressemblent A des deailles; les flears sont d’un bean ben; chacune d’elle est sessile sur l’ase, monopétale, tubuleuse, a six lobes étroits, qui atteignent le milieu de sa longueur, et se disposent de manière à former deux lèvres assez distinetes; les étamines sont au nombre de six, dont trois très-petites insérées irrégulierement an fond du tube, et trois plas longues insérées à son entrée; les an-theres sont fixées sur les filaments par le milieu de leur face externe; au fond du tabo se trouve l’ovaire, qui m’a paru absolument libre, et qui donne naissance à on sisle simple, un peu plas court que la fleur, mais cependant saillant à un style simple, hors du tube, à cause de l’écartement des lobes.
Histoire
La Pontéderie en ceene est originaire des Etats-Unis d’Amérique, où elle se trouve depuis la Floride jusquian Canada. ♃.
Elle croit dans les fossés, les étangs, les caus douces et tranquilles, a peu près à la manière de nos Sagittaires.
On la cultive avec succès dans l’un des bassins du Muséum d’Ilistoire naturelle; elle y fleurit chaque année au printemps, mais n’y porte pas de fruits.
Observations
La place des Pontédéries, dans l’ordre naturel, est trisdillicile à fixer, et ne pourra l’être que lorsque leur fruit sera bien connu; leur port les place parmi les Alismacées à côté des Sagittaires; mais leur ovaire simple les en écarte; la forme de leurs feuilles et leurs fleurs en épi les rapproche des Sey-taminées, dont linsertion des étamines les éloigne; Jussieu les a placées parmi les Narcisses, et Linné entre les Iridées; mais si réellement leur ovaire est libre, elles ne peuvent trouver place dans ces familles; appartiennent-elles done aux Asphodèles ou Michel les a transportées, on bien aux Jones parmi lesquels Jussieu semble disposé à les ranger?
Explication de la planche
- Sa souche et une fenille radicale de grandure naturelle.
- La partie supérieure de sa tige de grandeur naturelle.
- La fleur vue pardessous.
- Une étamine grossie à la loupe.
- La fleur ouverte et étalée pour montrer l’insertion des étamines.
- Le pistil.
Fam. des Narcisses. Juss.?—Hexandrie Monogynie. Lin.
- Pontederia cordata. P. foliis cordatis, floribus spicatis. Lin. Spec. 412. Lœfl. itin. 54*. Mill. Dict. n. 1. Wild. Spec. 2. p. 23. Lam. illustr. t. 225. Poir. Dict. enc. 5. p. 565*.
- Pontederia floribus epicatis. Lin. Hort. Cliff. 133. Gron. virg. 37. Roy. Lugd-b. 37. Cold, noveb. 69. Reich. syst. Pl. 2. p. 13.
- Gladiolus lacustris virginianus ecrulens sagittæ folio. Petiv. gaz. 1. t. 1. f. 12.
- Sagittæ similis planta virginiana spicâ florum cœruleâ. Moris. his. 3. p. 618. s. 15. 1 4. f. 8.
- Plantagini aquatica quodammodo accedens, floribus eceraleis hyacinthi spicatis. Pluk. mant. 152. t. 349. fig. ult.
- B. foliis oblongo-lanceolatis basi vix cordatis.
- Pontederia cordata. P. erecta, foliis oblongo-cordatis, spica oblonga, confertim multillora. Michaux. fl. Bor. Am. 1. p. 193.