鸢尾属
Belamcanda Chinensis
Belamcanda de La Chine
- 中文名
- 鸢尾属
- 学名
- Belamcanda de La Chine
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 121
- 原书页码
- p.121
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.65∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Belamcanda chinensis:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 chinensis 意为“中国”——命名者把最显眼的一点写进了名字,图也就照着这一点画。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。中文名“鸢尾属”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.8%,叶色 13.2%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 24%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
我来立久无所得,空数石上菖蒲生。
—— 宋·王安石《九井》
“我来立久无所得”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1805 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体是鸢尾(Belamcanda Chinensis),在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 121,对应原书第 121 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Belamcanda
Car. Gen. Corolla supera, sexpartita, rotata, regularis, marcescens. Stamina tria, libera. Ovarium cylindraceum vix bisulcatum. Stylas unicus. Stigmata tria non petaolide. Capsula trivalvis trilocularis, Receptaculam centrale; valvis dehiscentibus liberum, seminiferum. Semina baccata.
Charactère générique
- Corolle supérieure, marcescente, à six divisions régulières, en roues.
- Étamines au nombre de trois, a filets libres.
- Ovaire presque cylindrique, marqué de trois sillons peu visibles.
- Style unique, surmonté de trois stigmates simples.
- Fruit. Une capsule à trois loges et à trois valves qui en se séparant laissent libre un réceptacle central, alongé, chargé de graines enveloppées d’une substance charnue.
Observations
C’est primitivement à ce genre que Linné avait donné le nom d’Ixia. Ce nom, qui rappelle la roue d’Ixion, lui convenait en effet, à cause de la forme de la corolle. Dans la suite, on y a réuni mala-propos un grand nombre d’autres plantes à fleurs tubuleuses, auxquelles l’usage a fait conserver le nom d’Ixia, trop répandu maintenant pour qu’il soit possible de le changer. Nous avons donc préféré le nom de Belamcanda sous lequel Rheede l’a décrit, et qui a été adopté par Adanson, Medikus, Meench. Cette plante ne peut demeurer associée avec les Ixies, en raison de sa corolle parfaitement en roue, dépourvue de tube, et divisée presque jusqu’à la base; ses stigmates, nullement dilatés en pétales, la séparent des morées. Enfin, elle offre dans ses graines un caractère qui l’éloigne non-seulement de ces deux genres, mais aussi de toutes les Iridées; en effet, ces graines ont un tégument extérieur pulpeux, elles sont attachées à un réceptacle libre, central, semblable à une colonne, et elles nadhèrent point au bord interne des cloisons que portent les valves. Ce dernier caractère se retrouve parmi les Iridées, dans le seul genre Genosirs,1 qui d’an autre côté est trés-distinct du Belameanda par sa corolle tubuleuse et à trois divisions.
Ce genre ne renferme qu’une seule espèce. Monch lui a réuni, mais à tort, TIxia Cocrata, qui est une véritable espèce d’Ixie. Persoon la considère comme un sous-genre des Ixies, et y a rapporté également plusieurs autres espèces d’Ixia; le véritable carnetère de notre genre lui ayant échappé, son rapprochement devient inexact.
Belamcanda de la chine
Description
Cette plante, commune dans nos jardins, est remarquable par lélégance de ses fleurs. Sa racine grosse et charnue pousse une ou plusieurs tiges droites, cylindriques, ou très-légèrement comprimées, de la grosseur d’une plume, glabres, élevées de 5 centimètres, et gornies de feuilles alternes, tronchantes, distiques, et semblables à celle des Iris, c’est-à-dire, en forme de lame d’épée. Elles sont comprimées, amplesicaules, striées, d’un vert blanchâtre, lisses et terminées en une pointe aigue; les inférieures ont près de 3 centimètres de large, sur une longueur de 2–3 décimètres.
