Tradescantia Rosea
Éphémérine Rose
Éphémérine Rose
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 94
- 原书页码
- p.94
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 略纵 1.13∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Tradescantia rosea:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 rosea 意为“蔷薇色、粉红”——先记住这个词的意思,下次见到同名的植物,你会先去看那一处。旧分类按整体亲缘,把它归入 Juncaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 1.0%,叶色 2.4%,主相是红——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 9%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
龙头泻酒客寿杯,主人浅笶红玫瑰。
—— 唐·李商隐《河阳诗》
“龙头泻酒客寿杯”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1804 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是 Tradescantia Rosea,归入灯心草科(Juncaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 94,见第 94 页,版式为纵幅,设色以黄绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante se distingue facilement des autres Ephémérines par ses petites fleurs roses, disposées en un ombelle simple, dont les pédicelles sont plus longs que les feuilles florales: elle est plus petite que la plupart des antres espèces du même genre; sa hauteur totale varie de 1 à 3 décimètres; sa racine est composée d’une toulle de fibres presque simples; sa tige est droite, presque toujours simple, glabre, cylindrique, noueuse à lorigine des feuilles; celles-ci sont éparses, engainantes par leur base; leur gaine est entière, glabre, striée: leur limbe est droit, linéaire, plié en gouttière, un peu charnu, souvent plus long que la tige, cilié vers sa base et à l’origine de la gaine.
Les fleurs sont au nombre de 8 à 1o disposées en une ombelle simple et terminale, portées sur des pédicelles courts, lises, rougeatres: la spathe est formée de deux folioles plus courtes que les fleurs, vertes, inégales; l’une oblongue, obtuso, roulée sur les bords; l’autre plus grande, biforquée au sommet: on trouve encore un rudiment de bractée à la base de chaque pé-dicelle.
La fleur est composée de deux enveloppes soudées par la base; T’une exté-rieure, qui joue le rôle de calice, est à trois divisions ovales, concaves, à peine pointues, d’un vert blanchâtre: lautre, qui a toute l’apparence d’une corolle, est à trois divisions alternes avee les précédentes, ovales, un pen obtuses, finement crénelées et ondulées sur les bords, rayées, couleur de rose, et deux fois plus grandes que les divisions du calice.
Les étamines sont au nombre de six, égales à la longueur des divisions intérieures de la fleur; les flaments sont droits, hérissés vers leur base de poils colorés, lins et cloisonnés; les anthères sont jaunes, droites, arrondies.
ovaire est libre, à pou près globuleux, à trois angles trésobtas; le style est filiforme, égal aux étamines, blane ainsi que lovaire; le stigmate est un peu dilaté, concave, hérissé de petites papilles sur le bord.
La capsule, que je n’ai vu que dans un état de maturité imparfaite, est recouverte pendant sa maturation par les deux enveloppes de la fleur selle est triangulaire, à trois loges, à trois valves, et parait renfermer un petit nombre de graines.
Histoire
Cette jolie espèce d’Ephémérine est originaire de la Caroline méridionale, où elle a été observée par Fraser, Michaux et Bose. Elle croit aussi dans la Géorgie, selon M. Ventenat.
Elle est susceptible d’étre cultivée en pleine terre, pourvu qu’on lui donne asex d’humidité: on la multiplie de boutures et de drageons; elle peut servie à l’ornement des parterres.
Ses fleurs s’épanouissent environ à dix heures du matin, et se ferment à deux heures de l’après-midi, pour ne se rouvrir jamais; on n’en voit jamnis qu’une seule épanouie à la fois, et elles se succèdent de jour en jour, et dans un ordre déterminé: avant la fleuraison, les boutons sont penchés d’un côté; après cette époque, le jeune fruit se penche en sens inverse. Gemode de fleuraison est commun aux deux genres qui composent la petite famille des Commelinées.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle, et dessinée d’après un des plus grands individus.
- Les deux folioles de la spathe.
- Les deux folioles de la spathe.
- La fleur dépouillée de l’enveloppe intérieure.
- Une étamine grossie à la loupe.
- Le pistil grossi à la loupe.
Fam. des Joncs. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Tradescantia rosca. T. erecta, folis gramineis, umbellis ferminalibus paucifloris, involuero diphyllo longioribus. Vent. hort. Cels. n. 24. t. 24.
- Tradescantia rosca. T. foliis gramineis prælongis, pedunculis elongatis umbellatim paucilloris, calyce glabro rosco. Michaux. Fl. bor. amer. 1. p. 193.