Ophiostachys Virginica
Ophiostachys de Virginie
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.59 : 1
First Look
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
Mountains and valleys: from afar take their momentum, up close take their texture — the two distances from which any picture is read.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Ophiostachys virginica: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Colchicaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.2% of the sheet against 12.3% of foliage, the cast tending yellow-green — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. A bulb of overlapping fleshy scales gives the lily its Chinese name, 'hundred-fold'; six tepals reflex as the flower opens, around six stamens with long, T-shaped anthers. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 15% of the sheet, centred below centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
更乞两丛香百合,老翁七十尚童心。
—— 宋·陆游《窗前作小土山蓻兰及玉簪最后得香百合并种之戏作》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In the West the white lily is Marian purity, held by the angel of the Annunciation; in China the name sounds like 'a hundred years in harmony', a wedding wish. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Early to high summer, June and July. Temperate north — China, Japan, Europe. Long used in Chinese medicine, lilies were hunted in East Asia by nineteenth-century collectors and transformed European gardens. The year 1814 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
Next time you stand before a flowering plant, give it three minutes: leaf arrangement, direction of the flower, the darkest patch. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
La racine de cette plante est amère, charnue, tubéreuse. vivace. horizontale ou oblique, tronquée par une extrémité, produisant a sa circonférence des radienles capillaires, rameuses, portant vers son cote supérieur quelques empreintes en fossettes, munis d’un rebort saillant, et qui résultent de la chute des tiges des annces precedentes. Cette racine ne produit chaque année gomme tige do centre d’un faisceau de feuilles radicales, etalees en rosette, a lame elliptique, rétrécies en pétiole au-dessous de cette lame, et dilatees, a leur naisance de la racine, en mne membrane blanche. Ces feuilles varient de quatre à onze centimètres de longueur (un pouce et demi à quatre pouces).
La tige est verticale, rarement un peu lesueuse, haute de trois a six decimètres (on a deux pieds), munie de feuilles alternes. sexsiles. ovales-lanceolées.
Cette plante est glabre dans toutes ses parties: ses tiges sont constamment unisexuelles terminées par une srappe unique. Les tiges a Heurs males portent une grappe blanche en fascau, qui ressemble a un spi de gaude, ou resela luteola. Le rachis de cette grappe est d un blane jaunatre comme les lieurs; ces dermteres sont portées par des pédicelles filiformes, dépourvus de bractees a la base. Leur périgone est à six segments linéaires, ouverts en cloile, alternes asee ses eta. mines, dont les filets sont incraas en longueur, plas delies que les pétales. formines chacun par une anthere courte, jaunatre, biloculaire: aucune trace de pistil ne subsiste dans la fleur mâle.
Les pieds femelles portent une grappe lincaire, composée de fleurs moins serées que les flaurs mâles, portées sur des pédicelles plus courts, redressés. Le périgone des fleurs femelles est a six segments lineatres, longs de quatre millimètres et demi (deux ligues), larges d’un millimètre (demi-ligne), peu ouverts. Six flets tres-courts, obtus, sans antheres, sont opposes a ces segments. L’ovair est ovoïde et porte trois styles courts, un peu courbés en dehors et divergents par le sommet, bordés supérieurement par les stigmates, qui sont linéaires. Le Trait est une capsule ovoïde, longue de huit millimètres (trois lignes et demie), à trois loges, qui renferment des graines ovoïdes, imbriquées, bordées par une membrane irrégulière.
Histoire
Cette plante est commune dans les bois un peu découverts, ser le penchant des collines, dans la Caroline do nord et dans la Virginie: elle était caltivée, il y a quelques années, dans le jardin de M. Lemonnier, à Versailles.
Observations
Michaus, dans sa Flora boreali-Americana, a omis de parler de cette plante, qu’il connaissait bien, et qui se trouve dans son herbier d’Amérique, conservé au Muséum d’Histoire naturelle. Nous séparons cette plante du genre Veratrum, parce qu’elle est parfaitement dioique et d’un port tres-dillèrent; elle ne nous a point paru devoir être réunie au Melanthiam, genre dans lequel elle ferait exception autant par sa capanle, qui est simple, non partagée en trois cornes, que par son port et ses grappes dioiques. Nous sommes plutôt d’avis de confondre les genres Melanthon et Veratrum en un seul, parce que leurs capsules ne différent point. Nous avons fait un genre nouveau de l’Ophiostachys, d’après les remarques qui nous avaient été suggérées depuis long-temps par un habile botaniste, M. Richard, professeur à la Faculté de Medecine de Paris.
L’ophiostachys est une des plantes de Caroline, dont la racine est vulgairement appelée, dans ce pays, Serpentaire, Rattle-snake-Root, Gron. Flor. Virg., p. 158. Nous avons dérivé des mots grecs οφις, serpent, et ςαχυς, épi, le nouveau nom Ophiostachys, pour designer cette plante, qui fleurit en épi, et que l’on croit bonne contre la morsure des serpents.
Explication de la planche
A. Pied femelle de l’Ophiostachys.
- Une lleur femelle séparée.
- Fleur femelle, dont les enveloppes sont ôtées.
- La capsule et les graines.
- Pied male de la plante.
- Fleur mâle.
Fam. des Colchicacées. Fl. Franç.—Hexandrie trigynie. Lin.
- Ophiostachys Virginica. O. foliis radicalibus ovatis, nervosis, canle simplici, erecto, monostachyo; laciniis florum linearibus.
- Veratram lutenm. V. racemo simplicissimo, foliis sessilibus. Lin. spec. pl. 1479. Mill. dict. n. 3.
- Veratram luteum. V. racemo simplicissimo, staminibus corollâ longioribus. Willd. spec. pl. 4. p. 897.
- Veratrom caule simplicissimo. Gronov. for. Virg. p. 158.
- Melanthiam dioicam. M. petalis sublinearibus. Walt. flor. Carol. p. 126.