Scilla Pomeridiana
伏尔加蓝瑰花
Scille de L’Après-Midi
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- upright 1.47 : 1
First Look
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
Exhaust the strange peaks, and then make the sketch.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Scilla pomeridiana: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Asparagaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. The Chinese name 伏尔加蓝瑰花 is a modern rendering of the Latin, not an old garden name.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 3.0% of the sheet, foliage 9.8%, the cast amber with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 16% of the sheet, centred below centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
郁金垂嫩柳,罯画委高笼。
—— 唐·元稹《春六十韻》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. Three homelands: the Mediterranean, Central Asia and South Africa. The tulip came from Ottoman gardens and became a Dutch mania. The year 1814 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
Next time you stand before a flowering plant, give it three minutes: leaf arrangement, direction of the flower, the darkest patch. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Bulbe épaisse à la base et arrondie, large de deux pouces (cinq centimètres et demi), conique et allongée par le sommet, enveloppée de tuniques fibreuses, grossières, brunes ou rougeâtres. De longues fibres radicales, rameuses, des. cendent de cette bulbe et s’étendent obliquement.
Feuilles lineaires-lancéolées, longnes de plus d’un pied (quatre décimètres), larges de neuf lignes (deux centimètres), un peu rétrécies à la hase, aigues au sommet, retombantes et étalées, un peu rudes sur les bords, qui, examinés à la loupe, paraissent à peine être dentés. La surface des feuilles est striée en dessus, et forme une gouttière pliée an sommet et à la base, et dont les bords s’écartent, et sont ondalés; il y a une quantité prodigieuse de points blancs tres-fins a la surface des feuilles.
La tige est droite, grele, cylindrique, centrale au dessus de la bulbe, retenue comme dans un étoi par la base des feuilles; elle s’élève à trois pieds (un mètre), et se partage en plusieurs rameaux simples, divergents, presque à angle droit. Les feuilles, qui sont placées au-dessons de l’aisselle des rameaux, diminuent comme ces derniers dans toutes leurs proportions de la base au sommet de la tige.
Les fleurs sont assex écartées les unes des autres, disposées alternativement et pédonculées sur toute la longueur des rameaux. Leurs pédoncules, accompagnés d’une courte bractée en fer d’alène, sont droits, filiformes, longs de neuf lignes (deux centimètres). Leur périgone est séparé, jusqu’à sa base, en six parties linéaires-lancéolées, longues comme les pédoncules. Ces six divisions sont un peu creusées en gouttière, d’un blane rosé, marquées sur leur longueur d’une ligne moyenne tout-à-fait rose, ou qui est d’un vert violet en dehors. Les divisions sont toutes égales en longueur, très-ouvertes, réfléchies et arquées vers le pédoncale de la même manière qu’on les observe sur une fleur beaucoup plus grande dans le Lis martagon.
Les étamines, au nombre de six, sont de la longueur du périgone, et médio crement arquées vers le pistil en sens contraire des divisions, à la base desquelles leurs filets adhèrent. Les anthères sont droites et oblongues.
L’ovaire est glabre, ovale, verditre. Le style, blane et filiforme, est long comme les filets des étamines. On distingue á peine le stigmate, qui est fort petit et à trois lobes.
Le fruit est une capsule ovale-triloculaire, i loges renfermant une ou deus graines de forme ovale-allongée et de couleur noire.
Histoire
M. Decandolle a fait commitre cette plante dans les descriptions dont il a enrichi son entalogue des plantes du jardio botanique de Montpellier, publie l’année dernière. Ello lui avait été envoyée de Bordeaus pour le Phalangium bicolor, qui est une toute autre plante. Voyez tom. iv, planche 215 de nos Liliacées, la figure de ce Phalangium.
Observations
Les fleurs do Scilla pomeridiana s’épanosissent deux pardeux, de la base vers le sommet des rameaux, à deus heures de l’apris-midi, et se fient d’elles-mêmes en un seul jour. Cette belle plante est réunie au genre Scilla, à cause de sa racine bulbeuse; son port est tout-à-fait celui des Phalangium. Nous l’avons vue en flears au mois de mai, au Jardio des Plantes.
Explication des figures
- Une étamine avec une des divisions du périgone.
- Le pistil.
- Le fruit ouvert par le haut.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Scilla pomeridiana. S. foliis lineari-lanceolatis, undulatis, patulis; scapo ramoso brevioribus. Decandol. annotation. in catalog. hors. Monsp. p. 143.