Commelina Zanonia
Comméline de Zanoni
Comméline de Zanoni
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1807
- 图版号
- Plate 192
- 原书页码
- p.192
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 略纵 1.24∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Commelina zanonia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Juncaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 8.2%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 25%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
梨花淡白柳深青,柳絮飞时花满城。
—— 宋·苏轼《东栏梨花》
百合无专咏之名篇,姑借梨花之境:同是素白,一在春寒,一在夏暑;白得清冷,是这一路花的共同语气。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1807 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1807 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体为 Commelina Zanonia,在分类体系中列于灯心草科(Juncaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 192,对应原书第 192 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
La tige de cette plante s’élève verticalement à la hauteur de deux pieds en-viron. Elle est simple, glabre, genouillée, feuillée dans en partie supérieure, nue inférieurement, en partie couverte par les gaines des feuilles: celles-ci sont sessiles, engainantes, lancéolées, larges, rétrécies en pointe à leur extré-mité. Elles sont longues de près de trois décimètres, entières sur les bords, marquées de nervures longitudinales, glabres en dessus, garnies en dessous d’un léger duvet. Leurs gaines sont persistantes, lâches, membraneuses, pu-bescentes, marquées de nervures saillantes et ciliées sur les bords. Elles se fendent en vieillissant.
Le long de la tige, et de distance en distance, naissent des pédoncules soli-taires, opposés aux feuilles, dont ils atteignent la longueur, cylindriques, et présentant, dans leur partie moyenne, une sorte d’articulation, qu’enveloppe une foliole pointue roulée en forme de gaine. Leur base est renfermée dans une gaine particulière, membraneuse et tronquée à son extrémité. Leur sommet est terminé par un groupe de sept à huit fleurs blanches et petites, au-dessous desquelles est une collerette formée de deux folioles ovales, rétrécies en pointe à leur extrémité et recourbées en dessous. Les pédicelles qui supportent les fleurs sont très-courts, inégaux, un peu renflés à leur extrémité et séparés par des écailles scarieuses; ils sont redressés pendant la floraison, mais se renversent lorsqu’elle est finie.
Les divisions du périgone sont disposées sur deux rangs bien distinets; les trois extérieures sont en forme de calice, ovales, aigués, concaves et persis-tantes; les trois intérieures, que l’on peut considérer comme la véritable co-rolle, sont blanches ou bleuâtres, un peu plus longues que les folioles du ca-lice, ovales, aigués et ondulées sur les bords.
Les étamines sont au nombre de sis, égales en longueur à la corolle; les filaments sont droits et glabres (velus dans le milieu, suivant Swartz); les anthères sont doubles et uniformes.
L’ovaire est oblong, triangulaire et supère; le style qui le surmonte est égal en longueur aux étamines, et terminé par un stigmate en forme de tête et fendu en trois.
Le fruit est une baie oblongue, à trois côtés, à trois loges, placée obliquement sur le pédicelle, et acquérant, par la maturité, une couleur pourpre noirâtre.
Histoire
La Comméline de Zanoni habite dans les forêts de la Guyane et de la partie méridionale de la Jamaïque. On la cultive dans les serres chaudes, où elle fleurit en hiver.
Observations
Cette plante, que Linné avait réunie aux Commélines, et que Swartz a ensuite reportée au genre éphémérine, se distingue de l’un et l’autre genre, par ses fruits en baie, et mérite d’en former un particulier. Plumier avait fait ce genre sous le nom de Zanonia, et dernièrement il a été rétabli par Cramer: mais, si on l’adopte, il faudra renoncer au nom de Zanonia, que Linné a appliqué à des plantes fort dillérentes.
Fam. des Joncs. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Commelina zanonia. C. erecta foliis lato-lanceolatis, pedunculis lateralibus solitaris medio geniculatis multifloris, bracteis geminis.
- Tradescantia zanonia. Swartz, prod. 57. Fl. ind. occid. 1. p. 604. Willd. 2. p. 17. Pers. enchir. 1. 347.
- Zanonia bibracteata. Cram. Eumer. p. 75. (ex Pers.)
- Commelina zanonia. C. corollis æqualibus, pedunculis incrassatis, foliis lancolatis, vaginis laxis margine hirsutis, bracteis geminis. Lin. spec. pl. 61. Lam. Dict. 2. p. 68.
- Commelina erecta major simples, floribus conglomeratis pedunculo longiori insidentibus. Brown. Jam. 125. № 1.
- Zanonia graminea perfoliata. Plum. gen. 38.
- Periclimenum rectum herbaceum Gentianæ folio, folii pediculo caulem ambiente. Sloan. Jam. 115. hist. 1. p. 243. t. 147. f. 1.