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Ferraria Ferrariola (Ferrarie Ferrariole) - The Liliaceae
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Ferraria Ferrariola

Ferrarie Ferrariole

Plate 484 · p.484 · 1814 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 绿

学名
Ferrarie Ferrariole
合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1814
图版号
Plate 484
原书页码
p.484
主色
绿
授权
Public domain

关于本图版

此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Ferraria Ferrariola,归入鸢尾科(Iridaceæ)。

全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 484,见第 484 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。

原书文字(英文 / 法文)

Description

Cette plante a un rapport très-prononcé avec la Ferrarie ondulée (pl. 28), mais elle en diffère par plusieurs caractères importants, savoir: sa racine fasciculée et non tubéreuse; sa tige simple et non rameuse; sa fleur inodore et non fétide, etc.

La racine de cette plante présente quelques diversités dans les pieds que j’ai observés: dans les individus jeunes, elle est simple, pivotante; tantôt renflée vers le tiers supérieur en un tubercule ovale, plus petit qu’une noise, tarture intrique, in pes piscindrique; dans les oliviens ages, au mais la fibre centrale reste toujours plus grosse que les autres: toutes ces fibres radicales sont légèrement ridées ou striées en travers dans leur partie supérieure, blanches, lisses et charnues dans l’extrémité.

La tige est droite, haute d’environ un pied, cylindrique, couverte par les feuilles, presque toujours simple; je l’ai vue cependant quelquefois se diviser au sommet en deux rameaux très-courts.

Les feuilles sont embrassantes à leur base, disposées avec peu de régularité sur deux rangs alternes linéaires, presque obtuses, larges de trois lignes; les inférieures sont plus courtes que les supérieures; celles-ci dépassent la longueur de la fleur.

Les fleurs naissent en faisceau, entourées d’une spathe générale composée de deux valves oblongues, concaves, vertes et foliacées; cette spathe renferme ordinairement deux fleurs qui se développent successivement: celle qui fleurit la première est pédicellée, dépourvue de spathe partielle; l’autre (qui à cette époque est encore en bouton) est presque sessile, enveloppée dans une spathe membraneuse; lorsqu’elle doit fleurir, sa base s’allonge et devient un pédicelle cylindrique; mais cette seconde fleur avorte souvent.

La partie du périgone qui n’adhère pas avec l’ovaire, et qui semble constituer toute la fleur, est ouverte, presque en forme de roue, presque réfléchie, verdâtre en dehors, panachée en dessus de diverses couleurs; savoir, mouchetée de pourpre à sa base, jaunâtre vers le milieu, couleur de chocolat dans l’extrémité des lobes; ceux-ci sont au nombre de six, égaux entre eux, divisés au-delà du milieu du limbe, de forme presque lancéolée, extraordinairement et élégamment déchiquetés, et frisés sur les bords.

Les étamines sont au nombre de trois; leurs filets sont soudés en un tube cylindrique au-delà du milieu de leur longueur; les anthères sont ovales, extrorses, brunes, avec le pollen de couleur orangée très-vive.

L’ovaire est oblong, à six sillons et à six côtes peu prononcées, et très-obtuses; le style est de la longueur du tube des étamines; il se termine par un stigmate brunâtre à trois lobes: chacun de ces lobes est luimême divisé jusqu’à sa base en deux parties, et ces parties sont finement déchiquetées en lanières capillaires, jaunâtres: l’ensemble du stigmate a l’apparence d’un pinceau.

Je n’ai pas vu le fruit.

Histoire

Cette plante est originaire du Cap de Bonne-Espérance. Elle se cultive dans les jardins de bota-nique, ou elle est encore assez rare: on la conserve dans l’Orangerie avec les mêmes soins que la Ferrarie ondulée. Elle fleurit au printemps; sa fleur est inodore, même à la fin de la fleuraison.

La figure et la description que nous en donnons ici ont été faites dans le Jardin de Montpellier.

Observations

Si l’on consultait les caractères classiques donnés jusqu’ici entre les Tigridées et les Ferraries, et qu’on ne connût que la Ferrariole, on serait embarrassé de décider à quel genre elle appartient, car elle a les étamines soudées plus haut que la Ferrarie ondulée, plus bas que la Tigridie: cependant personne, dès la première vue et sans avoir besoin d’aucun examen, n’hésitera à la rapporter aux vraies Ferraries: ces deux genres, en effet, diffèrent par des caractères importants, et qui n’ont pas été suffisamment exprimés dans les caractères génériques.

