郁金香
Tulipa Gesneriana var Luteo-Rubra
Tulipe des Jardins
- 中文名
- 郁金香
- 学名
- Tulipe des Jardins
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 477
- 原书页码
- p.477
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、红
- 纵幅 2.06∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Tulipa gesneriana:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Tulipa 的来由是:属名 Tulipa 一般追溯到土耳其语 tülbent(头巾),因花形似缠头之布。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。中文名“郁金香”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 5.9%,叶色 8.1%,主相是黄绿、辅以红。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 15%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
此“郁金香”是酒色,不是花名。名同实异,正是读古诗与看古画都要小心的地方——也正因这层误会,这句诗常被种花人挪用。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1814 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。图中描绘的是郁金香,在分类体系中列于百合科(Liliaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 477,对应原书第 477 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La Tulipe des jardins, ou Tulipe genérienne de Linné, offre trop de variétés pour que nous puissions nous occuper d’en noter d’autres que les principales. Nous nous proposions de décrire et de représenter les premières variétés les plus simples de chaque couleur, en nous rapprochant de la méthode autrefois suivie par L’Ecluse. L’étendue de notre travail sur les genres nombreux des Liliacées nous oblige d’abréger nos recherches sur les variétés.
La bulbe de la Tulipe des jardins est formée de tuniques charnues renfermées les unes dans les autres, et dont les extérieures sont brunes.
La tige est glabre, cylindrique, haute de cinq décimètres (un pied et demi), ferme, fibreuse et médullaire à l’intérieur.
Cette tige porte trois feuilles alternes, ovales-oblongues, demi-amplexicaules, creusées en gouttière et formant presque le cornet auprès de la tige, un peu nerveuses en dessous, et recourbées, souvent ondulées sur les bords.
La fleur terminale et unique est à six divisions ouvertes en cloche, peu écartées par les bords.
Ces divisions sont lancéolées-ovales dans la variété que nous décrivons, longues de neuf centimètres (trois pouces et demi), disposées de telle sorte que les trois extérieures s’écartent des intérieures par leur sommet, qui est un peu rejeté en dehors, tandis que les trois intérieures restent droites. La forme un peu arquée des divisions intérieures produit une sorte d’étranglement dans le milieu de la hauteur de la fleur, lorsque cette fleur n est pas trop épanouie.
Les divisions de la fleur n’ont point de taches à leur base; elles sont d’un jaune vif, rayées de larges bandes rouges convergentes à la base; le sommet des divisions est principalement jaune.
Les étamines, au nombre de six, ont leurs filets plus courts que l’ovaire; les anthères, aussi grandes que les filets et terminales, sont linéaires-oblongues, et s’élèvent à la hauteur du stigmate.
Le pistil est des deux tiers plus court que les divisions de la fleur; le stigmate est sessile, persistant, à trois crêtes doubles, glanduleuses, ondulées.
La capsule est ovoïde trigone, d’abord succulente, et devient coriace et dure en se desséchant. Cette capsule est à trois loges et formée de trois valves épaisses, qui souvrent par le sommet, et dont les sutures se trouvent sur les angles de la capsule. Les graines sont planes, nombreuses, horizontales, superposées en deux colonnes dans chaque loge.
Observations
Nous nommons avec Gærtner la Tulipe gesnérienne de Linné, Tulipe des jardins; elle en fait un des plus brillants ornements; elle est cultivée passio-nément par beaucoup de fleuristes. Ses couleurs, dans les plus belles variétés que produit la culture, sont sujettes à changer; on se procure, par des semis, des variétés nouvelles; elles ne sont bien panachées qu’au bout de plusieurs années de culture.
La variété que nous représentons est une des plus faciles à conserver; elle est un peu tardive et a été beaucoup multipliée. Les jardiniers la nomment, à Paris, la Boswell. On la vend en bouquets à la fin d’avril ou au commencement de mai.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Tulipa Gesneriana. T. flore erecto, foliis ovato-lanceolatis. Lin. Spec. 438.
- Tulipa scapo triphyllo, foliis ovato-lanceolatis. Hort. Ups. 82.
- Tulipa Gesneriana. T. caule unifloro glabro; flore erecto (versi-colore), petalis obtusis, glabris; foliis ovato-lanceolatis. Persoon. synops. 1. p. 361. Willd. spec. 2 p. 97.
- Tulipa Turcarum. Gesner in Cord. hist. 213.
- Tulipa hortensis. Gærin. de sem. el fruct. 1. p. 64.
- Tulipa. Bauh. pin. 57.
- Varietas 1. Tulipa lutea lituris miniatis. Bauh. pin. 61.