Scilla Autumnalis
Scille d’Automne
Scille d’Automne
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1811
- 图版号
- Plate 317
- 原书页码
- p.317
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、蓝
- 纵幅 2.46∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Scilla autumnalis:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 autumnalis 意为“秋”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.3%,叶色 1.5%,主相是橙黄、辅以蓝。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 5%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
总待别人般数尽,袖中拈出郁金芽。
—— 唐·王建《宮詞一百首 八十五》
“总待别人般数尽”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1811 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1811 年的那个季节。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体为 Scilla Autumnalis,在分类体系中列于天门冬科(Asparagaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 317,对应原书第 317 页,版式为纵幅,整幅以橙为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une bulbe arrondie, grosse comme une petite noix et couverte de tuniques grises, émet par sa base des fibres radicales courtes et nombreuses. De son sommet sortent deux ou trois hampes nues, cylindriques, grêles, droites, hautes de deux centimètres environ, et cinq ou six feuilles linéaires, étroites, presque filiformes, aigués, un peu roides et charnues, creusées d’une gouttière sur leur bord supérieur, de moitié plus courtes que les hampes.
Les fleurs sont, pour l’ordinaire, d’un bleu pale, et quelquefois d’une couleur rosée. Elles forment une grappe läche. Leurs pédicelles, d’abord aussi courts qu’elles, s’allongent peu à peu, et lors de la maturité du fruit atteignent près de deux centimètres de longueur. Ils sont grêles et recourbés en haut. On n’aperçoit à leur base aucun vestige des bractées, du moins dans les nombreux échantillons que nous avons sous les yeux. Nous avons lieu de croire que la plante dans laquelle M. Gawler a vu de petites bractées est une espèce distincte de la nôtre.
Le périgone est à six divisions ovales, lancéolées, aigués, concaves, demi-étalées, longues de cinq millimètres environ.
Les filaments des étamines sont bleus, en forme d’aléne, de moitié plus courts que les segments du périgone. Les anthères sont ovales, d’un bleu foncé.
L’ovaire est libre, ovale, rétréci au sommet en un style filiforme, de la même longueur que les étamines. Le stigmate est en forme de tête. La capsule est arrondie, à trois loger, à trois valves. Chacune de ses loges renferme deux graines noires, chagrinées, oblongues, insérées par leur extrémité inférieure, qui se rétrécit un peu en pointe, à la base de l’axe formé par la réunion des cloisons.
Histoire
La Seille d’automne croit communément dans les bois sablonneux de l’Angleterre, de la France, d’une grande partie de l’Europe méridionale et de la Barbarie. On la trouve également dans le voisinage de la mer Caspienne. Elle fleurit à la fin de l’été. Ainsi que la remarqué M. Gawler, d’après M. Sims, et que nous l’avons observé nous-mêmes, lorsque l’époque de la floraison est retardée par l’humidité de la saison, les feuilles sont développées au moment où elle a lieu. Elles le sont au contraire très-peu lorsque la saison plus sèche avance cette époque.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une fleur fendue latéralement et étalée.
- L’ovaire et le style.
- Une capsule dans son état de maturité parfaite.
- Les graines.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Seilla autumnalis. S. foliis filiformibus linearibus, floribus corymbosis, pedunculis ebracteatis nudis adscendentibus longitudine floris. Lin. spec. pl. 443. Mill. dict. n. 7. Desfont. atl. 1. p. 301. Willd. sp. pl. 2. p. 130. Engl. bot. t. 78. Curt. Lond. fasc. 6. t. 25. e Smith. Poiret. in Lam. dict. 6. 741. Fl. Fr. éd. 3.n. 1935.
- Scilla autumnalis. S. foliis linearibus, floribus racemosis, peduncalis ebracteatis longitudine floris. Marsch. fl. Taur. Caucas. p. 279.
- Scilla autumnalis var. β. Gawl. in Curt. bot. mag. n. 919.
- Scilla autumnalis. S. radice tunicatâ: foliis angustissimis, linearibus: floribus subcorymbosis, paucis, laxis: pedunculis adscendentibus, flore longioribus. Broter. fl. Lusit. 527?
- Scilla autumnalis. S. foliis linearibus, floribus corymboso-racemosis, pedunculis ebracteatis adscendentibus longitudine florum. Smith. fl. Brit. 1. p. 366.
- Scilla autumnalis. S. floribus racemosis, foliis linearibus. Cavan. ic. 3. p. 38. tab. 274. f. 2.
- Scilla radice solidâ, foliis setaceis, floribus fastigiatis, pedunculis arcuatis ex alâ tubercali mammillaris. Guett. Stamp. 131. Dalib. Paris. 102.
- Seilla radice solidâ, scapo multifloro, floribus capitatis Sauv. Monsp. 19.
- Ornithogalum autumnale. Lam. fl. Franç. 3. p. 274.
- Anthericum autumnale. Scop. Carn. n. 415.
- Ornithogalum autumnale minus floribus cæruleis, et flore dilutè purpureo. Tournef. inst. 381.
- Hyacinthus autumnalis minor. Bauh. pin. 47.
- Hyacinthus autumnalis minor. Clus. hist. 1. p. 185. J. Bauh. hist. 2. 574. Raji syn. 374.