Iris Sibirica var C
Iris de Sibérie
Iris de Sibérie
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 420
- 原书页码
- p.420
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 2.02∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Iris sibirica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Iris 的来由是:属名 Iris 借希腊神话的虹之女神,指其花色如虹,蓝紫者尤著。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.6%,叶色 6.5%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 12%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
别后相思隔烟水,菖蒲花发五云高。
—— 唐·元稹《寄贈薛濤》
“别后相思隔烟水”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1812 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。原书题作“Iris Sibirica var C”,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 420,对应原书第 420 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante, malgré la petitesse de ses dimensions, ne nous parait qu’une variété de l’Iris de Sibérie, que nous avons précédemment fait connaître. Cependant, comme elle en diflère à plusieurs égards, et comme elle constitue peut être réellement une espèce distinete, nous allons en donner une description à part.
Les feuilles radicales sont assez nombreuses, linéaires, aiguës, longues de deus ou trois décimètres, larges de quatre ou cinq millimètres, d’un vert gai, droites, ou un peu courbées en faux.
La hampe est cylindrique, grêle, simple, d’an vert pale, glabre, haute de deux décimètres et demi environ, chargée d’une petite feuille dans sa partie moyenne.
Les fleurs, au nombre de deus, sortent d’une spathe terminale. Elles sont supportées par des pédicelles inégaus, gréles, dont le plus grand est long de quatre ou cinq centimètres, et le plus petit est près de moitié plus court. Les valves de la spathe sont égales à ce dernier, membraneuses, ovales-lanccolées, aigues, brunes au sommet, nullement renflées.
Le tube du périgone est long de cinq millimètres seulement, eylindrique, vert, un peu plis gros que l’ovaire, dont il est peu distinet. Les divisions exté rieures du limbe sont oblongues, dilatées vers leur extrémité, qui est arrondie, un peu en forme de spatule, longues de trois centimètres, horizontales dans leur moitié inférieure, pendantes dans le reste de leur étendue, pliées longitudinalement avec la convexité tournée vers le haut, d’une couleur filas pale dans la plas grande partie de leur étendue, jaunes dans le bas, avec des veines violettes ou pourpres. Leur partie dilatée présente en dessus, sur les bords, un sillon presque circulaire. Les divisions internes sont oblongues, réteécies dans le bas, aiguës, blanchâtres, presque égales en longueur aux externes.
L’ovaire est oblong, triangulaire, avec ses trois faces presque planes. Le style est blanc, court, libre. Les stigmates sont blanchâtres, plus courts que les divisions du périgone, oblongs, plus larges dans leur partie supérieure que dans l’inférieure. Les lobes de leur lèvre interne sont ovales, dentelés sur les bords. La lèvre externe est entière, arrondie, munie sur les côtés de deux petits appendices étroits. Les filaments des étamines sont en forme d’alene; ils supportent des anthères linéaires d’un blanc jaunâtre.
Histoire
On cultive cette plante dans les parterres du Jardin du Muséum d’Histoire naturelle. Nous ignorons d’où elle est originaire.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Iris Sibirica. I. imberbia, foliis linearibus, scapo fistuloso subtrifloro tereti, germinibus trigonis.
- Iris pratensis. Liliac. n. 237. ubi vide de synon.
- A. major floribus cæruleis.
- B. major floribus ochroleucis.
- C. Pumila.