Yucca Filamentosa
Yucca a Filaments
- 学名
- Yucca a Filaments
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 278
- 原书页码
- p.277
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.50∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Yucca filamentosa:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 13.2%,叶色 4.8%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 24%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
方石斛栽香百合,小盆山养水黄杨。
—— 宋·陆游《龟堂杂兴十首 其五》
“方石斛栽香百合”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1809 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。画面主体为 Yucca Filamentosa,在分类体系中列于百合科(Liliaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 278,对应原书第 277 页,版式为纵幅,画面以橙黄为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette belle Yucca se distingue facilement des autres espèces connues du même genre par l’absence totale de la tige. Elle sort d’une racine pivotante, qui émet des fibres brunes très-longues et de la grosseur d’une plume d’oie. Ses feuilles, toutes radicales et longues de cinq décimètres environ, sont très-nombreuses, linéaires, lancéolées, fermes, étalées, un peu courbées en gout-tière, glabres, légèrement rudes au toucher, aigués et épineuses au sommet. Elles sont munies sur les bords de filaments capillaires, blanes et écartés, qui paraissent formés par le déchirement des nervures extérieures, et qui ne sont point le prolongement des dentelures de la feuille, ainsi qu’on pourrait le croire, si l’on avait égard à la phrase caractéristique par laquelle Linné a désigné cette plante. La hampe qui supporte les fleurs s’élève à la hauteur de deux, ou même de trois mètres. Elle est droite, eylindrique, de la grosseur du pouce. Il sort de sa partie inférieure quelques folioles courtes en forme de langue, un peu obliques et terminées par une petite pointe.
Les fleurs forment une grappe composée, ou panicule pyramidale, qui occupe près des deux tiers de la hauteur de la hampe. Cette pyramide est composée d’un grand nombre de grappes, portées chacune sur des pédoncules de la longueur de deux ou trois décimètres, qui s’étendent dans une direction presque hori-zontale, et sont munis à leur base de bractées ovales-lancéolées. Chaque pédoncule supporte au sommet de pédicelles trèscourts, quinze ou vingt fleurs pen-dantes, blanchâtres et assez semblables à des tulipes pour leur forme, aussi-bien que pour leur grandeur.
Les segments du périgone, au nombre de six, sont séparés les uns des autres dans toute leur longueur, et demi-étalés. Les trois extérieurs sont lancéolés, aigus, comprimés et calleux à leur sommet. Ils sont blanchâtres dans la plus grande partie de leur étendue; mais, en dehors et dans leur partie moyenne, ils sont d’un vert jaunâtre, pale. Les trois intérieurs, d’ailleurs semblables, sont ovales, concaves, un peu rétrécis en pointe. Il n’y a que l’un d’entre eux qui soit calleux à son extrémité.
Les filaments des étamines sont égaux entre eux, très-épais, surfout à leur partie supérieure, comprimés de dehors en dedans, couverts d’un duvet blanc, serrés contre le style dans leur partie inférieure, et s’en écartant un peu dans la supérieure. Ils ne dépassent guère la moitié de la longueur des segments du périgone. Les anthères sont ovales, jaunes, oblongues, très-petites et placées en travers de la largeur des filaments, de telle manière qu’elles prendraient une position horizontale si l’on redressait la fleur.
L’ovaire est prismatique, allongé, à six faces marquées chacune d’un sillon. Il se dilate un peu vers sa partie supérieure. Le style est très-épais, prisma-tique, triangulaire et marqué de trois sillons. Il dépasse un peu les étamines et se divise en trois stigmates oblongs, recourbés en dehors et creusés d’une gouttière sur leur face interne.
Nous n’avons pas vu le fruit.
Histoire
La Yucca à Glaments croit communément dans les plages maritimes de la Virginie et de la Caroline. On la retrouve aussi, suivant Michaux, dans les parties les plus occidentales de ces deux Etats. Nous la décrivons d’après deux individus que nous avons vus en fleur au mois d’aoit 1809, dans le Jardin de Trianon, où ils avaient été envoyés par M. Michaux fils. Elle fleurit rarement dans nos climats.
Suivant M. Bose, qui a bien voulu nous donner quelques renseignements sur ce sujet, il en est de même de la Yucca à filaments que des Agaves; elle ne donne ses fleurs qu’une fois, et périt après cette époque, qui arrive lorsque la plante a atteint läge de cinq ou sis ans: il y a cependant des exceptions à cette règle; car les deux pieds que nous avons observés sont encore pleins de vie dans ce moment, c’est-à-dire, six mois après avoir donné leurs fleurs.
Explication des planches
- Planche 977. La Plante entière réduite au quart de sa hauteur.
- Planche 978. Diverses parties de la Plante de grandeur naturelle,
- Une feuille.
- Une grappe de fleurs avec la partie de la hampe qui lui donne naissance.
- Un des segments intérieurs du périgone.
- Les étamines et le pistil.
- L’ovaire, le style et les stigmates.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Yucca filamentosa. Y. acaulis, foliis latiuscule-lanceolatis, margine passim filamentosis. Mich. fl. Bor. Amer, vol. 1.
- Yucca filamentosa. Y. foliis serrato-filamentosis. Lin. sp. pl. 457. Mill. dict. n. 4. Desfont. arbres et arbustes. 1. p. 18.
- Yucca filamentosa. Y. acaulis, folis lanceolatis serrato-filiferis. Pers. enchir. 1. 378.
- Yucca filamentosa. Y. foliis serrato-filiferis. Willd. sp. pl. 2. 184.
- Yucca foliis lanceolatis acuminatis integerrimis margine filamentosis. Gron. Virg. éd. 2. p. 53. Trew Ehret. t. 37.
- Yucca foliis filamentosis. Moris. hist. 2. p. 419. sect. 4. tab. 23. f. 2.
- Yucca Virginiana foliis per marginem apprimè filatis. Plukn. alm. 396.