Leucoium Æstivum
Nivéole d’Été
Nivéole d’Été
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 135
- 原书页码
- p.135
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.38∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
此幅未见可靠的学名,只能以原书题名相称——早期图谱里这种情形并不少见。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅既无通行中文名,学名也不可靠,只能以原书题名相称——图谱里总有几幅这样的图,只能靠画面本身说话。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 12.1%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 17%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
郁金香汗裛歌巾,山石榴花染舞裙。
—— 唐·白居易《盧侍御小妓乞詩座上留贈》
“郁金香汗裛歌巾”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1805 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。原书题作“Leucoium Æstivum”,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 135,见第 135 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une bulbe blanchâtre, arrondie, revêtue de plusieurs tuniques, donne naissance à plusieurs feuilles droites, planes, un peu concaves à la base, linéaires, très-obtuses, longues de 4–5 décimètres, larges de deux centimètres, glabres et d’un vert asser foncé; de la meme bulbe sortent une ou deux hampes droites, un peu plus courtes que les feuilles, creuses à l’intérieur, planes d’un côté, très-convexes de l’autre, munies de deux angles saillants presque foliacés. Chaque hampe se termine par une ombelle de quatre à six fleurs blanches, inodores, pédicellées, pendantes, qui fleurissent les unes après les autres, et qui sortent d’une spathe presque foliacée, univalve, fendue la-téralement, concave et longue de 6 centimetres; les pédicelles sont triangulaires, un peu courbés au sommet, longs de 4 centimètres, accompagnés d leur base de quelques petites bractées linéaires.
La corolle adhère par sa base avec l’ovaire; son limbe est en forme de clo-che, divisé en six parties égales entre elles, ovales, blanches, terminées par une sommité verte et calleuse. Les six étamines sont placées devant chaque partie de la corolle, insérées sur elles au moyen d’une base glandaleuse, droites, de moitié plus courtes que le limbe de la corolle; leurs filets sont droits filiformes, plus courts que les anthères; celles-ci sont en forme d’alène, droi-tes, à deux loges qui souvrent au sommet par un pore, et qui émettent un pollen jaune. L’ovaire est adhérent avec la corolle, ovoïde, lisse et vert en dehors. Le style est droit, d’un beau blanc, mince à la base, épaissi vers le haut, où il est marqué d’une tache verte, égal à la longueur des anthères, terminé par un stigmate simple et pointu. Le fruit est une capsule à peu près ovoide, à trois loges, à trois valves munics chacune d’une cloison, à plusieurs graines noires et anguleuses.
Histoire
Cette plante est indigène des lieux un peu frais et montueux des provinces méridionales de la France et de l’Europe. ♃.
On la cultive facilement et en pleine terre dans les jardios de botanique, oit elle fleurit vers le milieu du printemps. Son nom de Nivéole d’été lui a été donné par Linné, soit par opposition avec la Nivéole da printemps, qui fleurit à la fin de l’hiver, soit probablement parce que notre plante ne fleurit qu’en été sous le climat d’Upsal.
Observations
M. Gouan considère cette plante comme une simple variété du Leucoimm vernum, qui, mieus nourri, développe un plus grand nombre de fleurs; mais on est autorisé à la considérer comme une espèce distincte, en voyant que la culture n’altère point les caractères ni l’époque de la fleuraison de ces plantes, et que l’une d’elles est propre à certains pays dans lesquels l’autre ne se rencontre jamais.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Lencoiam restivum. L. spathâ multiflorâ, stylo clavato. Lin. Spec. 414. Mill. Dict. n. 2. Jacq. austr. t. 202. Scop. carn. n. 393. Hoffin. germ. 114. Wild. Spec. 2. p. 3o. Lam. illustr. t. 230. f. 2. Dict. 4. p. 494 et 5. p. 176. Fl. fl. 3. ed. n. 1985. Pers. Ench. 1. p. 349.
- Leucoiam vernum, var. β. Gou. J. Mons. p. 303.
- Lencoium bulbosum majus seu multillorum. C. Bauh. pin. 55. Maga. bot. 153.
- Leucoium bulbosum serotinum majus. Clus. hist. 1. p. 170. Stirp. Pann. p. 184. ic.
- Leucoium balbosum multiflorum. Tabern. 1005.
- Leucoium bulbosum polyanthemum tardiùs florens, floribus minoribus. J. Bauh. hist. 2. p. 592.
- Leucoium bulbosum polyanthemum. Dod. pemp. 230.
- Polvanthemum. Ren. Spee. gg. t. 100.
- Narcisso-leucoium pratense multiflorum. Tourn. inst. 387.
- Leuco-narcisso lirion pratense vernum. Lob. icon. 122.
- B. Flore pleno.
- Narcisso-leucoium pratense multiflorum, flore pleno. Tourn. inst. 387.