食蚜蝇科
Ixia Liliago
Ixia Fleur de Lis
- 中文名
- 食蚜蝇科
- 学名
- Ixia Fleur de Lis
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 109
- 原书页码
- p.109
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 2.30∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Ixia liliago:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。中文名“食蚜蝇科”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.8%,叶色 7.3%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 20%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
此“郁金香”是酒色,不是花名。名同实异,正是读古诗与看古画都要小心的地方——也正因这层误会,这句诗常被种花人挪用。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1804 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是食蚜蝇,学名 Ixia Liliago,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 109,见第 109 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette belle espèce d’Ixia se distingue, dès le premier coup-d’œil, de toutes les plantes du même genre, par la grandeur de ses fleurs qui ressemblent à celles du Lis blanc ou de l’Antherie à fleur de Lis.
Une bulbe sphérique, de la grosseur d’une cerise, donne naissance, par sa partie inférieure, à plusieurs fibres greles et blanchätres; de son sommet sort une tige droite, simple, hante de 3 décimètres, cylindrique, feuillée et plus longue que les feuilles; celles-ci sont droites, glabres, ainsi que le reste de la plante, oblongues-linéaires, pointues, engainées par un de leurs bords à la manière des feuilles d’Iris; les inférieures sont plus courtes que les supérieures.
Les fleurs sont au nombre de deux ou trois, disposées en épi simple, droit, terminal, un peu éeartées les unes des autres: elles sont entourées à leur base de deux bractées, dont l’inférieure est laneéolée, acérée, alongée, membra-neuse, divisée sur les bords en lanières semblables à des cils.
La corolle est grande, d’un blanc tirant un peu sur le rouge en dehors, et sur le jaune en dedans, au moins à la fin de la fleuraison; son tube est court, minces son limbe est à six divisions ovales-oblongues, un peu obtuses, quatre ou cinq fois plus longues que le tube: à la base interne de chaque division est une tache ovale, d’un violet foncé; l’entrée du tube est elle-même tachée de jaune.
Les étamines sont au nombre de trois, attachées sur le bord du tube devant les divisions externes de la corolle; les filets sont blancs, droits, fili-formes, et ne dépassent pas le quart de la longueur des divisions; les anthères sont droites, blanches, aussi longues que les filets, a deux loges qui s’ouvrent par deux fentes longitudinales placées du côté extérieur.
L’ovaire est adhérent avec la base do tube, triangulaire, vert, court, caché par les bractées; le style est blane, filiforme, de la longueur des étamines, terminé par trois stigmates profondément séparés, souvent inégaux, ouverts, blanes, grêles, un peu épaissis au sommet.
Le fruit n’est pas parvenu à maturité.
Histoire
Il est probable que cette plante est indigène du Cap-de-Bonne-Espérance, mais je n’en ai d’autres preuves que celles qu’on peut tirer par analogie de sa culture, de sa végétation, etc. Elle est cultivée dans le jardin de M. Cels, où elle a fleuri l’année passée à l’entrée du printemps.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La corolle ouverte pour montrer les étamines et les taches qui sont à la base des divisions.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Isia liliago. I. glabra, folis ensiformi-linearibus planis scapo brevioribus, floribus magais compamulatis, tubo brevissimo, laciniis oblongis basi maculatis.
- Isia liliago. Desf. cat. hort. Par. 31.