Ophiostachys Virginica
Ophiostachys de Virginie
- 学名
- Ophiostachys de Virginie
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 464
- 原书页码
- p.464
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.59∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Ophiostachys virginica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Colchicaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.2%,叶色 12.3%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 15%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
更乞两丛香百合,老翁七十尚童心。
—— 宋·陆游《窗前作小土山蓻兰及玉簪最后得香百合并种之戏作》
“更乞两丛香百合”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1814 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Ophiostachys Virginica”,在分类体系中列于秋水仙科(Colchicaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 464,对应原书第 464 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La racine de cette plante est amère, charnue, tubéreuse. vivace. horizontale ou oblique, tronquée par une extrémité, produisant a sa circonférence des radienles capillaires, rameuses, portant vers son cote supérieur quelques empreintes en fossettes, munis d’un rebort saillant, et qui résultent de la chute des tiges des annces precedentes. Cette racine ne produit chaque année gomme tige do centre d’un faisceau de feuilles radicales, etalees en rosette, a lame elliptique, rétrécies en pétiole au-dessous de cette lame, et dilatees, a leur naisance de la racine, en mne membrane blanche. Ces feuilles varient de quatre à onze centimètres de longueur (un pouce et demi à quatre pouces).
La tige est verticale, rarement un peu lesueuse, haute de trois a six decimètres (on a deux pieds), munie de feuilles alternes. sexsiles. ovales-lanceolées.
Cette plante est glabre dans toutes ses parties: ses tiges sont constamment unisexuelles terminées par une srappe unique. Les tiges a Heurs males portent une grappe blanche en fascau, qui ressemble a un spi de gaude, ou resela luteola. Le rachis de cette grappe est d un blane jaunatre comme les lieurs; ces dermteres sont portées par des pédicelles filiformes, dépourvus de bractees a la base. Leur périgone est à six segments linéaires, ouverts en cloile, alternes asee ses eta. mines, dont les filets sont incraas en longueur, plas delies que les pétales. formines chacun par une anthere courte, jaunatre, biloculaire: aucune trace de pistil ne subsiste dans la fleur mâle.
Les pieds femelles portent une grappe lincaire, composée de fleurs moins serées que les flaurs mâles, portées sur des pédicelles plus courts, redressés. Le périgone des fleurs femelles est a six segments lineatres, longs de quatre millimètres et demi (deux ligues), larges d’un millimètre (demi-ligne), peu ouverts. Six flets tres-courts, obtus, sans antheres, sont opposes a ces segments. L’ovair est ovoïde et porte trois styles courts, un peu courbés en dehors et divergents par le sommet, bordés supérieurement par les stigmates, qui sont linéaires. Le Trait est une capsule ovoïde, longue de huit millimètres (trois lignes et demie), à trois loges, qui renferment des graines ovoïdes, imbriquées, bordées par une membrane irrégulière.
Histoire
Cette plante est commune dans les bois un peu découverts, ser le penchant des collines, dans la Caroline do nord et dans la Virginie: elle était caltivée, il y a quelques années, dans le jardin de M. Lemonnier, à Versailles.
Observations
Michaus, dans sa Flora boreali-Americana, a omis de parler de cette plante, qu’il connaissait bien, et qui se trouve dans son herbier d’Amérique, conservé au Muséum d’Histoire naturelle. Nous séparons cette plante du genre Veratrum, parce qu’elle est parfaitement dioique et d’un port tres-dillèrent; elle ne nous a point paru devoir être réunie au Melanthiam, genre dans lequel elle ferait exception autant par sa capanle, qui est simple, non partagée en trois cornes, que par son port et ses grappes dioiques. Nous sommes plutôt d’avis de confondre les genres Melanthon et Veratrum en un seul, parce que leurs capsules ne différent point. Nous avons fait un genre nouveau de l’Ophiostachys, d’après les remarques qui nous avaient été suggérées depuis long-temps par un habile botaniste, M. Richard, professeur à la Faculté de Medecine de Paris.
L’ophiostachys est une des plantes de Caroline, dont la racine est vulgairement appelée, dans ce pays, Serpentaire, Rattle-snake-Root, Gron. Flor. Virg., p. 158. Nous avons dérivé des mots grecs οφις, serpent, et ςαχυς, épi, le nouveau nom Ophiostachys, pour designer cette plante, qui fleurit en épi, et que l’on croit bonne contre la morsure des serpents.
Explication de la planche
A. Pied femelle de l’Ophiostachys.
- Une lleur femelle séparée.
- Fleur femelle, dont les enveloppes sont ôtées.
- La capsule et les graines.
- Pied male de la plante.
- Fleur mâle.
Fam. des Colchicacées. Fl. Franç.—Hexandrie trigynie. Lin.
- Ophiostachys Virginica. O. foliis radicalibus ovatis, nervosis, canle simplici, erecto, monostachyo; laciniis florum linearibus.
- Veratram lutenm. V. racemo simplicissimo, foliis sessilibus. Lin. spec. pl. 1479. Mill. dict. n. 3.
- Veratram luteum. V. racemo simplicissimo, staminibus corollâ longioribus. Willd. spec. pl. 4. p. 897.
- Veratrom caule simplicissimo. Gronov. for. Virg. p. 158.
- Melanthiam dioicam. M. petalis sublinearibus. Walt. flor. Carol. p. 126.