切叶蜂属
Commelina Periscariæfolia
Comméline a Feuilles de Persicaire
- 中文名
- 切叶蜂属
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 472
- 原书页码
- p.472
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.64∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名缺席时,画面本身就是唯一的证据。旧分类按整体亲缘,把它归入 Juncaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。中文名“切叶蜂属”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.0%,叶色 13.3%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 16%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
故乡寒食荼醾发,百合香浓邸舍深。
—— 宋·宋祁《山橙花》
“故乡寒食荼醾发”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1814 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。画面主体是切叶蜂(Commelina Periscariæfolia),归入灯心草科(Juncaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 472,见第 472 页,版式为纵幅,设色以黄绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Les feuilles lancéoléesaigues de cette Comméline, ses tiges droites, nonenses et passées dans des gaines ciliées, lui donnent, quant au port, lorsqu’elle n’est point en fleur, quelque ressemblance avec le Polygonum persicaria.
Les tiges lisses, cylindriques, presque simples, sélèvent verticalement à la hauteur d’environ quarantebuit centimitres (quinze à dis-huit pouces), étant senlement un peu courbées à sa base, qui produit peu de rameaux courts. Les feuilles situées à la partie moyenne de la tige sont ouvertes presque horizonta-lement; les inférieures, réfléchies. La lame des feuilles est ovale-lancéolée, a plusieurs côtes ou nervares paraltéles; elle se rétrécit en une espèce de pétiole court par sa hase, et s’allonge en pointe à son sommet; cette lame, longue de onze centimètres (quatre pouces), et large de vingtsept millimètres (un pouce). nait d’une gaine tubuleuse tres-peu échanerée au sommet; l’ouverture de la gaine est bordée de cils brans, droits, qui aboutissent à une ligne cotonneuse, dirigée du sommet à la base de la gaine, sur le côté opposé à celai qui produit la lame de la feuille.
Les fleurs sont produites par le sommet des tiges; elles naissent par plusieurs faisceaus, a chacun desquels appartient une spathe cordiforme, pliée longitu dinalement en dessus et formant la carène en dessous. Ces fleurs, portées par de courts pédicelles qui ne dépassent point la spathe.
Le périgone est à six divisions, dont trois estérieures vertes, petites, ovales, concaves, tiennent lieu de calice; trois autres divisions intérieures sont minces, pétaloides, d’un bleu clair ou lilas, arrondies, portées chacune sar un onglet court, principalement marqué dans celles de ces divisions qui sont placées au côté supérieur de la fleur.
Les étamines sont plus courtes que les divixions pétaloïdes du périgone. Trois filaments fertiles, terminés par des anthères ovoïdes, surpassent en longueus les trois autres filaments stériles, dont les sommets sont bilobes.
L’ovaire est un petit corps verdätre, ovoide, a trois sillons et à trois faces arrondies; il produit un style gréle un peu courbé, de la même longueur que les filaments fertiles des étamines.
Observations
Le Commelina persicariæfolia tient le milien entre les Commelina mollis et longicaulis de Jacquin, qui diffèrent par leurs pédicelles filiformes plas longs que les spathes, et par les onglets très-saillants des divisions pétaloïdes de leur périgone.
Le Commelina persicariæfolia folio est droit, rameux seulement par sa base; ses feuilles sont d’an vert pale, un peu jaunatres en dessous. Nous ignorons quel est le lieu natal de cette plante; elle a fleuri une seule fois, en automne, au Jardin du Muséum d’Histoire naturelle. Plusieurs pieds, qui avaient été mis en pleine terre, ont très-bien végété jusqu’à l’approche des gelées.
Fam. des Joncs. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Commelina persicariæfolia. C. corollis sub-æqualibus; caule erecto, basi vix ramoso; foliis voato-lanceolatis, acutis, in petiolum angustatis; vaginis tubulosis, apise barbatis; pedunculis involucro brevioribus.