Commelina Rubens
Comméline Rougeatre
Comméline Rougeatre
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 367
- 原书页码
- p.367
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.57∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Commelina rubens:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Juncaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.8%,叶色 10.5%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 15%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
更乞两丛香百合,老翁七十尚童心。
—— 宋·陆游《窗前作小土山蓻兰及玉簪最后得香百合并种之戏作》
“更乞两丛香百合”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1812 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是 Commelina Rubens,归入灯心草科(Juncaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 367,见第 367 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Les espèces qui composent le genre Comméline étant très-nombreuses, mal caractérisées, et en général très-imparfaitement décrites, il est souvent fort diflicile de les déterminer et de reconnaitre si elles ont été déjà indiquées dans les ouvrages des botanistes, ou si elles sont entièrement nouvelles. Nous pensons, mais sans en avoir de certitude, que celle dont nous allons donner la description est dans ce dernier cas. Si nous venons à nous apercevoir que nous nous soyons trompés à cet égard, nous nous empresserons de relever notre erreur.
Les tiges de notre plante sont couchées dans le bas, plus ou moins redressées dans le haut, rameuses, comme articulées, rouges, hérissées de poils nom-breux, un peu roides. La moitié environ de chacun des intervalles compris entre les articulations est couverte par les gaines des feuilles.
Les feuilles sont lancéolées, rétrécies à la base, aigués, à peu près glabres en dessus, pubescentes en dessous, un peu crépues ou ondulées sur les bords, auprès de leur extrémité. Leur gaine est entière ou fendue latéralement, rouge, hérissée de poils courts et nombreus, ciliée sur le bord.
Les fleurs sont disposées en faisceaux ou ombelles terminales, que supportent des pédoncules très-courts. Chacune de ces ombelles est formée de trois ou quatre fleurs, et entourée d’une spathe foliacée, en forme de cœur, pliée en carène le long de la nervure moyenne. Les pédicelles sont longs de einq millimètres environ, assez épais. La partie du pédoncule commun, qui est renfermée dans la spathe, a près d’un centimètre.
Le périgone est à six divisions profondes, dont trois extérieures sont verda-tres, et ont l’apparence d’un calice, tandis que les autres sont bleues, et peuvent étre considérées comme la corolle. Les trois premières sont petites, ovales, concaves. La supérieure est un peu plus étroite que les autres. Les trois intérieures sont beaucoup plus grandes, en forme d’as-de-pique, plus larges que longues, un peu ondulées sur les bords. Les deux supérieures sont portées par un onglet long de quatre ou cinq millimètres. L’inférieure est presque sessile.
Les trois étamines inférieures sont fertiles, presque droites, à peu près aussi longues que le périgone. Leurs filaments sont bleuatres, en forme de soies. Ils supportent des anthères jaunes, ovales, dont la moyenne ou inférieure est échancrée et comme fourchue à la base. Les filaments des étamines stériles sont plus courts et beaucoup plus grêles. Les corps jaunes qui les surmontent sont composés de deux petites masses oblongues, arquées, réunies auprès de leur estrémité, la plus grêle par une branche transversale.
Lovaire est ovale-triangulaire, d’un vert pale, surmonté par un style bleuâ-tre, filiforme. Le stigmate est petit, en forme de tête, à trois lobes.
Nous n’avons pas vu le fruit.
Histoire
La Comméline rougeâtre est cultivée dans les serres et dans les couches du Jardin du Muséum d’Histoire naturelle. Nous ignorons quelle est sa patrie.
Elle fleurit au mois d’aout.
Fam. des Joncs. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Commelina rubens. C. corollis inæqualibus, caulibus procumbentibus hispidis, foliis lanceolatis infernè pubescentibus, vaginis hispidis, involucris cordatis plicatis, pedunculis brevissimis.