Antholyza Æthiopica
Antholyze d’Éthiopie
Antholyze d’Éthiopie
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 110
- 原书页码
- p.110
- 主色
- 橙
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.47∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找橙色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名缺席时,画面本身就是唯一的证据。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅既无通行中文名,学名也不可靠,只能以原书题名相称——图谱里总有几幅这样的图,只能靠画面本身说话。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.3%,叶色 3.0%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。此幅属橙一路,橙如琥珀,暖而不燥。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 13%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
想见西堂浑不睡,明朝踏湿看菖蒲。
—— 宋·范成大《病中絕句八首 其七》
“想见西堂浑不睡”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。此幅偏橙,在花语里总要再加重一分情绪。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1804 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。原书题作“Antholyza Æthiopica”,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 110,对应原书第 110 页,版式为纵幅,整幅以橙为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette espèce d’Antholyze est facile à distinguer, à cause de la torsion et da rétrécissement subit qu’on observe à la base du tube de la corolle.
Sa racine est jaunâtre, tubéreuse vers le collet; elle pousse vers sa base plusieurs radicules simples, et émet à son collet quelques fibres plas épaisses, horizontales, et qui, à leur extrémité, produisent de nouvelles plantes. La tige Sélève à 6–8 décimètres de hauteur; elle est droite, cylindrique, un peu com-primée, simple, couverte de feuilles dans toute sa longueur, excepté vers le sommet.
Les feuilles sont disposées sur deux rangs assez distinets vers le bas de la plante, engainantes par leur bord, à la manière des feuilles d’Iris, droites, lancéolées-oblongues, pointues, plus courtes que la tige à l’époque de la fleu-raison, glabres et d’un vert fone; celles du bas sont un peu plas courtes que les supérieures.
Les flears sont d’un rouge vif, disposées en épi droit, simple et terminal, sessiles le long de l’axe, à peu près placées en spirale; chacune d’elles est entourée de deus bractées qui recouvrent l’ovaire; l’inférieure est grande, obtuse on a peine échancrée; la supérieure est plus petito, un peu couverte par lin-férieure, divisée en deux lobes pointus.
La corolle est longue, un peu courbée, irrégulière; sa base est soudée avec l’ovaire; son tube est cylindrique, sillonné et comme tordu, étroit, jaunâtre long de 6–7 millimètres; sa gorge est subitement renflée, cylindrique, jauna-tre, longue de a centimètres, un peu oblique à sa base, où elle est chargée de trois bosselures qui se forment à l’insertion des étamines; son limbe est à six parties inégales, qui sont toutes d’un rouge vif avec une bande jaune lon-gitudinale; la supérieure est oblongue, obtuse, concave; elle recouvre les étamines et le pistil, et atteint le double de la longueur des autres divisions; les deux voisines sont oblongues, rétrécies dans le bas, marquées à leur base interne d’une tache jaunatre en forme de cour, qu’on remarque aussi sur les divisions inférieures; les deux suivantes sont un peu plus grandes, et élargies vers leur sommet; l’inférieure est très-petite, plissée, pointue.
Les étamines sont au nombre de trois, placées devant les trois plas petites divisions de la corolle; leurs filets sont jaunâtres, filiformes, tous cachés sous la division supérieure dont ils atteignent la longueur; les anthères sont oblon-gues, iosérées par le milieu de leur face interne, fendues depuis la base jusqu’au point de leur insertion; avant la fécondation, elles sont d’un rouge vif, marquées du côté extérieur de deus raies noires; après l’émission du pollen, elles deviennent violettes; le pollen lui-meme est de couleur jaune.
L’ovaire est lisse, couvert par les bractées, verdatre, ovoïde, à peu près triangulaire; le style est filiforme, jaunâtre, un peu plus court que les éta-mines, et caché avec elles sous la division supérieure de la corolle; il se termine par un stigmate rougeâtre, à trois lobes profonds et pointus.
Le fruit, que je n’ai point vu parvenir à sa maturité, parait être, comme dans toutes les Iridées, une capsule à trois loges, à trois valves, chargées d’une cloison sur leur face interne.
Histoire
Cette plante est, ainsi que son nom l’indique, indigène de la partie la plus chaude de l’Afrique. ♃.
On la cultive depuis longtemps au Jardin des Plantes de Paris, où elle a fleuri dans la serre chaude à l’entrée de l’hiver. Elle peut passer dans la serre tempérée.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Une fleur vue du côté supérieur.
- La bractée inférieure.
- La bractée supérieure.
- Le pistil.
- La racine avec le bas de la tige.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Antholyza æthiopica. A. corollis incurvatis, labii quinquepartiti lobis daobus alternis patulis majoribus lanceolatis. Lin. Spec. 54. Lam. Dict. 1. p. 201. Andr. bot. rep. t. 210.
- Antholyza foliis ensiformibus utrinque attenuatis nervosis, spica oblonga distichâ. Thunb. prod. 7. Wild. Spec. 1. p. 222.
- Gladiolus iethiopicus flore coccineo. Corn. canad. 79. Moris. hist. 2. p. 421. s. 4. t. 23. f. 1. Rudb, elys. 2. p. 236. f. 14. ex Lin.
- Hyacinthas africanas, foliis colchici, floribus coccineis. Pluk. plyt. t. 195. f. 2. malé.