Abama Ossifraga
Abama des Marais
- 学名
- Abama des Marais
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1807
- 图版号
- Plate 218
- 原书页码
- p.218
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.68∶1
- 1807 年刊
- 图版 218
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Abama ossifraga:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Juncaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.7%,叶色 2.7%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.68∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 7%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。试着用拇指遮住空白处——画面立刻变闷;放开,它才重新“喘上气”。留白,是给主体让出的气口。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
方石斛栽香百合,小盆山养水黄杨。
—— 宋·陆游《龟堂杂兴十首 其五》
“方石斛栽香百合”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1807 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 218,见原书第 218 页。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1807 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Abama Ossifraga,归入灯心草科(Juncaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 218,见第 218 页,版式为纵幅,设色以黄绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une souche oblique ou horizontale, garnie des débris membraneus des anciennes feuilles, pousse en dessors des radicules simples filiformes, et à son extrémité supérieure donne claque année nais sance à une tige ascendante, presque droite. Cette tige s’élève a un, deus, ou quelquefois trois déci-metres; elle est roide, toujours simple, comprimée, très-glabre. Les feuilles noissent, soit du collet hcôté de la tige, soit sur la tige même. Les premières sont longues, linéaires, pointues, engainantes latéralement par leur base à la manière des feuilles d’Iris, et, par conséquent, ensiformes, dans le sens singulier que les botanistes ont donné à ce mot. Les feuilles qui naissent sur In tige sont en-brassantes, courbées et pliées sur elles-mêmes, courtes, membraneuses et obtuses dans le bas de la plante, foliacées et pointues dans le haut. Les supérieures dégénèrent en bractées.
Les fleurs sont disposées en un long épi cylindrique. Chacune d’elles est portée sur un pédicelle simple, long de 7–8 millimètres au commencement de la fleuraison, et salongeant aprés la fécon-dation: ce pédicelle est entouré d sa base par une bractée demi-membraneuse, linéaire, concave, pointue.
Le périgone est d’un jaune verdâtre, d’ane consistance demi-foliacée, ferme, persistant jusqu’à la maturité des graines. Il est divise jusqu’à base en six parties oblongues, peu aigues, ouvertes arant la fécondation. dressées pendant la maturation. Les étamines sont au nombre de six, placées devant les parties du périgone, persistantes après la Beuraison, droites, plas courtes que le péri-gobe; leurs filets sont hérissés de poils binschâtres, cotonneux; leurs anthères sont jaunes, oblongues, vacillantes; le pistil a un ovaire pyramidal, libre, surmonté d’un style court et d’un stigmate simple.
Le fruit est une capsule triangulaire, alongée, à trois loges formées par deus demi-valves, A trois valves, chargées chacune d’une cloison sur leur face interne: ces valves s’ouvrent par le haut et restent intimement umies par le bas. Les graines sont nombreuses, attacbées vers le fond de la capsule à l’angle interne des loges, ovales-oblongues, recouvertes d’une membrane gai se prolonge à l’une et Tautre extrémité en un appendice filiforme trois fois plus long que la graine elle-méme. L’en-bryon est droit, place a la base d’un périsperme corné, dans l’axe même de la graine.
Histoire
L’Abama croit dans les prés tourbeur des pays froids de l’Europe et des montagnes peu élevées. On le trouve en France, dans plusieurs points fort écartés, comme & Lille, à Coen, au Mans, à Vannes, dans les Pyrénées. ♃.
Il fleurit en été.
Observations
Cette plante a des rapports avee les Anthérics, les Phalangères et les Tofieldies; mais elle diffère des premiers. par son embryon droit: des secondes, par ses étamines velues; des troisièmes, par Tabsence de l’involuere esterne, et par les cloisons que portent les valves de la capsule: elle s’éloigne de tous ces genres par son périgone et ses étamines persistantes, par son ovaire pyramidal et par les appendices ses graines Ces caractères nous ont engagé à la considérer comme un genre distinet, et à la pporter à la famille des Joncées. la nomenclature de ce genrea été fort embrouillet. Machring. en 1743, la bien décrit sous le nom de Narthecium, lui oppliquant ainsi un nom de Théopbraste qui appartenait originairement à une ombellifère. Linné et plusieurs de ses sueces-seurs l’ont réuni ans Antheries en conservant sous le nom de Narthecium une petite section composée de notre plante, et de l’Anthericum calyculatum. Villars et Jussieu ont admis un genre Narthecium, mais ce n’est point le même que celui de Mæchring, et lear geare (appelé maintenant Tafieldia) est établi sur l’Aatherican calyoulatum, Lin. Au milieu de tant de confusion, nous avons ers plus convenable de supprimer entièrement le nom de Narthecium, et de donner à ce genre le nom d’Abama, qu’Adanson lui avait déjà imposé. Ce nom, qui provient probablement des deux mots a privatif et βαμκ, marche, fait peut-être allusion à ce que notre plante ne peut étre unie avec nucune de celles avec lesquelles on l’avait réunie. Il est fort insignifiant, mais il existe depuis long-temps; et il nous semble que le respect des noms anciens est le fondement de la nomenclature.
