Tradescantia Virginica
Éphémérine de Virginie
Éphémérine de Virginie
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 95
- 原书页码
- p.95
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 蓝紫、紫
- 纵幅 1.48∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Tradescantia virginica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Juncaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 4.4%,主相是蓝紫——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 11%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
木末芙蓉花,山中发红萼。涧户寂无人,纷纷开且落。
—— 唐·王维《辛夷坞》
借辛夷“自开自落”之境,写山谷百合的处境:无人看顾,也照旧把花开完。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1804 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。画面主体为 Tradescantia Virginica,在分类体系中列于灯心草科(Juncaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 95,对应原书第 95 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante est tellement connue, que je ne m’arrêterai point à en donner une description détaillée: son port est très-bien décrit par Lamarck, sa fleur par Linné, et son fruit par Gortner; je m’attacherai seulement ici à faire connaitre les dillérentes variétés qu’elle présente. Ces variétés sont de deux sortes; les unes relatives à la couleur de la fleur; les autres à l’état de la surface même de la plante: on conçoit que ces deux classes de variations peuvent se combiner les unes avee les autres.
Les fleurs de l’Ephémérine sont en général d’un beau violet pourpre, et c’est même cette couleur qui fait rechercher cette plante dans les jardins. On en trouve des individus dont la fleur est d’un violet pale, et quelques-uns où elle est entièrement blanche.
Tous les auteurs ont décrit l’Ephémérine comme étant constamment lisse et glabre dans toutes ses parties: ce caractère existe en ellet dans la plupart des individus, et surtout dans ceux que nous cultivons dans nos jardins; mais on trouve cependant des individus plus ou moins chargés de poils; ainsi, dans la var. B les pédicelles de toutes les fleurs sont garnis de longs poils mols, hérissés et nullement couchés; dans la var. C, ces mémes poils se retrouvent sur les divisions extérieures et foliacées de la fleur, et principalement vers leur sommet. La var. D a souvent les pédicelles et les calices entièrement glabres; mais le bord de ses feuilles est garni vers l’entrée de la gaine de longs poils semblables à ceux des pédicelles. Ces différentes variétés, que jai observées dans des individus cultivés, et dans des échantillons d’Amérique desséchés, m’ont engagé à rapporter à la même espèce la var. E qui s’en éloigne beaucoup au premier coup-d’cil, et que j’avais prise d’abord pour une espèce dis-tincte: ici, les tiges, les feuilles, les pédoncules, les pédicelles et les calices, c’est-à-dire, la surface entière de la plante est couverte de longe poils hérissés, assez semblables à ceux que nous avons observés sur dillérentes parties dans les variétés précédentes; je connais cette dernière variété par un bel échantillon desséché, qui est originaire de la Caroline méridionale, d’où il a été rapporté par Fraser sous le nom de Tradescantia pilosissima. On voit, d’après ees observations, qu’il est nécessaire de modifier le caractère spécilique que tous les Anteurs ont employé pour cette plante.
Histoire
L’Éphémérine de Virginie est originaire de la Virginie, de la haute Caro-line, et se trouve aussi dans la basse Caroline, d’après T’herbier de Fraser. ♃.
Elle est cultivée depuis longtemps dans nos jardins comme plante d’orne-ment; elle peut passer en pleine terre: on la multiplie de drageons et de bou-tures; elle préfère un sol un peu humide.
Cette plante fleurit pendant autant de jours que ses ombelles portent de fleurs, car on ne trouve ordinairement qu’une et rarement deux fleurs de chaque ombelle épanonie à la fois: ces fleurs souvrent vers les dix heures du matin, et sont réellement éphémères, car elles se ferment entre deux et trois de l’après-midi, et ne se rouvrent jamais.
Explication de la planche
La var. A de l’Ephémérine de Virginie, de grandeur naturelle.
- Une des divisions intérieures de la fleur.
- La fleur dépouillée de ses divisions intérieures.
- Le pistil.
Fam. des Joncs. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Tradescantia virginica. T. erecta, foliis lanceolatis longis augustis, floribus umbellato-congestis terminalibus.
- Teta lævis et glabra.
- Tradescantia virginica. T. erecta lavis, floribus congestis. Lin. Spec. 411. Lam. Dict. 2. p. 370. Illustr. 1. 226. f. 1. Gærtn. fruct. 1. p. 51. f. 2.
- Tradescantia virginica. T. erecta, foliis lanceolatis glabris, floribus umbellato-congestis terminalibus. Wild. Spec. 2. p. 16.
- Tradescantia. Lin. Hort. Cliff. 127. Hort. Ups. 73. Gron. Virg. 36, Roy. lugd-b. 37.
- Ephemerum congestum. E. foribus terminalibus congestis pedunculatis nudis, defloratis deflesis, foliis plicatis lanceolatis, caulinis alternis, summis oppositis, caule ramoso erecto striato. Mænch. meth. 238.
- Ephemerum phalangoides tripetalum non repens virginianum gramineum. Moris. hist. 3. p. 606. s. 15. t. 2. f. 4.
- Allium seu Moly virginianum. Bauh. Pin. 506.
- Pedicellis pilosis.
- Calyce externe piloso.
- Tradescantia virginica. T. erectiuscula, folia clongatis, floribus pubescentibus sessilibus congestis. Michaux. Fl. bor. amer. 1. p. 193.
- Foliis basi ciliato-pilosis.
- Tota pilosissima.
- Il s’est glicé une erreur dans les premières épreurra de la planche 95: elles portent Commelina erecta. Comméline droite; lisez, Tradetente virginica. Tradescante de Virginie.