水仙属·Narcissus Jonquilla
Narcissus Jonquilla
Narcisse Jonquille
- 中文名
- 水仙属·Narcissus Jonquilla
- 学名
- Narcisse Jonquille
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 159
- 原书页码
- p.159
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 2.28∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Narcisse jonquille:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.6%,叶色 2.6%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 14%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
卢家小妇郁金堂,海燕双栖玳瑁梁。
—— 唐·沈佺期《雜曲歌辭 獨不見》
“卢家小妇郁金堂”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1805 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。图中描绘的是水仙,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 159,对应原书第 159 页,版式为纵幅,整幅以橙黄为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La Jonquille diffère de toutes les autres espèces de Narcisses par ses feuilles demi-cylindriques, a-peu-près en forme d’alène, asses semblables à celles des Jones, d’oi on a tiré son nom. Elle se reconnait encore à la couleur particulière de ses fleurs et à son godet court et en forme de cloche: sa bulbe est alongée, recouverte d’une tunique brune; ses feuilles sont droites, lisses; sa hampe est droite, tendre, sillonnée, un peu anguleuse, terminée par une spathe scarieuse et d’une senle pièce; les fleurs sont portées sur des pédoneules inégaux, le plus souvent dirigées du même côté: dans les individus cultivés, leur nombre varie de deux à sept; dans les individus sauvages, il ne s’y trouve ordinairement que deux à trois fleurs, et quelquefois une seule: ces fleurs sont plus petites que dans les autres Narcisses, mais remarquables par la suavité de leur parfum; leur tube est grêle, cylindrique; leur limbe est à six lanières ovales, presque arrondies, terminées par une petite pointe; leur godet est très-court, légèrement crénele; il offre à son entrée les anthères des trois étamines supérieures, tandis que les trois inférieures sont cachées dans le tube.
Histoire
La Jonquille est indigène des prairies humides de l’Europe méridionale. Clasins dit qu’elle croit spontanément en Espagne, pris de Tolède,1 et entre Cadix et Séville. Linne l’indique aussi comme originaire de l’Orient. En France, elle se trouve aux environs d’Aix en Provence, selon M. Gérard; dans le bas Languedoc, près Montpellier, selon M. Gouan, et a été trouvée sur les Pyrénées, dans les prairies de Gèdres, par M. Ramond: on assure aussi qu’elle est sauvage aux environs d’Abbeville; mais il est probable qu’on y trouve seulement des individas échappés des jardins.
La Jonquille est du petit nombre des plantes indigènes que nous cultivons dans les jardins d’ornement, et elle s’y conserve sans altération an milieu des nombreuses variations que subissent toutes les autres plantes cultivées. Il parait que les soins de l’homme n’ont pu parvenir qu’à augmenter un peu le nombre ordinaire de ses fleurs, et à les faire doubler; encore même on cultive autant de Jonquilles simples que de Jonquilles doubles. Leur mérite consiste dans leur odeur, qui est très-suave lorsquon la respire en plein air ou en petite quantité, mais qui est dangereuse pour les personnes nerveuses, lorsqu’elle a trop d’intensité. On doit éviter de placer des Jonquilles dans les appartements fermés, et surtout dans les chambres à coucher.
Cette plante craint peu le froid, et supporte même les gelées de nos climats. On la plante dans une bonne terre franche sans fumier; mais on remarque qu’au bout de quelques années, elle dépérit lorsqu’on la laisse dans le même terrain; ce qui fait qu’on doit enlever chaque année les oignons, pour les replacer dans de la terre nouvelle.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Narciasus Jonquilla. N. spathâ multillorâ, coronâ campanulatâ brevi, foliis subulatis. Syn. Fl. gall. p. 165. Fl. fr. n. 1983.
- Narcissus-Jonquilla. N. spathâ multiflorâ, nectario hemisphærico crenato, foliis semiteretibus, Lin. Spec. 417. hort. Ups. 75. Mill. Dict. n. 9.
- Narcissus Jonquilla. N. spathâ multiflorâ, nectario campanulato brevi, foliis subulatis. Lin. syst. veg. 263. Lam. Dict. 4. p. 427. Curt. bot. mag. t. 15. Willd. Spec. 2. p. 41. Pers. ench. 350.
- Narcissus Jonquilla. Bull. herb. t. 334.
- Narcissas Jonquilla. N. foliis semiteretibus. Haw. trans. Lin. soc. 5. p. 245.
- Narcissas foliis subulatis, florum nectario brevissimo. Lin. hort. Clff. 134. Roy. Lugd-b. 35. Sauv. monsp. 19.
- Narcissas Juncifolius luteus minor. C. Bauh. pin. 51.
- Narcissus Juncifolius oblongo calice luteus major. C. Bauh. pin. 51.
- Narcissus Juncifolius minor et secundus. Clus. hist. 1. p. 159.
- B. Narcissus pallidos. N. spathâ uniflorâ, tubo calicem subaquante fimbriato. Lam. Dict. 4. p. 424.
- Ell ne croit pas dans l’ile de la Guadeloupe, et c’est part une fausse interprétation de Clusius que ce fait se trouve consigné dans quelques ouvrages.