Allium Ampeloprasum
Allium Ampeloprasum
Ail Faux-Poireau
- 学名
- Ail Faux-Poireau
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 385
- 原书页码
- p.385
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.49∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Ail faux-poireau:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.2%,叶色 15.8%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 25%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
梨花淡白柳深青,柳絮飞时花满城。
—— 宋·苏轼《东栏梨花》
百合无专咏之名篇,姑借梨花之境:同是素白,一在春寒,一在夏暑;白得清冷,是这一路花的共同语气。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1812 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。原书题作“Allium Ampeloprasum”,归入天门冬科(Asparagaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 385,见第 385 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La bulbe de cet Ail atteint, dans les individus cultivés, la grosseur du poing. Elle est arrondie, bosselée et formée comme celle de l’Ail ordinaire, d’un grand nombre de bulbes plus petites, ovales, oblongues, anguleuses, rassemblées autour d’un axe commun en un faisceau qu’enveloppent des tuniques lâches, membraneuses, blanchâtres. La tige s’élève à un mètre et demi environ. Elle est de la grosseur du pouce, couverte, dans le milieu de sa longueur, par les gaines des feuilles, nue daus le reste de son étendue, glabre, lisse, cylindrique ou très-légèrement comprimée, d’une couleur verte.
Les feuilles sont nombreuses, engainantes, disposées sur deux rangs à peu près opposés. Leur gaine est glabre, entière. Leur limbe est lancéolé-linéaire, aigu, long de trois ou quatre décimètres, large de quatre centimètres, d’un vert pale, un peu plié le long de sa nervure moyenne, très-finement dentelé sur les bords, avec les dentelores un peu dirigées en arrière. Elles ont peu de consis-tance, et leur extrémité est le plus souvent tombante.
Les fleurs sont estrémement nombreuses, assez petites, disposées en une ombelle très-serrée, à peu près sphérique, dépourvue de bulbes. La spathe d’où elles sortent est membraneuse, caduque, fendue latéralement, surmontée par une appendice étroite, obtuse, longue de cing ou six centimètres.
Le périgone est lilas, divisé jusqu’à sa base en six segments ovales, aigus, long« de cing millimètres, serrés les uns contre les autres. La nervure moyenne de tous ces segments est hérissée de petites pointes; les trois extérieures se rétrécissent un peu en pointe, et sont carénés sur le dos.
Les filaments des étamines, opposés aux divisions extérieures du périgone, sont de la même longueur qu’elles, simples et dilatés dans le bas; les trois autres sont beaucoup plus grands, divisés en trois lanières grêles, dont la moyenne porte l’anthère, et les deux latérales un peu plus longues, sont terminées par un filament capillaire. Les anthères sont ovales, vacillantes, jaunes. On voit fréquemment une ou deux étamines avortées.
L’ovaire est vert, ovale, à trois sillons peu profonds. Il présente une sorte de crête transversale et circulaire vers le milieu de sa hauteur. Le style est blanchâtre, plus court que le périgone. Le stigmate est simple.
Les individus sauvages acquièrent des dimensions beaucoup moins considérables que ceux dont nous venons de donner la description, et ont une ombelle moins fournie.
Histoire
L’Ail faux-Poireau est indigène du midi de l’Europe et de l’Orient. On le trouve aussi dans quelques parties de l’Angleterre et de l’Allemagne. On le cultive dans les jardins, soit comme plante d’ornement, soit surtout pour remplacer l’Ail vulgaire dont il a la saveur, et sur lequel il l’emporte par la grosseur de sa bulbe. Il fleurit au mois de juillet.
Observations
Quelques auteurs pensent que cet Ail n’est qu’une simple variété du Poireau ordinaire, dont il se rapproche beaucoup par le port. Il dillère de cette dernière espèce par sa bulbe beaucoup plus grosse, et divisée en un grand nombre de petites bulbes ovales, par ses feuilles nullement glauques et plus larges, du moins dans les individus eultivés, par son ombelle de fleurs moins sphérique, par la forme des divisions du périgone qui sont aigués et toutes carénées sur le dos, tandis que les trois intérieures sont lisses dans le Poireau. L’odeur que les feuilles de ces deux plantes exhalent quand on les écrase est très-dillérente.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Allium ampeloprasum. A. caule planifolio umbellifero, umbellâ globosâ, staminibus tricuspidatis, petalis carinâ scabris. Lin. sp. pl. 423. Hoffm. Germ. 115. Lam. dict. 1. p. 64. Willd. sp. pl. 2. p. 63. Smith. fl. Brit. 1. p. 355. Fl. Franç. éd. 3. 1951. Pers. enchir. 1. p. 355.
- Allium radice soboliferâ, folis gramineis, spica sphæricâ, staminibus alternè trifidis. Hall. Helvet. n. 1218.
- Allium staminibus alternè trifidis, foliis gramineis, floribus sphæricè congestis, radice laterali, solida. Hall. de All. 5.
- Allium sphærico capite folio latiore, sive Scorodoprasum alterum. Bauh. pin. 74. Rudh. elys. 2. p. 151.
- Porrum ampeloprasum. Mill. dict. n. 2.
- Porrum radice laterali solidâ, foliis linearibus, caule erecto, umbellâ subglobosâ. Roy. Lugd-b. 40.
- Scorodoprasum latifolium spontaneum Italieu floribus dilutè purpureis odoratis. Mich. gen. 25. t. 24. f. 5.
- Scorodoprasum primum. Clus. hist. p. 190.