Gladiolus Mucronatus
Glayeul a Petites Pointes
- 学名
- Glayeul a Petites Pointes
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 142
- 原书页码
- p.142
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.90∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Gladiolus mucronatus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.8%,叶色 4.1%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 12%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
不语亭亭俨薄妆,画裙双凤郁金香。
—— 唐·杜牧《偶呈鄭先輩》
“不语亭亭俨薄妆”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1805 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Gladiolus Mucronatus”,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 142,见第 142 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Toute la plante est couverte de poils mous, nombreux, blanchâtres et un peu hérissés; sa racine est une bulbe ovale-oblongue, couverte de tuniques blanches en dedans, rousses et scarieuses en dehors; elle donne naissance à des cayeux oblongs et pointus; sa tige est simple, un peu flexueuse, eylindrique, nue vers le sommet; haute de 3 décimètres, deux fois plus longue que les feuilles: celles-ci sont droites, oblongues, en forme de glaive, plissées en long, pointues, larges de 12 millimètres; celles du bas sont très-petites.
Les fleurs sont purpurines, disposées au nombre de 4 à 5, en épi un peu serré; chacune d’elles est entourée de 3 bractées foliacées, entières, velues en dehors, glabres en dedans; l’inférieure est plus longue que le tube de la corolle, pointue, concave, presque pliée en carène; les deux supéricures sont plus petites, égales à la longueur du tube.
La corolle a son tube cylindrique, luisant, un peu strié, long de 19 milli-mètres; son limbe est peu ouvert, partagé en six lanières égales entre elles, un peu plus longues que le tube: trois extérieures presque droites, un peu étroites, oblongues, traversées par une nervure longitudinale un peu velue en dehors, et terminées par une petite pointe saillante; trois intérieures oblon-gues, obtuses, planes et un peu élargies au sommet.
Les trois étamines sont droites, insérées au sommet du tube, devant les lanières externes de la corolle; leurs filets sont violets, lisses, en forme d’alène, de moitié au moins plus courts que les lanières de la corolle; leurs anthères sont droites, linéaires, d’un pourpre noir; le pollen est d’une couleur lilas.
L’ovaire est triangulaire, velu, caché par les bractées, adhérent avec la base de la corolle: le style est filiforme, égal à la hauteur des anthères, rougeâtre
vers le sommet, divisé en trois stigmates étalés, presque en forme de coin, un peu onduleus sur les bords, hérissés de papilles vers le sommet et sur les côtés.
Je n’ai pas vu le fruit de cette plante.
Histoire
Ce glayeul est indigène du Cap-de-Bonne-Espérance. ♃.
On le cultive dans les jardins d’Europe, sous les mêmes chassis que les Ixia; il y fleurit au milieu du printemps.
Observations
La description et la figure que nous présentons ici appartiennent à notre variété B, qui ne diflère de la plante décrite et figurée par Jacquia, que par sa tige simple et la couleur de sa fleur; le premier de ces caractères, quoiqu’il plaçat nos deux variétés dans deux sections du genre, a cependant peu d’importance réelle; et plusieurs espèces de ce genre et du genre des Ixia offrent des variations dans la simplicité ou la division de la tige; quant à la couleur des fleurs, la variété A a la fleur d’un violet pile, taché de jaune; la nôtre est d’un violet-pourpre, dépourvue de taches; ces deux couleurs sont si voisines, qu’on ne peut se refuser à réunir ces deux variétés, qui d’ailleurs ont tous les autres caractères semblables, et qui ont, l’une et l’autre, ces petites pointes qui terminent trois des lobes de la corolle, et dont on a tiré le nom et le caractère de l’espèce.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie mongynie. Lin.
- Gladiolus mucronatus. G. corollâ subringente mucronatâ, foliis ensiformibus plicatis hirsutulis, spatha trivalvi villosã, scapo ramoso. Jacq. ic. rar. t. 253. Coll. 4. p. 16s. Pers. Ench. 1. p. 45.
- Gladiolas mucronatus. G. polystachius, foliis oblongis villosis plicatis, tubo spathis equali, corollæ laciniis alternis mucronatis. Willd. Spec. 1. p. 221.
- B. scapo simplici, floribus purpureis.