Tradescantia Virginica
Éphémérine de Virginie
Éphémérine de Virginie
Ten ways of seeing
- measured cast violet-blue
- upright 1.48 : 1
First Look
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
In painting, the intention precedes the brush.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 12 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Tradescantia virginica: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Juncaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.5% of the sheet against 4.4% of foliage, the cast tending violet-blue — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. A bulb of overlapping fleshy scales gives the lily its Chinese name, 'hundred-fold'; six tepals reflex as the flower opens, around six stamens with long, T-shaped anthers. a moss green. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 11% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
木末芙蓉花,山中发红萼。涧户寂无人,纷纷开且落。
—— 唐·王维《辛夷坞》
Lotus blossoms at the branch tips put forth red calyces in the hills. By the silent ravine, they open and fall, open and fall.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In the West the white lily is Marian purity, held by the angel of the Annunciation; in China the name sounds like 'a hundred years in harmony', a wedding wish. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
the flowers last only days, so artists drew them just as they opened. Temperate north — China, Japan, Europe. Long used in Chinese medicine, lilies were hunted in East Asia by nineteenth-century collectors and transformed European gardens. The year 1804 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Cette plante est tellement connue, que je ne m’arrêterai point à en donner une description détaillée: son port est très-bien décrit par Lamarck, sa fleur par Linné, et son fruit par Gortner; je m’attacherai seulement ici à faire connaitre les dillérentes variétés qu’elle présente. Ces variétés sont de deux sortes; les unes relatives à la couleur de la fleur; les autres à l’état de la surface même de la plante: on conçoit que ces deux classes de variations peuvent se combiner les unes avee les autres.
Les fleurs de l’Ephémérine sont en général d’un beau violet pourpre, et c’est même cette couleur qui fait rechercher cette plante dans les jardins. On en trouve des individus dont la fleur est d’un violet pale, et quelques-uns où elle est entièrement blanche.
Tous les auteurs ont décrit l’Ephémérine comme étant constamment lisse et glabre dans toutes ses parties: ce caractère existe en ellet dans la plupart des individus, et surtout dans ceux que nous cultivons dans nos jardins; mais on trouve cependant des individus plus ou moins chargés de poils; ainsi, dans la var. B les pédicelles de toutes les fleurs sont garnis de longs poils mols, hérissés et nullement couchés; dans la var. C, ces mémes poils se retrouvent sur les divisions extérieures et foliacées de la fleur, et principalement vers leur sommet. La var. D a souvent les pédicelles et les calices entièrement glabres; mais le bord de ses feuilles est garni vers l’entrée de la gaine de longs poils semblables à ceux des pédicelles. Ces différentes variétés, que jai observées dans des individus cultivés, et dans des échantillons d’Amérique desséchés, m’ont engagé à rapporter à la même espèce la var. E qui s’en éloigne beaucoup au premier coup-d’cil, et que j’avais prise d’abord pour une espèce dis-tincte: ici, les tiges, les feuilles, les pédoncules, les pédicelles et les calices, c’est-à-dire, la surface entière de la plante est couverte de longe poils hérissés, assez semblables à ceux que nous avons observés sur dillérentes parties dans les variétés précédentes; je connais cette dernière variété par un bel échantillon desséché, qui est originaire de la Caroline méridionale, d’où il a été rapporté par Fraser sous le nom de Tradescantia pilosissima. On voit, d’après ees observations, qu’il est nécessaire de modifier le caractère spécilique que tous les Anteurs ont employé pour cette plante.
Histoire
L’Éphémérine de Virginie est originaire de la Virginie, de la haute Caro-line, et se trouve aussi dans la basse Caroline, d’après T’herbier de Fraser. ♃.
Elle est cultivée depuis longtemps dans nos jardins comme plante d’orne-ment; elle peut passer en pleine terre: on la multiplie de drageons et de bou-tures; elle préfère un sol un peu humide.
Cette plante fleurit pendant autant de jours que ses ombelles portent de fleurs, car on ne trouve ordinairement qu’une et rarement deux fleurs de chaque ombelle épanonie à la fois: ces fleurs souvrent vers les dix heures du matin, et sont réellement éphémères, car elles se ferment entre deux et trois de l’après-midi, et ne se rouvrent jamais.
Explication de la planche
La var. A de l’Ephémérine de Virginie, de grandeur naturelle.
- Une des divisions intérieures de la fleur.
- La fleur dépouillée de ses divisions intérieures.
- Le pistil.
Fam. des Joncs. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Tradescantia virginica. T. erecta, foliis lanceolatis longis augustis, floribus umbellato-congestis terminalibus.
- Teta lævis et glabra.
- Tradescantia virginica. T. erecta lavis, floribus congestis. Lin. Spec. 411. Lam. Dict. 2. p. 370. Illustr. 1. 226. f. 1. Gærtn. fruct. 1. p. 51. f. 2.
- Tradescantia virginica. T. erecta, foliis lanceolatis glabris, floribus umbellato-congestis terminalibus. Wild. Spec. 2. p. 16.
- Tradescantia. Lin. Hort. Cliff. 127. Hort. Ups. 73. Gron. Virg. 36, Roy. lugd-b. 37.
- Ephemerum congestum. E. foribus terminalibus congestis pedunculatis nudis, defloratis deflesis, foliis plicatis lanceolatis, caulinis alternis, summis oppositis, caule ramoso erecto striato. Mænch. meth. 238.
- Ephemerum phalangoides tripetalum non repens virginianum gramineum. Moris. hist. 3. p. 606. s. 15. t. 2. f. 4.
- Allium seu Moly virginianum. Bauh. Pin. 506.
- Pedicellis pilosis.
- Calyce externe piloso.
- Tradescantia virginica. T. erectiuscula, folia clongatis, floribus pubescentibus sessilibus congestis. Michaux. Fl. bor. amer. 1. p. 193.
- Foliis basi ciliato-pilosis.
- Tota pilosissima.
- Il s’est glicé une erreur dans les premières épreurra de la planche 95: elles portent Commelina erecta. Comméline droite; lisez, Tradetente virginica. Tradescante de Virginie.