Les appendices des graines, si marquants dans l’Alama, se retrouvent aussi, quoiqu’à un moindre degré, dans plusieurs autres espèces de la famille des Joncées, et servent d’indice pour la place que notre genre doit occuper dans l’ordre naturel; mais ces appendices servent encore d’indice pour un rapprochement plus singulier ou premier coup-dœil, et qui mérite une discussion particulière. Si l’on ouvre l’ouvrage de Gœrtner (vol, a, p. 18, planche 83), on remarquera que la description et la figure qu’il donne des fruits dia Nepenthes distillatoria ont beaucoup de ressemblance avec ceux de l’Abama. Ces deus genres ont de commun,
- l’identité absolue de la farme intérieure et estérieure, et de la position des graines; identité telle, qu’ayant vu dernièrement des graines de Nepenthes rapportées de Java par M. Leschenault, nous avons cru voir des graines d’Abama.
- La forme de l’ovaire, l’absence ou la briéreté du style, et surtont les valves de la capsule chargées d’une cloison sur lear fice interne.
Les diffèrences entre ces deux genres sont d’un ordre inférieur à leurs ressemblances, et peuvent même rentrer dans les lois de l’analogie: ainsi le Nepenthes est dioique, probablement par avortement. Ses étamines sont au nombre de douze, au lieu de six; mais, dans ce nombre même, on retrouve une régularité qui tient à l’essence des monocotyledones; leurs filaments sont monadelphes, comme on le voit dans plasieurs autres monocotyledones. Enfin, le périgone et la capsule sont à quatre parties dans le Nepenthes, à trois dans l’Abama, mais cette différence est analogue à celle qu’on trouve entre le Paris et le Trillium, entre le Mayanthemum et le Convallaria, quon n’a pas laissé de rapprocher. Ajoutons à ces cametères, que les feuilles de Nepenthes, si singulières d’ailleurs par leur forme, se rapprochent de celles de notre plante par la manière dont elles embrassent in tige. Nous conclurons done de ces observations:
- que le Nepenthes est certainement une monocotyledone;
- que de toutes les monocotyledones contues, celle dont il approche le plus est l’Abama;
- qu’on ne peut cependant le réunir entièrement A la famille des Joncées, et qu’il conviendra peut-être d’en former un petit groupe à côté d’elle.
Explication de la planche 218
- Fig. A. La Plante en fleur de grandeur naturelle.
- Fig. B. idem en fruit de grandeur naturelle.
- Une fleur de grandeur naturelle.
- La même grossie.
- Une étamine grossie.
- Le pistil grossi.
- La capsule grossie du double.
- Une des valves de la capsule.
- Une graine de grandeur naturelle.
- La même grossie.
- La méme coupée longitudinalement.
Fam. des Joncées. Flor. Fr.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Ahama ossifraga. Flar. fr. 3. p. 171. n. 1852. syn. p. 153. Vill. cat. Straub. 82.
- Antbericum ossifragum. A. foliis ensiformibus, flamentis lanatis. Lin. Spec. 446. excl. Gmel. syn. Flor. Suec. 268. 287. Æd. Dan. t. 42. Mill. Dict. n. 9. Gunn. Nouv. n. 136. Web. Spic. p. 11. Hoffm. germ. 121. Roth. germ. I. 150. II. 392. Wild. Spec. 2. p. 147. Lam. Dict. 1. p. 199. Thor. chlor. Land. p. 128.
- Anchericum ossifragum. A. scapo folioso laxè spicato, filamentis villosis. Lin. Flor. Lapp. 136. Roy. Lugd-b. 45.
- Narthecium. Mœnch. ephem. nov. car. nat. 1742. p. 389. t. 5. Wach. ultr. 303. Gort. gelr. 69.
- Narthecium ossifragam. Huds. angl. 145. Lam. Fl. fr. 3. p. 645. Smith. Fl. brit. 1. p. 368. engl. bot. t. 535. Pers. ench. 1. p. 370.
- Northeciam anthericoides. Hoppe. pl. var. exs. cent. 2.
- Pseudo-Asphodelas palustris anglicus. C. Bauh. pin. 29.
- Asphodelus Lancastriæ. Germ. em. 95. ex Sm.
- Asplodelos luteus palustris. Dod. pempt. 208.
- Asphodelus minimus luteus nearifolius polasteis. Lob. ic. t. 92. f. 1.
- Phalangiam aoglieum palustre iridis folio. Ray. ogm. 375.