伏尔加蓝瑰花
Scilla Pomeridiana
Scille de L’Après-Midi
- 中文名
- 伏尔加蓝瑰花
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 421
- 原书页码
- p.421
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 1.47∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Scilla pomeridiana:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。中文名“伏尔加蓝瑰花”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.0%,叶色 9.8%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 16%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
郁金垂嫩柳,罯画委高笼。
—— 唐·元稹《春六十韻》
“郁金垂嫩柳”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1814 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。画面主体是伏尔加蓝瑰花(Scilla Pomeridiana),归入天门冬科(Asparagaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 421,见第 421 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Bulbe épaisse à la base et arrondie, large de deux pouces (cinq centimètres et demi), conique et allongée par le sommet, enveloppée de tuniques fibreuses, grossières, brunes ou rougeâtres. De longues fibres radicales, rameuses, des. cendent de cette bulbe et s’étendent obliquement.
Feuilles lineaires-lancéolées, longnes de plus d’un pied (quatre décimètres), larges de neuf lignes (deux centimètres), un peu rétrécies à la hase, aigues au sommet, retombantes et étalées, un peu rudes sur les bords, qui, examinés à la loupe, paraissent à peine être dentés. La surface des feuilles est striée en dessus, et forme une gouttière pliée an sommet et à la base, et dont les bords s’écartent, et sont ondalés; il y a une quantité prodigieuse de points blancs tres-fins a la surface des feuilles.
La tige est droite, grele, cylindrique, centrale au dessus de la bulbe, retenue comme dans un étoi par la base des feuilles; elle s’élève à trois pieds (un mètre), et se partage en plusieurs rameaux simples, divergents, presque à angle droit. Les feuilles, qui sont placées au-dessons de l’aisselle des rameaux, diminuent comme ces derniers dans toutes leurs proportions de la base au sommet de la tige.
Les fleurs sont assex écartées les unes des autres, disposées alternativement et pédonculées sur toute la longueur des rameaux. Leurs pédoncules, accompagnés d’une courte bractée en fer d’alène, sont droits, filiformes, longs de neuf lignes (deux centimètres). Leur périgone est séparé, jusqu’à sa base, en six parties linéaires-lancéolées, longues comme les pédoncules. Ces six divisions sont un peu creusées en gouttière, d’un blane rosé, marquées sur leur longueur d’une ligne moyenne tout-à-fait rose, ou qui est d’un vert violet en dehors. Les divisions sont toutes égales en longueur, très-ouvertes, réfléchies et arquées vers le pédoncale de la même manière qu’on les observe sur une fleur beaucoup plus grande dans le Lis martagon.
Les étamines, au nombre de six, sont de la longueur du périgone, et médio crement arquées vers le pistil en sens contraire des divisions, à la base desquelles leurs filets adhèrent. Les anthères sont droites et oblongues.
L’ovaire est glabre, ovale, verditre. Le style, blane et filiforme, est long comme les filets des étamines. On distingue á peine le stigmate, qui est fort petit et à trois lobes.
Le fruit est une capsule ovale-triloculaire, i loges renfermant une ou deus graines de forme ovale-allongée et de couleur noire.
Histoire
M. Decandolle a fait commitre cette plante dans les descriptions dont il a enrichi son entalogue des plantes du jardio botanique de Montpellier, publie l’année dernière. Ello lui avait été envoyée de Bordeaus pour le Phalangium bicolor, qui est une toute autre plante. Voyez tom. iv, planche 215 de nos Liliacées, la figure de ce Phalangium.
Observations
Les fleurs do Scilla pomeridiana s’épanosissent deux pardeux, de la base vers le sommet des rameaux, à deus heures de l’apris-midi, et se fient d’elles-mêmes en un seul jour. Cette belle plante est réunie au genre Scilla, à cause de sa racine bulbeuse; son port est tout-à-fait celui des Phalangium. Nous l’avons vue en flears au mois de mai, au Jardio des Plantes.
Explication des figures
- Une étamine avec une des divisions du périgone.
- Le pistil.
- Le fruit ouvert par le haut.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Scilla pomeridiana. S. foliis lineari-lanceolatis, undulatis, patulis; scapo ramoso brevioribus. Decandol. annotation. in catalog. hors. Monsp. p. 143.