Gladiolus Cuspidatus
Glayeul en Pointe
- 学名
- Glayeul en Pointe
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 136
- 原书页码
- p.136
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.67∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Gladiolus cuspidatus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.5%,叶色 4.0%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 14%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
郁金垂嫩柳,罯画委高笼。
—— 唐·元稹《春六十韻》
“郁金垂嫩柳”——把这一句放回画面:黄色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1805 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Gladiolus Cuspidatus”,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 136,对应原书第 136 页,版式为纵幅,设色以橙黄为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une balbe solide, blanche, à peu près sphéroïdale, déprimée sur les deux faces, émet à l’entour d’une base circulaire des cayeux ovoïdes et pointus, et, en dessous, des radicales simples et divergentes; elle se prolonge en une tige ferme, droite, simple, cylindrique, glabre ainsi que le reste de la plante, et qui s’élève jusqu’au-delà d’un mètre.
La feuille inférieure avorte et forme au bas de la tige une longue gaine rougeâtre; les autres sont linéaires, un peu en forme de glaire, pointues, droites, très-longues, quoique plus courtes que la tige, marquées de nervures proéminentes, et de deux bords saillants; celles qui existent des jeunes cayeux sont plus étroites et plus linéaires que celles de la tige.
Les fleurs sont grandes, au nombre de cing à six, disposées en épi ter minal, écartées les unes des autres, assez étalées; chacune d’elles sort d’une spathe à deux valves foliacées, qui enveloppent étroitement l’ovaire et la base du tube; la valve inférieure est longue de 4–5 centimètres, entière et presque pointue au sommet; la supérieure est un peu plus courte, d’un vert un peu glauque, et échanerée à son extrémité.
La corolle adhère par sa base avec l’ovaire; son tube est cylindrique, un peu arqué, environ deux fois plus long que la spathe, évasé en une gorge un peu ouverte, longue d’un centimètre; son limbe est divisé en six parties lancéolées-linéaires, tres-longues, un peu ondulées, toutes étalées, à l’exception de la supérieure, qui reste droite. Toute la fleur est d’un blanc légèrement jaunatre; elle est ornée de trois taches qui se trouvent & la base des trois divisions inférieures: ces taches ont la forme d’un fer de lance; leur centre est d’un rouge clair, leur bord d’un pourpre foncé.
Les trois étamines sont insérées an sommet du tube, et penchées du côté de la division supérieure; leurs filets sont filiformes, un peu épaissis à la base, pointas au sommet, d’un blanc jaunatre, longs de 95 millimètres; leurs anthères sont linéaires, droites, un peu jaunâtres, à deux loges qui souvrent en dehors, et qui renferment un pollen dont la couleur est d’un beau violet foncé.
Lovaire est oblong, presque cylindrique, de couleur verte, marqué de sis lignes longitudinales. Le style est cylindrique, d’un blanc jaunatre place dans la même situation que les étamines, et un peu plus long qu’elles; il se termine par trois stigmates étalés, comprimés, obtus, un peu hérissés de papilles.
Histoire
ette belle espèce de Glayeul est indigène du Cap-de-Bonne-Espérance. ♃.
Elle est encore peu répandue dans les jardins, où la beauté de sa fleur et le parfam qu’elle répand à l’entrée de la nuit doivent lai mériter une place distinguée. Nous avons eu occasion de l’observer dans le riche jardin de la Malmaison, où sa Majesté veut bien nous permettre de suivre les travaux que nous avons entrepris sur la brillante famille des Liliacées.
Observations
La plante que nous venons de décrire a de grands rapports avec celle que nous avons indiquée sous le même nom au numero 36 de cet ouvrage; elle en diffère par la grandeur de toutes ses parties, et notamment de sa fleur, par la couleur jaunâtre et nullement rose de sa corolle, par ses taches plutôt oblongues que rhomboïdales, et surtout par ses lanières plus longues, et par son tube encore plus long qu’elles. Je n’ose décider si elle est une espèce distincte ou une simple variété: quelque opinion que les botanistes adoptent à ce sujet, la synonymie que j’ai présentée à la tête de cet article déterminera, je pense, d’une manière suffisante, la nomenclature de ces deux Glayeuls.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Le pistil.
- La bulbe.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- A. Longillorus. Tab. 136.
- Gladiolus cuspidatus. G. corollâ subringente, laciniis lanceolato-cuspidatis undulatis, foliis lineari-ensiformibus glabris, floribus secundia cernuis. Jacq. ic. rar. 2. t. 257. coll. suppl. 17. Willd. Spec. 1. p. 210.
- Gladiolas cuspidatus. G. foliis lineari ensiformibus glabris, corollâ ringente, laciniis longissimis acuminatis ondulatis subequalibus, tribus inferioribus in medio macolâ oblongâ notatis. Andr. bot. rep. 3. t. 147.
- B. Brevillorus. Tab. 36.
- Gladiolus trimaculatus. G. foliis lineari-lanceolatis, tubo curvo limbo vix longiore, petalis tribus maculâ cordiformi inscriptis. Lam. Dict. 2. p. 727. illustr. t. 32. f. 3.