Leucoium Grandiflorum
Nivéole a Grandes Fleurs
Nivéole a Grandes Fleurs
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1807
- 图版号
- Plate 217
- 原书页码
- p.217
- 主色
- 橙
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 4.75∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找橙色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Leucoium grandiflorum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.6%,叶色 1.1%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属橙一路,橙如琥珀,暖而不燥。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 9%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
满园花菊郁金黄,中有孤丛色似霜。
—— 唐·白居易《重陽席上賦白菊》
“满园花菊郁金黄”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏橙,在花语里总要再加重一分情绪。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1807 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1807 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Leucoium Grandiflorum”,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 217,对应原书第 217 页,版式为纵幅,画面以橙为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une bulbe ovoïde, recouverte de tuniques brunes, de la grosseur d’une cerise, donne naissance à plusieurs fibres radicales simples. Elle émet de sa partie supérieure quelques feuilles dont les extérieures sont réduites à de simples écailles embrassantes, et dont les intérieures sont droites, grêles, planes, linéaires, très-étroites, presque obtuses, aussi longues que la tige.
Celle-ci est nue, grèle, longue de trois décimètres, cylindrique, glabre, ainsi que la totalité de la plante. Elle porte à son sommet deux fleurs blanches portées chacune sur un pédicelle propre, penchées au temps de la fleuraison. Ces fleurs ont à la base des pédicelles une spathe à deux valves opposées, mem-braneuses, oblongues, pointues, un peu concaves, plus courtes que les pédi-celles: ceux-ci sont presque toujours inégaux en longueur.
Le périgone est adhérent par sa base avec l’ovaire, à six parties ovales-oblongues, un peu pointues, mais nullement calleuses au sommet, longues de so à 25 millimètres, marquées de 5 à 7 veines longitudinales, disposées a-peu-prés en forme de cloches.
Les étamines ont des filaments très-courts: elles sont placées au fond de la cloche, devant chacun des lobes du périgone. Leurs anthères sont jaunes, linéaires, & deux loges qui s’ouvrent par deux pores à l’extrémité.
L’ovaire est sous la fleur, globuleux, verdâtre. Le style est grêle, simple, filiforme. Le stigmate est simple.
Je n’ai pas vu le fruit.
Histoire
Cette plante croit dans le royaume de Maroc, où elle a été observée par MM. Schousboë et Broussonet. Elle n’est point cultivée dans les jardins d’Europe, et la figure qu’on en voit ici est faite d’après un échantillon très-bien desséché. Nous la donnons afin d’éclaircir la synonymie de cette plante, dont nous avons déja fait mention au № 150 de cet ouvrage.
Nous avions regardé cette plante et celle à fleur rose décrite plus haut comme deux variétés d’une même espèce; mais elles constituent certainement deux espèces dillérentes. Celle-ei diffère de la première, parce qu’elle a constamment deux fleurs, que ces fleurs sont blanches, et deux fois plus grandes. Nous lui avons donné le nom de Nivéole à grande fleur, pour éviter la confusion que le nom de Trichoplyllum pourrait faire naitre. Ce nom a été primitivement donne par Rencaulme au Leucoum autannale, qui aurait dû le conserver. M. Schousboe la transporté à l’espèce que nous présentons ici. Nous l’avons nous-même attribué à l’espèce à fleur rose. Nous croyons donc plus convenable de donner à notre plante le nom de Lescoium grandiforum; et à celle du numéro 150, celui de Leucoium roseum que M. Martin lui avait primitivement donné. Voici sa phrase spécifique et sa synonymie.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Leucoium trichophyllum. L. spatha diphylla biflorá, petalis lanceolatis acutis, stylo filiformi. Schousb. Maroc. p. 140. Pers. ench. 1. p. 349. non syn.
- Leucoium trichophyllum. A. Lil. vol. 3. n. 150.
- Leucoium roseum. L. spathâ bivalvi unillorâ, petalis lanceolatis acutis, stylo filiformi.
- Leucoium roseum. Martin. bibl. plys. econ. n. v. pluv. an 13. Lois. Fl. gall. 1. p. 190. t. 8.
- Leucoium trichophyllum. B. Lil. n. 150. t. 150. f. 1. syn. n. 1986.