Gladiolus Hirsutus
Glayeul Velu
- 学名
- Glayeul Velu
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 273
- 原书页码
- p.273
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 2.94∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Glayeul velu:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.8%,叶色 5.8%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 14%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
蓝田日暖玉生烟。
—— 唐·李商隐《锦瑟》
借玉烟之蓝,说鸢尾之色:不是颜料里的蓝,是光在薄瓣上散开的那一层雾。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1809 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。原书题作“Gladiolus Hirsutus”,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 273,见第 273 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La tige de ce Glayeul est élancée, haute de six décimètres environ, grêle, lisse et parfaitement glabre. Elle est accompagnée d’une ou deux feuilles radi-cales, engainantes, un peu plus courtes qu’elle, étroites, linéaires, comprimées en forme de glaive, aigués, lisérées de rouge, marquées de nervures très-saillan-tes, couvertes particulièrement sur leur gaine de poils mous et assez longs, qui deviennent rares vers leur sommet. Deux ou trois feuilles semblables, mais ayant leur gaine beaucoup plus longue et leur limbe assez court, naissent de la tige elle-même.
Les fleurs, au nombre de deux dans la variété que nous figurons ici, sont assez grandes, un peu inclinées et de couleur rose. Chacune d’elles est entourée à sa base par deux bractées foliacées, linéaires, lancéolées, égales entre elles et longues de quatre à cinq centimètres.
Le tube du périgone, un peu plus long que les bractées, et assez. fortement arqué vers le milieu de sa longueur, s’évase beaucoup dans sa partie supérieure. Le limbe est presque régulier. Ses divisions sont grandes, larges, étalées, dilatées vers le haut en manière de spatule, et rétrécies subitement à leur sommet en une petite pointe, très-peu prononcée dans quelques-unes d’entre elles.
Les étamines sont beaucoup plus courtes que les segments du périgone. Leurs filaments sont blancs et en forme d’alène. Les anthères sont redressées, linéaires, fort longues.
L’ovaire est adhérent, oblong et marqué de six sillons. Il supporte un style filiforme, un peu plus long que les étamines, et terminé par trois stigmates linéaires, arqués et étalés.
Histoire
Le Glayeul vela, introduit depuis une vingtaine d’années au moins dans les jardins de l’Europe, n’a été cultivé, à ce qu’il parait, que depuis peu de temps dans ceux de France. C’est dans celui de M. Gabriel, à Meudon, que nous avons vu l’individu, qui a servi à notre figure et à notre description.
Observations
C’est avec quelque doute que nous réunissons, d’après Vahl et M. Gawler, a la plante que nous venons de décrire, les variétés B et C, qui en dillèrent par leurs tiges multillores et par leur périgone, dont les divisions sont beaucoup plus étroites et moins étalées. Il est probable cependant qu’elles appartiennent à la même espèce; mais nous avons peine à croire qu’il en soit de même des autres variétés que M. Gawler a rapportées au Gladiolas hirsutus, et surtout de ses variétés α et β, dont les feuilles sont couvertes de poils presque imperceptibles à la vue simple. Nous ne prétendops au reste rien décider à cet égard, n’ayant pas vu nous-mêmes ces plantes.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Gladiolas hirsutus. G. corollâ campanulatâ, foliis ensiformibus villosulis, vaginâ pilosâ, caule bifloro spathisque glabris. Jacq. ic. rar. 2. t. 250. Collect. 4. ?. 161.
- Gladiolas hirsutus. G. corollâ subringente, spathis tubo æqualibus, scapis bifloris, foliis ensiformibus nervosis hirsutis. Willd. sp. pl. 1. p. 214.
- Gladiolus hirsutus. G. corollæ subringentis lacini obovatæ subundulatæ, foliis ensiformibus villosulis, vaginis pilosis. Vahl. enum. pl. 2. p. 88.
- B. Multillorus.
- Gladiolus hirsutus var. β. Gawl. in Curt. bot. mag. 574. et var. δ. ibid. 727.
- Gladiolas roseus. G. foliis lanceolatis, tortis rubro marginatis pubescentibus, floribus roseis odoratissimis. Andr. bot. rep. t. 11.
- Watsonia amcna. Var. β rosea. Pers. enchir. 1. 43.
- C. Minor.
- Gladiolus hirsutus, var, γ villosiusculus. Gawl. in Curt, bot. mag. 727. et 823?