Leucoium Æstivum
Nivéole d’Été
Nivéole d’Été
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.38 : 1
First Look
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
Exhaust the strange peaks, and then make the sketch.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
No reliable binomial survives, so the printed title must serve. The older system filed it under Amaryllidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. Neither name nor binomial survives: the printed title must do.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.5% of the sheet against 12.1% of foliage, the cast tending yellow-green — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 17% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
郁金香汗裛歌巾,山石榴花染舞裙。
—— 唐·白居易《盧侍御小妓乞詩座上留贈》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. Three homelands: the Mediterranean, Central Asia and South Africa. The tulip came from Ottoman gardens and became a Dutch mania. The year 1805 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1805.
About this plate
Description
Une bulbe blanchâtre, arrondie, revêtue de plusieurs tuniques, donne naissance à plusieurs feuilles droites, planes, un peu concaves à la base, linéaires, très-obtuses, longues de 4–5 décimètres, larges de deux centimètres, glabres et d’un vert asser foncé; de la meme bulbe sortent une ou deux hampes droites, un peu plus courtes que les feuilles, creuses à l’intérieur, planes d’un côté, très-convexes de l’autre, munies de deux angles saillants presque foliacés. Chaque hampe se termine par une ombelle de quatre à six fleurs blanches, inodores, pédicellées, pendantes, qui fleurissent les unes après les autres, et qui sortent d’une spathe presque foliacée, univalve, fendue la-téralement, concave et longue de 6 centimetres; les pédicelles sont triangulaires, un peu courbés au sommet, longs de 4 centimètres, accompagnés d leur base de quelques petites bractées linéaires.
La corolle adhère par sa base avec l’ovaire; son limbe est en forme de clo-che, divisé en six parties égales entre elles, ovales, blanches, terminées par une sommité verte et calleuse. Les six étamines sont placées devant chaque partie de la corolle, insérées sur elles au moyen d’une base glandaleuse, droites, de moitié plus courtes que le limbe de la corolle; leurs filets sont droits filiformes, plus courts que les anthères; celles-ci sont en forme d’alène, droi-tes, à deux loges qui souvrent au sommet par un pore, et qui émettent un pollen jaune. L’ovaire est adhérent avec la corolle, ovoïde, lisse et vert en dehors. Le style est droit, d’un beau blanc, mince à la base, épaissi vers le haut, où il est marqué d’une tache verte, égal à la longueur des anthères, terminé par un stigmate simple et pointu. Le fruit est une capsule à peu près ovoide, à trois loges, à trois valves munics chacune d’une cloison, à plusieurs graines noires et anguleuses.
Histoire
Cette plante est indigène des lieux un peu frais et montueux des provinces méridionales de la France et de l’Europe. ♃.
On la cultive facilement et en pleine terre dans les jardios de botanique, oit elle fleurit vers le milieu du printemps. Son nom de Nivéole d’été lui a été donné par Linné, soit par opposition avec la Nivéole da printemps, qui fleurit à la fin de l’hiver, soit probablement parce que notre plante ne fleurit qu’en été sous le climat d’Upsal.
Observations
M. Gouan considère cette plante comme une simple variété du Leucoimm vernum, qui, mieus nourri, développe un plus grand nombre de fleurs; mais on est autorisé à la considérer comme une espèce distincte, en voyant que la culture n’altère point les caractères ni l’époque de la fleuraison de ces plantes, et que l’une d’elles est propre à certains pays dans lesquels l’autre ne se rencontre jamais.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Lencoiam restivum. L. spathâ multiflorâ, stylo clavato. Lin. Spec. 414. Mill. Dict. n. 2. Jacq. austr. t. 202. Scop. carn. n. 393. Hoffin. germ. 114. Wild. Spec. 2. p. 3o. Lam. illustr. t. 230. f. 2. Dict. 4. p. 494 et 5. p. 176. Fl. fl. 3. ed. n. 1985. Pers. Ench. 1. p. 349.
- Leucoiam vernum, var. β. Gou. J. Mons. p. 303.
- Lencoium bulbosum majus seu multillorum. C. Bauh. pin. 55. Maga. bot. 153.
- Leucoium bulbosum serotinum majus. Clus. hist. 1. p. 170. Stirp. Pann. p. 184. ic.
- Leucoium balbosum multiflorum. Tabern. 1005.
- Leucoium bulbosum polyanthemum tardiùs florens, floribus minoribus. J. Bauh. hist. 2. p. 592.
- Leucoium bulbosum polyanthemum. Dod. pemp. 230.
- Polvanthemum. Ren. Spee. gg. t. 100.
- Narcisso-leucoium pratense multiflorum. Tourn. inst. 387.
- Leuco-narcisso lirion pratense vernum. Lob. icon. 122.
- B. Flore pleno.
- Narcisso-leucoium pratense multiflorum, flore pleno. Tourn. inst. 387.