Moræa Sordescens
Morée Négligée
Morée Négligée
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 71
- 原书页码
- p.71
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是 Moræa Sordescens,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 71,见第 71 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante ne s’élève pas au-dela de 3 décimètres, et prend quelquefois un accroissement beaucoup moins considérable, autant que jen puis juger d’après un dessin inédit que je trouve parmi ceux qu’a laissés L’Héritier; sa tige est glabre et légèrement comprimée dans la partie qui se trouve entre la bulbe et les premières fenilles; de l’aisselle de ces deux lemilles partent quelques pédoncules cylindriques, pubescents, nus et terminés chacun par une spathe à deux Meurs; la tige elle-même se prolonge au-dessus de l’origine du pédon-cale, devient pubescente et cylindrique, émet enfin une troisième feuille de laquelle sortent quatre ou eins pédoneules semblables à ceux de l’étage info rieur; je pense que le nombre de ces étages successils varie selon la vigueur de la plante; ainsi, dans le dessin de L’Héritier, je n’en aperçois qu’un; j’en ai compté deux dans l’individa dont on trouve ici la figure.
A l’extrémité de chaque pédoncule est une spathe à deux valves foliacées, presque opposées comme les deux feuilles inférieures, et qui, comme elles, sont glabres, pointues, embrassantes à leur base; les feuilles de la tige ne se distinguent de celles de la spathe que par leur longueur qui atteint a décimetres, et par leur limbe qui est plane et linéaire.
De chaque spathe sortent deux pédicelles grêles, pubescents au sommet, A peu près égaux à la longueur des valves, chargés chacun d’une fleur, dont le diamètre ne dépasse pas 3–4 centimètres, et qui se distingue par sa couleur rougeâtre sale, et par les trois taches jaunes, bordées de rouge, qui se trouvent A la base des trois grandes divisions de la corolle.
L’ovaire est glabre, de couleur verte; il emet un style grele, asser court, qui se divise en trois stigmates pétaloides, profondément divisés en deux lobes pointus; les étamines sont cachées sous les trois stigmates, et ont des anthères longues et bleuâtres; ces organes sont entourés par une corolle à six divisions ouvertes, planes, obtuses, dont trois grandes, a peu près en forme de spatale, et trois autres oblongues et de moitié plus petites.
La capsule est pale, membraneuse, ovoïde, souvent irrégulière, bosselée à répoque ou les graines ont pris leur accroissement, à trois loges, i trois valves qui portent chacune une cloison longitudinale sur leur face intérieure; chaque loge renferme 3.5 graines ovoïdes, un peu anguleuses, arrondies d’un côté, un peu pointues de l’autre, glabres, d’un roux bran. Ces graines ont un périsperme corné, pale, légèrement transparent; leur embryon est blane opaque, droit, logé dans le périsperme, et de moitié plas court que lui.
Histoire
Cette plante est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance. ♃.
Elle est cultivée dans la serre chaude du jardin de la Malmaison. Sa flomaison offre ceci de remarquable, qu’on ne trouve presque jamais qu’une seule fleur épanouie à la fois sur chaque plante; cette fleur ne dure qu’un jour, et est le lendemai remplacée par une autre.
Observations
Cette espèce, dont Jacquin nous a donné mne description tres-exacte et une bonne figure, a été cependant omise jusqu’iei dans les ouvrages généraus et systématiques: on a craint sans doute qu’elle ne fit une simple variété de la Morza iriopetala de Linné fils, dont elle se rapproche en effet par son port, sa tige cylindrique, ses spathes à deux fleurs, etc.; mais elle s’en distingue facilement,
- par la singulière conleur de sa fleur,
- par ses stigmates moins découpés et divisés seulement en deux lobes pointus,
- surtout parce que les trois grandes lanières de sa fleur sont dépourvues de barbe sur leur onglet,
- et qu’enfin les balbes n’olfrent point les dentelures qu’on observe sur ceux de la Morée décrite par Linné fils
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La capsule entière.
- La capsale coupée en travera.
- Une graine.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Moræa sordescens. M. caule subtereti villoso folioso, ramis axillaribus, foliis lanceolato-linearibus. Jacq. Icon. Rar. 2. t. 225. Collect. suppl. p. 29*.
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.67∶1
- 1804 年刊
- 图版 71
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名缺席时,画面本身就是唯一的证据。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅既无通行中文名,学名也不可靠,只能以原书题名相称——图谱里总有几幅这样的图,只能靠画面本身说话。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.9%,叶色 3.7%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.67∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 9%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。空白不是没画完,是给眼睛留的落脚处:一张图若四边都塞满,花反而会闷。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
彼泽之陂,有蒲菡萏。有美一人,硕大且俨。
—— 《诗经·陈风·泽陂》
蒲即香蒲,与菖蒲同列水泽之草。三千年前的水边,人看见的是草,想起的是人——这是中国咏物诗最早的语法。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。《百合科植物图谱》成于1802-1816;看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 71,见原书第 71 页。图谱是集体工程:绘图、刻版、上色、编纂各有其人,署名的往往只有第一个。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1804 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。