  1. Le périgone des Ferraries est presque en forme de roue, et celui des Tigridies en forme de cloche.
  2. Les lobes du périgone sont sensiblement égaux entre eux dans les F’erraries; très-inégaux dans les Tigridies.
  3. Ces lobes ont les bords déchiquetés, frangés et crépus dans les Ferraries, planes et entiers dans les Tigridies.
  4. Les étamines sont monadelphes dans les deux genres, mais la soudure n’est jamais complète dans les Ferraries, tandis qu’elle atteint la base des étamines dans les Tigridies.
  5. Le style est très-court dans les Ferraries, très-long dans les Tigridies.
  6. Le stigmate est déchiqueté en lobes capillaires, et a la forme d’un pinceau dans les Ferraries; il est divisé en lobes un peu épais, et comme creusés en gouttière dans les Tigridies.
  7. Les graines sont charnues dans les Ferraries, sèches dans les Tigridies.

Les organes de la végétation ne diffèrent pas moins entre eux que ceux de la reproduction: ainsi, la racine des Ferraries est fasciculée ou tubéreuse; celle des Tigridies est fibreuse: le bas de la tige des F’erraries n’est point renflé; celui des Tigridies est renflé, recouvert par les bases des feuilles, et imitant ainsi une véritable bulbe. Les feuilles des Ferraries sont linéaires, non plissées et embrassantes par leur base plane ou concave; celles des Tigridies sont réellement ensiformes, plissées et embrassantes par leur bord supérieur a la façon des Iris.

J’ajouterai enfin que les démarcations géographiques sont d’accord avec les caractères déduits des formes. Les Ferraries sont originaires du Cap de Bonne-Espérance, et les Tigridies du Mexique: or, il est à remarquer que ce sont deux régions botaniques qui n’ont presque rien de commun entre elles. Je crois, d’après ces diverses considé-riciras, devoir présenter ici une monographie abrégée de ces deux genres, longtemps confondus sous le nom de Ferraria.

Ferraria

Ferraria. Burm. nov. act. n. c. 2. p. 198. t. 3. Lin. gen. 1018. Juss. gen. 57.—Ferraria Sp. Cav. Schreb. Willd.

Fruct. Perigonii limbus superus, sub-rotatus, sexpartitus, lobis sub-æqualibus, margine fimbriato-crispis. Staminum filamenta tria, plus minusve coalita, apice libera: anthera ovatæ extrorse: ovarium oblongum trisulcatum; stylus brevis; stigma penicilliforme, nempè tripartitum, lobis bipartitis, lobulis in setas capillaceas multifidis. Capsula coriacea tereti-trigona acuta; semina baccata.

Veg. Herba capenses glabra; radices nune fasciculata, nune propè collum tuberosa: caules solitarii teretes simplices aut sub-ramosi; folia linearia, sub-obtusa, non plicata, basi plana aut concavâ amplexicaulia, inferiora minora; spatha bivalvis, foliacea, 2–5-flora: flores intra spatham fasciculati, successivè sese evolventes, fugacissimi, ephemeri, colore sordido et oris fimbriatis distinctissimi.

  1. Ferraria undulata. F. radice tuberosâ simplici, caule apice parcè ramoso. (Lil. t. 28.)
  2. Ferraria ferrariola. F. radice fasciculatâ aut cylindraceá, caule-simplici aut vix ramoso. (Lil. t. 484.)

Tigridia

Tigridia. Juss. gen. 57.— Ferrariæ. Sp. Lin. fil. Cav. Schreb. Willd.

Fruct. Perigonii limbus superus, campanulatus, profandè sexpartitus, lobis alternis valdè inæqualibus; staminum filamenta tria, usque ad antherarum ortum in eylindrum coalita; antheræ lineares extrorsæ; ovarium cylindraceum vix trisulcatum: stylus filiformis longissimus; stigma tripartium, lobis bibartis, lobulis convoluto-subtubulosis integris; capsula oblongo-cylindracea, vertice truncata tricephala deglupta; semina non baccata.

Veg. Herbæ mexicanæ; radices filbrillosæ; caulis pars inferior in bulbo-tuber foliorum basibus vestitum inflata, ceterùm simplex, teres; folia ensiformia, plicata, latere superiore caulem amplexante; spatha bivalvis foliacea; flores intra spatham fasciculati, successivè florentes, fugacissimi, ephemeri.

