Asparagus Tricarinatus
Asperge a Trois Carènes
Asperge a Trois Carènes
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 451
- 原书页码
- p.451
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.51∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Asparagus tricarinatus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.3%,叶色 2.1%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 4%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
方石斛栽香百合,小盆山养水黄杨。
—— 宋·陆游《龟堂杂兴十首 其五》
“方石斛栽香百合”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1814 年的那个季节。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Asparagus Tricarinatus”,在分类体系中列于天门冬科(Asparagaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 451,对应原书第 451 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Racine dure, ligneuse, jetant de côtés et d’autres des cordons cylindriques, bruns, a éconce charnue, blancs à l’intérieur, ayant une saveur assex douce.
Les tiges nouvelles sont revêtues d’écailles imbriquées, triangulaires, oblon-gues, aigues. Les tiges adultes sont épaisses par leur base de trois à sis millimètres (une ligne et demie à trois lignes), eylindriques et brunes par cette base, qui est garnie d’écailles écartées, un peu taberculeuses ou aiguillonnées en dessous. Les tiges donnent des rameaux à trois ou six décimètres (an ou deas pieds au-dessus de terre); elles sont sarmenteuses et s’élèvent à seize décimètres (cinq pieds). Leurs rameaux sont presque transversaux, sortant de l’aisselle d’une rosette de six à sept feuilles que l’on croirait verticillées. Les rameaus primordiaux en donnent de secondaires divariqués, ou pendants, au moyen desquels la plante devient grimpante en buisson. Quelques rameaux, vers le bas des fortes tiges, dégénèrent en une courte épine. Un petit nombre de liges faibles ne grimpent point.
Les feuilles et les extrémités des rameaux sont en fer d’alene, taillées à trois cannelures, et à trois angles en crête ou en carène. Les rameaux, sous leur sommet, acquièrent plus d’épaisseur que les feuilles, deviennent plas cannelés ou striés, et enfin unis et cylindriques par degrés. Les feuilles sont de longueur inégale dans leurs rosettes: quelques-unes n’ont que neuf millimètres (quatre lignes); plas communément elles ont trente-sept millimètres (un pouce); il en est qui ont le double de la longueur de ces dernières sur des ramenus tris vigoureux; elles se courbent un peu en fer de faux, s’entrelacent, et donnent une apparence chevelue grossière aux extrémités de quelques rameaux. Chaque faisceau de feuilles est accompagné d’ane stipule courte, molle. Il n’y a d’écailles ou stipules aiguillonnéos que sous l’aisselle des plas gros faisceaus de feuilles et des plus forts rameaux.
Les fleurs sont petites, solitaires, situées dans l’aisselle de feuilles simples non réunies en rosette, sur de courts rameaux terminaux. Le périgone, à six divisions, n’a que trois millimètres (une ligne et demie) de longueur; il est porté sur un pédoncule filiforme de même longueur.
Observation
Nous avons décrit l’Asparagus tricarinatus dans une des serres du Muséum d’Histoire naturelle. Nous ignorons de quel pays cette plante est originaire; elle ressemble beaucoup à l’Asparagus serticillaris de Linné, si l’on en juge par la figure de Basbaume (Cent. S. app. № 37.) que Linné a citée; les fleurs, assez grandes et longuement pédonculées, font dillèrer l’Asparagus verticillaris de l’Asparagus tricarinatus, qui a des fleurs très-petites.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Une Heur détachée vue à la loupe.
Fam. des Asperges. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Asparagus tricarinatus. A. sub-aculeatus, scandens, ramis divaricatis; foliis canaliculatis, triquetris, sub-verticillatis; floribus pusillis.