Les fleurs terminent la tige. Elles forment une panicule plus ou moins rameuse, dichotome, droite, et à l’extrémité des rameaux de laquelle elles sont réunies deus ou trois ensemble, et enveloppées de bractées ou écailles persistantes et membraneuses, Chaque fleur est soutenue par un pédoncule plus long que la bractée qui accompagne sa base, et qui est articulé avec lovaire. La corolle est supérieure, et, lors de son entier développement, elle a un demi-décimètre de dia-mètre. Elle est composée de six divisions en roue, semblables à des pétales, oblongues, obtuses, égales, entières, d’un rouge aurore avee de petites taches purpurines; trois de ces divisions, prises alternativement, sont un peu plus longues, et marquées d’une côte en leur milieu.
Les étamines, au nombre de trois, à anthères linéaires, sont plos courtes que la corolle et le style. Celui-ci est termine par trois stigmates rougeâtres et dilatés; il surmonte un ovaire cylin-drique, qui devient une capsule turbinée, à trois loges et à trois valves. Les graines sont noires, sphériques, et placées sur un réceptacle central.
Histoire
La Belameanda est originaire de l’Inde; elle croit dans les terreins sablonneux de la Chine, du Japon, du Malabar. On l’y cultive pour l’ornement des jardins, ainsi qu’en Europe, où on la trans-portée. Elle fleurit en été; mais ses fleurs, qui ne s’épanouissent que successivement, ne subsistent que quelques heures; elles se flétrissent, et restent attachées après l’ovaire. On multiplie cette plante des eayeux que produisent sa racine: on la propoge aussi par la voie du semis; mais alors il faut la semer sur couches, et lui donner les mêmes soins qu’on donne aux autres Liliacées dans cette circonstance, et ne transporter en pleine terre les jeunes plants que lorsqu’ils sont assez vigoureux pour n’avoir rien à craindre. Dans les parterres, le plas bel effet de cette plante est d’être en toufles.
Explication de la planche
La plante sans la racine.
- Le fruit ouvert pour montrer la situation des graines.
- Réceptacle ou placenta central qui porte les graines.
- Graine.
- La même, dont on a calevé la moitié du tégument palpeux qui la recouvre.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Belamennda Schularmani. Rheed. Mal. 11. p. 73. 1. 37.
- Belamcanda punetata. B. petalis posetatis, caule tereti subllesuoso, foliis ensiformibus, floribus pedunculatis, stigmata bilabiata, labio altero integro, altero marginato. Mench. Method. 529.
- Ixia chinensis. I. foliis ensiformibus, floribus remotis. Lin. Hort. upsal. 16. Trew. Ehret. 23 t. 52.
- Isia chinensis. I. foliis ensiformibus, floribus remotis, panicula dichotoma, floribus pedunculatis. Linn. Spect. Edit. 2. p. 52. Miller. Dict. n. 1.
- Ixia chinensis. Gærtn. Fruct. 1. p. 40. t. 13. f. 3.
- Morœa chinensis. M. caule compresso, foliis ensiformibus, panicula dichotoma, Moribus peduneulatis. Linn. Syst. Veget. 93.
- Morœa chinensis, M. scapo tereti, foliis alternis equitantibus, ensiformibus, panicula dichotoma. Thunb. Jap. 34.
- Morœa chinensis. M. scapo tereti, folis distichis ensiformibus, floribus umbellatis. Thunb. diss. n. 19. Willd. sp. pl. 1. p. 245. n. 17.
- Morœa chinensis. M. foliis ensiformibus equitantibus erectis, panicula dichotoma, floribus pedunculatis. Lam. illust, gen. vol. 1. n. 489. t. 31. f. 3. Dict. eneycl. 4 p. 274.
- Bermudiana radice carnosâ, floribus maculatis, seminibus palpâ obductis. Amman. act. Petrop. 6. p. 308. t. 7.
- Bermudiana iridis folio majori, flore crocco eleganter punetato. Krans. Hort. 25. t. 35. ex Linn.
- Ce genre vieut récemment d’entre publié M. Labillardière dans ses plantes de la Nouvelle-Hollande.