  1. Tigridia pavoina. T. perigonii lobis lanciolatis acutisk genitalium colunâ longè exsertâ. (Lil. t. 5.)
  2. Tigridia mucronata. T. perigonii lobis ovatis mucrone aristato longo terminatis, genitalium columnâ perigonio breviore. Sessé et Moc. fl. Mex. ined. ic.
  3. Tigridia obtusiflora. T. pergonii lobis obovatis obtusissimis, genitalium columnâ perigonio breviore. Sessé et Moc. fl. Mex. ined. ic.

D. C.

Explication de la planche

La Plante de grandeur naturelle.

  1. La racine dela plante en fleurs.
  2. Les racies de dets jeanes individus.
  3. Les racies de dets jeanes individus.
  4. Un des lobes du périgone vu en dessus.
  5. L’ovaire coupé en travers.
  6. La spathe et la fleur avant son développement complet.
  7. L’ovaire et le faisceau des étamines et du pistil avec la base d’une portion du périgone.
  8. Le faisceau des étamines fendu et étalé.
  9. L’ovaire, le style et le stigmate.
  10. Le stigmate étalé.
  11. La spathe ouverte pour montrer la fleur fleurie pédicellée, et la fleur en bouton sessile dans une spathe partielle.
  12. La fleur en bouton, et sa spathe partielle.

Fam. des Iridées. Juss.—Monadelphie triandrie. Lin.

  • Ferraria ferrariola. F. caule simplici; foliis equitantibus, ensiformibus, inferioribus angustioribus. Will. Spec. 3. p. 580. Ait. hort. Kew. edit. 2. 4. p. 136.
  • Moraa ferrariola. Jacq. coll. 4. p. 141.
  • Ferraria antherosa. Ker. in botan. mag. 1. 751. ann. bot. 1. p. 242.
  • Ferraria viridiflora. Andr. bot. reposit. t. 285.
  • Ferraria minor. Persoon. enchir. 1. p. 50.

十二观

这不是词条,是一条看画的次序:先站定看整体,再看名字与形色、构图与刀工,然后问它几时开、从哪里来、经了谁的手;最后是中国诗文——同一朵花,中国古人是怎么看的。十二观读完,这幅图就打开了。

  1. 第一眼

    竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。

    —— 南朝宋·宗炳《画山水序》

    三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。

  2. 名与实

    学名 Ferrarie ferrariole:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。

  3. 形与色

    就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 9.9%,主相是红——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。

  4. 构图与呼吸

    画幅略高于宽,主株居中偏上,视线自然落在花冠。(高宽比约 1.23∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 13%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。空白不是没画完,是给眼睛留的落脚处:一张图若四边都塞满,花反而会闷。

  5. 一刀一色

    十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。

  6. 时序

    暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这一类图最好的时候,是它的花期:文字说不清的“开得正盛”,在树下站三分钟就懂了。

  7. 故土

    北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。同一部图谱里,同类往往排在一起;把几幅并看,差别比单看一幅清楚得多。

  8. 书与人

    《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 484,见原书第 484 页。图谱是集体工程:绘图、刻版、上色、编纂各有其人,署名的往往只有第一个。

  9. 诗境

    蓝田日暖玉生烟。

    —— 唐·李商隐《锦瑟》

    借玉烟之蓝,说鸢尾之色:不是颜料里的蓝,是光在薄瓣上散开的那一层雾。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。

  10. 文心

    五月五日,采艾以为人,悬门户上,以禳毒气。

    —— 南朝梁·宗懔《荆楚岁时记》

    端午悬艾与菖蒲,是把植物当药、也当符。鸢尾与菖蒲同科,古书里常并提;看这类图版时,不妨想起门楣上那一束。《本草纲目》列鸢尾、菖蒲于草部,记菖蒲“一寸九节者良”;《荆楚岁时记》载端午“采艾以为人,悬门户上”,菖蒲并悬,是千年未改的旧例。读古文不必求全解,先认下这一句:它把“看花”换成了“看人”,你再看这幅图,眼里就多了一层。

  11. 花语

    中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。

  12. 带走一双眼睛

    把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1814 年的一个人,为一朵花花了整整一天。

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Aphyllanthes Monspeliensis

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