切叶蜂属
Diasia Graminifolia
Daisie a Feuilles de Gramen
- 中文名
- 切叶蜂属
- 学名
- Daisie a Feuilles de Gramen
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 163
- 原书页码
- p.163
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 绿色主调
- 纵幅 1.91∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Diasia graminifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。中文名“切叶蜂属”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 12%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
尔去掇仙草,菖蒲花紫茸。
—— 唐·李白《送楊山人歸嵩山》
“尔去掇仙草”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1805 年的那个季节。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。画面主体是切叶蜂(Diasia Graminifolia),在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 163,对应原书第 163 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante s’élève jusqu’à 3 et 4 décimètres de hauteur; elle est glabre dans toutes ses parties; sa tige est cylindrique, simple, excepté dans la partie qui porte les fleurs, presque cachée par les feuilles: celles-ci sont droites, linéaires, a-peu-près égales à la longueur de la tige, pointues, engainantes par le côté à la manière des Iris, mais d’ailleurs assez semblables, par leur consis-tance, aux feuilles des Graminées.
Les fleurs forment une panicule lâche, composée de rameaux gréles et diver-gents. A la base de chaque rameau se trouvent deux bractées, l’une inférieure, en forme d’alène, l’autre supérieure, ordinairement divisée jusqu’à sa base en deux lanières étroites et acérées; les fleurs sont écartées, sessiles le long de ces rameaux; quelquefois elles sont solitaires à l’extrémité d’un rameau, et c’est alors qu’on les a regardées comme pédicellées; elles ne diffèrent de celles de la Diasie à feuilles d’Iris que par leur couleur plus blanchâtre; le plus souvent, elles portent sur la nervure moyenne de leurs lobes une raie rouge. D’ailleurs, elles ressemblent trop à celles de la Diasie à feuilles d’Iris, pour qu’il soit nécessaire d’en faire une description détaillée.
Histoire
La Diasie à feuilles de gramen est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance. ♃.
La plante ci-jointe a été faite d’après un échantillon desséché, et on s’est guidé, pour la couleur, d’après la figure donnée par Jacquin. Si nous nous sommes permis cette infraction au plan de notre ouvrage, c’est pour compléter l’histoire du genre Diasia.
Observations
Notre genre Diasia a été établi dans un mémoire imprimé au № 80 du bulletin de la société philomatique, publié en brumaire an XII. Quelques mois après (septembre 1804), M. Gawler a publié, dans les annales de botanique de Konig et Simms, un mémoire sur la famille des Iridées, dans lequel il s’est rencontré avec nous dans l’établissement de plasieurs nouveaux genres; et cet accord est peut-être une preuve assez bonne de la justesse de ces genres. Ainsi, il a décrit, sous le nom de Pardanthus, le même genre que nous avons désigné avec Rhead sous le nom de Belameanda. Quoique le nom que nous avons adopté soit peu sonore, il a l’avantage d’être connu depuis très-longtemps, et a déjà été réhabilité par Mœnch.
M. Gawler a, dans le même mémoire, proposé sous le nom de Tritoria un genre qui comprend nos deux espèces de Montbretia; mais il a plus étendu les limites de son genre que nous ne l’avions fait. C’est aux botanistes à décider laquelle des deux circonscriptions est la plus conforme à la nature, et lequel des deux noms mérite d’être conservé.
Le genre Mela sphærula de M. Gawler est absolument le même que celui auquel nous avions déjà donné le nom de Diasia; mais il parait avoir confondu en une seule les deux espèces que nous avons indiquées.
Ajoutons encore que le genre Anomatheca de M. Gawler est le même que celui public, il y a vingt ans, sous le nom de Lapeyrousia, par M. Pourret: non content d’avoir changé sans nécessité le nom de ce genre, il a appliqué à un autre genre d’Iridées le nom de Lapeyrousia; ce nom a été, dans le même temps, donné par M. Willdenow à un genre de composées. Cet exemple, choisi entre plusieurs autres, prouve combien de confusion se répand dans la nomenclature bota-nique, si chaque botaniste s’attribue le droit de changer un nom qui n’est pas en contradiction avec la chose qu’il doit exprimer, et si, lorsque deux botanistes se rencontrent pour donner à peu près en même temps le même nom à deux plantes, ou à décrire la même plante sous deux noms, on ne conserve pas scrupuleusement la priorité de date.
Explication de la planche
- La capsule.
- La capsule ouverte.
- Quelques graines.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Diasia graminifolia. D. foliis rectis linearibus scapo fere longioribus. Decand. bull. philom. n. 80. Liliac. n. 54.
- Gladiolus gramineus. G. petalis lanceolatis setaceo-acuminatis. Lin. Fl. suppl. 95. excl. syn. Pluk.
- Gladiolus gramineus. G. corollæ tubo brevissimo, laciniis subæqualibus aristatis, scapo paniculato. Jacq. ic. rar. 2. t. 236. coll. 3. p. 303.
- Asphodelus foliis planis, caule ramoso, foliis acutissimis. Mill. icon. p. 38. t. 56.